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Science et technologie

Un cours de recherche dès le baccalauréat

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Ce texte fait partie du cahier spécial Enseignement supérieur

Dès le baccalauréat, les étudiants de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) peuvent opter pour un parcours recherche, habituellement réservé aux cycles supérieurs. Chaque année, ceux qui le souhaitent peuvent bénéficier de trois stages au cours desquels ils réalisent un projet scientifique de A à Z.

Au-delà d’une simple introduction à la recherche, les étudiants qui choisissent cette voie accumulent un total de neuf crédits répartis dans trois cours distincts. Les scientifiques en herbe peuvent rédiger une microthèse, faire des exercices de synthèse et effectuer un stage professionnel. Le cours vise à soutenir les étudiants et à les considérer comme des chercheurs en formation dès leur première année universitaire, explique Piero Calosi, professeur de physiologie évolutive et biologie des changements globaux au Département de biologie, chimie et géographie de l’UQAR.

« Notre objectif est de mener à bien la réalisation d’un projet scientifique pour développer une idée originale. Ils réalisent une expérience, un plan d’observation, vont collecter les données, les analyser et rédiger un article en rapport avec les découvertes », explique-t-il.

Un projet commun cette année

Bien que le programme puisse accueillir jusqu’à six étudiants par an, quatre d’entre eux travaillent de manière complémentaire sur le même projet cette année. Ils étudient le comportement des oursins lorsque la salinité du Saint-Laurent diminue. Celles-ci sont causées par les perturbations des précipitations et de la neige causées par le changement climatique et les inondations côtières.

Cet été, les participants au cours ont procédé à une revue de littérature et identifié leurs questions afin de les transformer en propositions de recherche. « Après, ils l’ont monté pour qu’il y ait un projet plus vaste », explique M. Calosi à propos des étudiants en biologie, spécialisation en sciences marines, qui participent à l’initiative.

Un premier étudiant spécialisé dans la caractérisation de la physiologie des oursins. Un autre s’intéresse à la capacité de ces animaux à adhérer au rocher grâce à leurs ventouses, malgré la force des vagues, d’une part, et à parvenir à se redresser une fois délogés. Un troisième analyse le régime alimentaire de cette espèce.

Un étudiant du DESS en gestion de la faune et des habitats s’est également joint au trio. «Ils font des erreurs, mais c’est par cette expérience qu’ils apprennent réellement à comprendre la démarche scientifique et à la maîtriser», souligne le professeur. Il ajoute qu’une série de chercheurs les aident et les encadrent.

Préparer les étudiants plus tôt

D’origine italienne, M. Calosi, de son propre aveu, aurait aimé pouvoir mener des recherches plus tôt dans sa vie. « Je trouve beau, en tant que superviseur, de pouvoir accompagner les étudiants dans ce processus. Et de les traiter comme des scientifiques en formation. Ils ont des idées incroyables», dit-il.

Un cours d’introduction à la recherche existe déjà depuis plusieurs années à l’UQAR. Quelques années après son arrivée au Québec en 2014, M. Pelosi et ses collègues ont poussé le concept plus loin en créant un cours complet. « Il y a plusieurs étudiants qui ont pu le suivre et qui s’épanouissent grâce à lui. Ils obtiennent leur diplôme et sont capables de rédiger des projets de maîtrise, d’obtenir des bourses et de poursuivre leurs études à l’UQAR ou ailleurs. Cela leur donne une chance supplémentaire de réussir », argumente le professeur.

Selon lui, ce parcours permet aux étudiants de comprendre beaucoup plus rapidement les fondements de la démarche scientifique. Situé à Mont-Joli, en bordure de l’estuaire du Saint-Laurent, l’Institut Maurice-Lamontagne encadre les étudiants et les accompagne dans différentes étapes de leur parcours, précise M. Calosi. Plusieurs enseignants collaborent également de façon régulière avec l’IMP et d’autres établissements de Pêches et Océans Canada, a-t-il ajouté.

« Et honnêtement, il n’est jamais assez tôt pour démarrer ce processus et développer de meilleures connaissances scientifiques. » Nous pouvons vraiment aller loin pour trouver des solutions aux problèmes de société », estime-t-il.

Les étudiants en biologie ne sont pas les seuls à pouvoir réaliser ce parcours de recherche. Ceux en géographie et en chimie ont également cette option. « Nous sommes 24 ou 25 enseignants », évalue M. Calosi.

Défis et apprentissages

Les étudiants du premier cycle qui poursuivent ce cursus bénéficient d’un plus grand soutien que les étudiants des cycles supérieurs entreprenant des initiatives similaires. «C’est comme si on les faisait sauter directement dans le côté le plus profond de la piscine, mais soutenus par un gilet de sauvetage», explique Calosi.

Le fait de poursuivre un cursus recherche dès le baccalauréat leur donne plus de techniques s’ils poursuivent leurs études au niveau master. « Si on l’a fait une fois dans un environnement un peu plus protégé, c’est plus facile de se lancer et d’avoir moins peur, d’avoir plus confiance en ses capacités », estime-t-il. Ils trouvent non seulement plus facile de continuer, mais aussi plus d’outils pour s’épanouir. »

La recherche collégiale récompensée

Ce contenu a été produit par l’équipe des publications spéciales de Devoir, relatif au marketing. L’écriture du Devoir n’y a pas participé.

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