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Nouvelles canadiennes

Un nouveau Shankaracharya

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Depuis plusieurs semaines, nous attendions son retour à Bénarès où il vivait sans interruption depuis quarante ans. Pourtant, après la mort en septembre 2022 de l’une des autorités majeures de l’hindouisme orthodoxe, Swami Swarupananda Saraswati, le Shankaracharya de Dwarka (ouest) et Jyothishpeet (nord), on savait que sa vie avait définitivement changé. Juste après les rites funéraires de son maître, il reçut de ses pairs la consécration qui fit de lui son successeur en titre.

Une fois les cérémonies terminées dans son ancien siège himalayen, il retourna brièvement dans la ville sainte de Bénarès. Très vite, je me rends à l’école védique qu’il dirigeait depuis longtemps au bord du Gange. En cheminant parmi ses disciples, je l’ai enfin vu sur son trône d’or. Le chant des Vedas résonnait et rendait l’atmosphère encore plus solennelle, rappelant que le moine vêtu d’un simple tissu safran était l’héritier spirituel d’Adi Shankara (788-820), le grand réformateur de l’hindouisme qui fonda quatre monastères chargés d’assurer la transmission des Védas.

Lorsqu’il m’a reconnu parmi ses fidèles, Swami Avimukteshwarananda m’a regardé avec son regard intense caractéristique et m’a souri. Il demanda à un de ses domestiques de me donner une des guirlandes de fleurs qu’il venait de recevoir. Une marque de confiance touchante comme celle qu’il m’a accordée en 2019 lorsqu’il m’a invité à participer en tant que seul chrétien à un conseil d’éminents sages et érudits hindous – une expérience inoubliable !

A 54 ans, la mission de Swamiji est désormais de guider ceux qui appartiennent à la tradition distinguée du Shankara, la plus célèbre de l’hindouisme. Dès son plus jeune âge, le nouveau pontife est initié aux mystères de sa religion. Encore enfant, il apprend les Védas à Bénarès avant de poursuivre ses études de sanskrit. A cette époque, il a la grâce de rencontrer Swami Karpatri (1907-1982), éminent théologien de l’hindouisme. Swami Swarupananda (1924-2022), alors Shankaracharya, remarqua ce brillant élève et le prit sous son aile. En 2000, il lui confère l’initiation monastique au sannyasa (renonciation au monde) et le charge de la formation des jeunes brahmanes.

Aujourd’hui, le rôle spirituel de Swami Avimukteshwarananda l’amènera à parcourir constamment les routes de l’Inde – notamment du nord – pour instruire les fidèles et veiller sur les institutions religieuses dont il a la charge. Au cœur d’une vie trépidante, il maintiendra son quotidien austère de moine : prières, jeûnes et longues périodes de silence à l’aube et au crépuscule afin de faire face aux heures d’audience épuisantes qu’il accorde chaque jour aux foules. innombrable. Dans un pays où religion et politique s’entremêlent si souvent dangereusement, Swamiji, qui n’a jamais reculé devant les batailles d’idées et la résistance passive, continuera de s’engager courageusement, au milieu des convulsions du temps présent, pour défendre l’intégrité du Sanatana. Le Dharma – la religion éternelle, autre nom de l’hindouisme – et partage largement son inestimable héritage spirituel capable d’élever le monde entier.

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