Jannah Theme License is not validated, Go to the theme options page to validate the license, You need a single license for each domain name.
Entreprise

Un changement de carrière si le métro de Montréal ferme à 23h ?

[ad_1]

Le scénario d’une fermeture du métro de Montréal à 23 heures, redouté en raison d’un financement provincial jugé insuffisant, commence à semer l’inquiétude chez certains citoyens.

Anne-Marie Paquette est technologue en imagerie médicale au CHU Sainte-Justine. Le Verdunois prend le métro pour se rendre au travail et en revenir. Actuellement, elle travaille en alternance sur des quarts de jour et des quarts de soir, ces derniers se terminant vers minuit.

Avec la fermeture du métro à 23 heures, qui pourrait être causée par les déficits des entreprises de transport en commun de la grande région de Montréal, il lui serait impossible de rentrer chez elle en transport en commun. «C’est définitivement une source d’inquiétude. J’espère sincèrement que nous n’y irons pas. Il va falloir que je me remette en question », confie-t-elle à Devoir.

Sans métro, ses options sont limitées. En plus de son abonnement mensuel de la Régie régionale métropolitaine de transport, qui lui donne accès au métro de Montréal, elle paie un abonnement à Communauto afin de compenser les interruptions de service qui pourraient prolonger son temps de transit. En revanche, elle voit cet abonnement comme une « mesure exceptionnelle » et affirme prendre le métro « 99 % du temps ». «Parfois, je l’utilisais pour rentrer à la maison», dit-elle. Mais je me dis que si le métro ferme (à 23 heures), je ne serai probablement pas le seul à me rabattre sur Communauto. Et il peut arriver plusieurs soirs qu’il n’y ait plus de voiture et que je sois obligé de prendre un taxi. »

Un tel trajet en taxi coûterait trop cher à long terme, ajoute-t-elle. Et même utiliser le service de covoiturage à plusieurs reprises pourrait s’avérer coûteux. « Si je prends Communauto, ça me coûte une dizaine de dollars. Donc, chaque jour où je travaille le soir, je devrais payer 10 $ pour rentrer chez moi, 10 $ de plus que si je pouvais simplement prendre le métro. »

A terme, si le métro devait fermer ses portes plus tôt, Mmoi Paquette s’interrogerait aussi sur l’avenir de son environnement : à Montréal, dans le réseau public de santé, où les horaires sont très souvent atypiques et où il y a une importante pénurie de main-d’œuvre, une grande partie du personnel utilise le transport en commun pour se rendre au travail. «Je pourrais prendre la décision d’aller travailler dans une clinique privée pour avoir des horaires plus avantageux», affirme-t-elle au bout du fil, non sans une pointe de résignation.

En réponse au refus du gouvernement Legault d’assumer 75 % des coûts demandés par les municipalités pour remédier aux déficits des entreprises de transport, une manifestation en faveur du transport collectif doit avoir lieu le 19 novembre.

« Si nous voulons moins de voitures dans nos villes, nous devons proposer des alternatives. Et quand il n’y en aura pas, les gens se sentiront obligés de prendre leur voiture», explique Mathieu Murphy-Perron, cofondateur du collectif Vélorution Montréal, qui milite pour que l’automobile prenne moins de place sur les routes de Montréal. « Les transports en commun sont nécessaires pour une ville viable (…), moins encombrée, moins polluante. »

A voir en vidéo



[ad_2]

Gn Ca bus

Back to top button