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Une première grève en 25 ans : les blocs opératoires du Québec doivent réduire leurs horaires

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Les professionnels de santé, parmi lesquels des infirmiers, des infirmiers auxiliaires et des inhalothérapeutes, sont descendus dans la rue mercredi matin pour la première fois depuis 25 ans pour une grève de 48 heures afin de dénoncer leurs conditions de travail.

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Au total, près de 4 600 professionnels, membres du Syndicat interprofessionnel du CHU de Québec (SICHU) sont concernés. C’est la première fois en 25 ans qu’ils exercent leur droit de grève dans le cadre des négociations pour le renouvellement de leur convention collective.

Des lignes de piquetage ont été dressées devant les cinq centres hospitaliers du CHU de Québec.

Dans la région de Québec, près de 4 600 travailleurs de la santé sont en grève. Ils tournent afin de maintenir les services essentiels.

Diane Tremblay

« Il y a des augmentations de salaire, mais il y a aussi des conditions de travail. Ils veulent nous mobiliser d’un centre hospitalier à un autre. Ils pensent que ce qu’on fait à l’hôpital est la même chose partout, alors que ce n’est pas le cas. Nous avons différentes manières de travailler. Si demain matin on m’envoie chez l’Enfant Jésus pour une neurochirurgie, je n’en ai jamais eu. Pour essayer de combler partout, ils pourraient nous envoyer sur n’importe quel site et nous proposer des postes de 16 heures au tarif simple. Ça aussi, 16 heures de travail, ça peut devenir dangereux pour les patients», partage Julie Saint-Pierre, infirmière clinicienne au bloc opératoire de l’Hôtel-Dieu de Québec.

Cette dernière estime qu’elle et ses collègues ont l’opinion publique de leur côté.

« C’est important d’avoir une relève. Si la population veut être soignée, si on veut que le personnel prenne le relais, il faut que ce soit attractif. Nous serons là jusqu’à la fin. Le moral des troupes est très bon. Nous sommes décidés», a déclaré Caroline Chabot, infirmière en hémodialyse.

Les membres du SICHU se joignent ainsi au vaste mouvement national qui regroupe environ 80 000 travailleurs de la santé à travers le Québec.

Offres du gouvernement

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ, dont ils font partie, réclame une meilleure offre que l’augmentation salariale de 10,3 % sur cinq ans proposée par le gouvernement.

« Cela n’avance pas aux tables de négociation. Nous sommes encore à des années lumières de nous entendre. Les professionnels de santé sont fatigués. (…) Notre monde est surmené. Nous tenons à bout de bras le réseau qui s’effondre. (…) Ce que fait le gouvernement, c’est nous envoyer vers le secteur privé et s’en débarrasser», a dénoncé Nancy Hogan, présidente du SICHU.


Les professionnelles en soins des cinq hôpitaux universitaires de Québec ont entamé mercredi matin leur grève de 48 heures, comme ici à L'Hôtel-Dieu, sur la Côte du Palais.

Nancy Hogan, présidente du Syndicat interprofessionnel du CHU de Québec (SICHU).

Diane Tremblay

La FIQ a annoncé deux autres journées de grève, les 23 et 24 novembre.

Jeu de bras de fer

À l’Assemblée nationale, la présidente du Conseil du Trésor, Sonia Lebel, a réitéré mercredi que la priorité de cette négociation devrait être de revoir l’organisation du travail, « pour que les employés aient une meilleure prévisibilité » et de maintenir les jeunes enseignants en poste. marché.

« Il s’agit du quatrième dossier du gouvernement. La proposition du 29 octobre est sérieuse, il faut donc y travailler. Et les syndicats doivent me répondre», s’est dit impatiemment le ministre.

Même pendant les grèves, les services essentiels doivent maintenir un niveau de soins pour assurer la santé et la sécurité du public.

–Avec la collaboration de Gabriel Côté

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