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Nouvelles canadiennes

Une 34e Nuit des sans-abri sur fond de crise du logement

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Élus, organismes communautaires, personnes sans abri et citoyens ordinaires ont participé vendredi à la 34e Nuit des sans-abri. L’événement, tenu dans une cinquantaine de villes à travers le Québec, visait non seulement à sensibiliser à la réalité des personnes en situation d’itinérance, mais aussi à souligner l’urgence d’investir dans la construction de logements sociaux.

À un moment donné, cela prend de la place… Où va-t-on le mettre, le monde ? On ne peut pas les euthanasier ! a déclaré, en marge de l’événement, Guylain Levasseur, un ancien pensionnaire du camp Notre-Dame, à Montréal.

Car outre la multiplication des problèmes de toxicomanie et de santé mentale, la rareté des logements, y compris sociaux et abordables, fait qu’il devient plus difficile pour les organisations humanitaires d’autoriser les sans-abri de sortir de la rue.

Pour Julie Grenier, porte-parole du Mouvement pour mettre fin à l’itinérance, ces deux crises sont effectivement indissociables. Nous sommes dans une crise des sans-abri, mais aussi dans une crise du logementa-t-elle déclaré lors de son apparition dans l’émission 24•60, Vendredi soir.

Selon Mme Grenier, les organismes d’aide sont également à bout de souffle, mais pas à bout d’imagination pour trouver des solutions.

Ils ont besoin de continuité ; ils accueillent les gens en urgence, mais ils doivent pouvoir les héberger. On sait faire ça, mais malheureusement, il y a moins de logements.

Toujours selon Mme Grenier, c’est un défi de système, de concertation des moyens. Nous pouvons ouvrir des lieux d’urgence autant que nous le souhaitonsmais il faut ensuite pouvoir aider les personnes en situation d’itinérance afin qu’elles puissent se débarrasser de ce statut.

Il faut de la tolérance, mais aussi de la volonté, du côté municipal et gouvernemental.a soutenu M. Levasseur.

Aide gouvernementale

Compte tenu de l’ampleur des besoins, un coup de main sera-t-il offert par Québec ? Le ministre responsable des Services sociaux, Lionel Carmant, était présent vendredi soir et a laissé entendre que la mise à jour économique promise pour le 7 novembre pourrait contenir de bonnes nouvelles en matière de logement social.

Ce que nous voulons vraiment, c’est qu’il y ait plus de logements ; nous l’avons mis dans notre plan (de lutte contre) le sans-abrisme. La transition, avec un logement encadré, est un élément essentiel de notre plan, et nous travaillerons avec (la ministre du Logement, France-Élaine) Duranceau» a déclaré M. Carmant.

Il faut accélérer les résultats et les moyens, a ajouté Mme Grenier. Nous voulons sortir les gens de la rue, mais nous voulons aussi éviter d’en faire venir d’autres.

Ce dernier a également souligné qu’il fallait démontrer tolérance et sensibilité envers les autresd’autant plus que la crise des sans-abri n’a cessé de s’aggraver ces dernières années, notamment en raison de l’impact de la pandémie.

On voit parfois des gens qui ont peur de voir arriver sur leur territoire des organisations qui travaillent avec les personnes les plus exclues.» a convenu Annie Savage, directrice du Réseau de soutien aux personnes célibataires et sans-abri de Montréal.

Cela génère des tensions ; Ce que cela dit en gros, c’est que nous devons nous parler davantage.elle a ajouté.

Et pour Julie Grenier, l’ampleur actuelle de la crise pourrait ironiquement contribuer à la résoudre plus rapidement.

Je pense que le phénomène qui aide, malheureusement, c’est le fait que la crise s’est propagée ailleurs qu’à Montréal. (…) Cela devient une crise sociale majeure, qui pourrait être prometteuse pour l’avenir.

De 2018 à 2022, le nombre de personnes en situation d’itinérance a doublé au Québec, passant de 5 000 à 10 000 individus recensés, dont la moitié serait à Montréal.

Avec les informations de Rafaëlle Drouin et Jacob Côté

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