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Nouvelles canadiennes

« Vieillir seule, sans mon enfant, ça me fait peur » : la mère d’un motard tué par un policier se confie sur le procès

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«Vieillir seule, sans mon enfant, me fait peur», a déclaré avec émotion Marlène Drolet, la mère du motocycliste tué en 2015 par la policière du SPVQ Isabelle Morin. Acquittée lors de son premier procès puis reconnue coupable au deuxième, la patrouilleuse a vu mardi la Couronne suggérer une peine de prison de 15 à 18 mois.

• Lire aussi : La policière du SPVQ Isabelle Morin coupable de conduite dangereuse causant la mort

Marlène Drolet a perdu son fils unique, Jessy, en septembre 2015.


Marlène Drolet, mère de Jessy Drolet.  L'homme a été tué par Isabelle Morin, une policière coupable de conduite dangereuse ayant causé la mort.

Jessy Drolet

Photo Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUÉBEC

Huit ans plus tard, âgée de 73 ans, la femme arpente toujours les couloirs du palais de justice de Québec en attendant l’issue de cette affaire très médiatisée.

Mais entre ses visites au tribunal, Mmoi Drolet n’a vu que sortir de sa tête les images de la moto détruite de son fils ou encore celles de sa chaussure, catapultée sur la route après le choc.


Marlène Drolet, mère de Jessy Drolet.  L'homme a été tué par Isabelle Morin, une policière coupable de conduite dangereuse ayant causé la mort.

Photo d’archives, Steve Poulin

« Je m’occupe toujours, je m’occupe du chalet de mon frère, je monte toujours sur le toit pour pelleter la neige, je travaille jusqu’à avoir mal, parce que je ne veux pas croire qu’il est mort, mon garçon, je ne le fais pas Je veux y réfléchir », a témoigné la dame lors des observations de détermination de la peine mardi.

Sans partenaire et sans son fils unique, Marlène Drolet se bat depuis huit ans contre la montre, qui la rattrape forcément.

« Je me suis teint les cheveux, j’essaie de paraître plus jeune parce que j’ai peur de vieillir seule. Vieillir seule, sans mon enfant, ça me fait peur », confie courageusement la femme.

« J’ai de l’empathie pour elle »

De l’autre côté, Isabelle Morin.

Au volant de son auto-patrouille, la policière a effectué un virage à gauche entre les cônes d’une zone de travaux sur l’autoroute des Laurentides le soir du 10 septembre 2015 afin d’aller en sens inverse, coupant ainsi le chemin de Jessy. moto Drolet. L’impact était inévitable, a conclu le juge Frank D’Amours dans son jugement sur la culpabilité.


Marlène Drolet, mère de Jessy Drolet.  L'homme a été tué par Isabelle Morin, une policière coupable de conduite dangereuse ayant causé la mort.

Isabelle Morin, policière coupable de conduite dangereuse ayant causé la mort, lors des observations sur la peine au palais de justice de Québec le 3 octobre 2023. Crédit : Pierre-Paul Biron, Journal de Québec

Crédit photo : Pierre-Paul Biron, Journal de Québec

Évidemment, le policier aurait souhaité que les choses se passent différemment, a-t-elle rappelé mardi.

Acquittée lors d’un premier procès, elle a raconté son quotidien depuis ce jour fatidique. Elle doit notamment s’occuper de sa mère, atteinte de la maladie d’Alzheimer.

À chaque visite, elle dit avoir une pensée pour la mère de Jessy Drolet.

« Chaque jour, je pense à M.moi Drolet, parce qu’elle ne pourra pas avoir le soutien que j’apporte à ma mère. J’ai de l’empathie pour elle. Je n’aurais jamais voulu que cet événement se produise», a témoigné Isabelle Morin, la voix étouffée par un sanglot.

« Il y a eu une sorte de fusion en termes de conséquences, sous des angles très différents », a analysé l’avocat de la policière, M.e Maxime Roy, faisant référence au fait que les deux femmes doivent encore aujourd’hui prendre des médicaments pour vivre avec les conséquences du drame.

Des positions divergentes

Malgré les efforts pour en arriver à une proposition commune, les deux parties avaient des visions divergentes sur la façon dont Isabelle Morin devrait purger sa peine.

Le procureur de la Couronne, M.e Guy Loisel, a suggéré au juge D’Amours l’imposition d’une peine de prison de 15 à 18 mois. Il suggère également que le tribunal interdise à l’accusé de conduire pendant trois ans.

En défense, Me Maxime Roy a de son côté plaidé pour une peine communautaire de 9 mois, accompagnée d’une interdiction de conduire de « deux à trois ans ».

« Isabelle Morin doit être punie, mais la question est de savoir comment et dans quelle mesure. La vengeance ne ramènerait pas M. Drolet et n’empêchera malheureusement pas sa mère de vieillir seule», a soutenu M. Drolet.e Roy.

Le juge D’Amours a pris la décision en délibéré, la sentence devant être prononcée en janvier prochain. L’affaire avance également devant la cour d’appel, la défense ayant contesté le verdict de culpabilité rendu en décembre 2022.

Huit ans depuis la tragédie

10 septembre 2015

L’accident, survenu dans une zone de travaux sur l’autoroute des Laurentides, a coûté la vie à Jessy Drolet, 38 ans.

12 avril 2016

Une accusation de conduite dangereuse ayant causé la mort est déposée contre la policière du SPVQ Isabelle Morin

14 mai 2018

Ouverture du premier procès de la policière

30 octobre 2018

Un verdict d’acquittement est prononcé par le juge Pierre Rousseau

21 novembre 2018

La Couronne fait appel du verdict

13 mars 2021

La Cour d’appel ordonne un nouveau procès pour la policière

14 mars 2022

Ouverture du deuxième procès

19 décembre 2022

Le juge Frank D’amours déclare Isabelle Morin coupable de conduite dangereuse ayant causé la mort de Jessy Drolet

17 janvier 2023

Isabelle Morin en appelle de la décision du juge D’Amours

3 octobre 2023

La Couronne demande 15 à 18 mois de détention. La défense estime qu’une peine de 9 mois dans la communauté serait appropriée.

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