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Santé

UFC Que Choisir : sommes-nous devenus plus sensibles aux virus ?

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Marre d’être malade ! Cet hiver 2022-2023 a été marqué par une hausse des infections. Pour l’expliquer, certains parlent de « dette immunitaire ». Si les spécialistes rejettent l’idée d’un affaiblissement individuel de notre système, il y a bel et bien un manque d’immunité collective.

Comme de nombreux pays, la France a connu cet hiver une triple épidémie de bronchiolite, de grippe et de Covid. Pour certains, les virus s’en donneraient à cœur joie en raison d’une « dette immunitaire ». Ce terme est utilisé pour la première fois par des pédiatres français en 2021 dans un article d’opinion où ils expliquent qu’en raison des mesures barrières et de la faible circulation des virus responsables d’infections respiratoires, de gastro-entérites ou de varicelle, le système immunitaire des enfants n’a pas été suffisamment entraîné. Une sous-stimulation laissant présager une résurgence de ces pathologies une fois les mesures barrières levées. Cette hypothèse a été reprise au sommet de l’Etat, mais aussi par de nombreux Français qui ont enchaîné les infections cet hiver. Un système flagada ?
Cette notion de dette immunitaire est loin de faire l’unanimité au sein de la communauté scientifique. Principal bémol : cela suggère que notre immunité s’est affaiblie. « Ce terme suggère, à tort, que notre système immunitaire a besoin d’être renforcé comme un muscle, ce qui est faux », explique le professeur Olivier Schwartz, directeur de l’unité virus et immunité à l’Institut Pasteur. En fait, il n’existe pas de nombre optimal d’infections annuelles à contracter pour que nos défenses se développent ou pour empêcher qu’elles ne s’affaiblissent. De plus, la mémoire immunitaire n’est pas toujours efficace : on peut être contaminé plusieurs fois par le même virus et être malade à chaque fois. Le confinement et les masques n’y changent rien.

Les virus nous rattrapent

« Au sujet de cette saison exceptionnelle, je parlerais plutôt de dette virologique », ajoute le professeur Schwartz. D’autres experts parlent d’une dette d’exposition. Deux expressions qui désignent la même notion : les mesures barrières ont limité le nombre d’infections, notamment celles provoquées par des virus aéroportés comme le SARS-CoV-2. Cependant, ils n’ont jamais disparu et ont attendu patiemment que nous enlevions nos masques et retournions à nos vies antérieures. C’est un peu comme si on avait appuyé sur le bouton pause de la machine et qu’elle rattrapait son retard. En ce sens, il existe une forme de dette collective.
Cela explique notamment la forte épidémie de bronchiolite qui a entraîné près de 9 000 passages aux urgences au plus fort de l’épidémie contre 5 000 à 6 000 entre 2018 et 2021. Habituellement, tous les enfants de 2 ans sont infectés au moins une fois. fois par le virus respiratoire syncytial (VRS). Pourtant, depuis deux ans, il a très peu circulé. En conséquence, davantage d’enfants en font l’expérience pour la première fois. « Nous supposons également que les enfants nés depuis le début de la pandémie ont reçu moins d’anticorps anti-RSV pendant la grossesse ou pendant l’allaitement puisque leurs mères y étaient moins exposées », précise le professeur Guy Gorochov, chef du département d’immunologie de l’AP-HP.

Grippe saisonnière

Mais cette dette d’exposition n’est qu’une des explications possibles de cette triple épidémie. « Il existe d’autres hypothèses, dont l’une, et non des moindres, est que l’infection par le SARS-CoV-2 pourrait augmenter la susceptibilité, voire la virulence, d’autres infections en cas de co-infections », note Samuel Alizon, directeur de recherche. au CNRS. Les scientifiques étudient également la possibilité que le SARS-CoV-2 « efface » la mémoire immunitaire construite contre d’autres virus, ce qui rendrait alors ces personnes plus vulnérables. Et Samuel Alizon d’ajouter : « pour la grippe, les rythmes saisonniers varient beaucoup. Cela revient un peu différent chaque année mais, certaines années, tous les quatre ou cinq ans, cela revient très différent. On peut donc avoir des années avec de nombreux cas de grippe. Aussi, on ne peut pas exclure que le variant qui circule actuellement soit plus contagieux. »

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