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Nouvelles canadiennes

Tu n’es pas seul

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Tu n’es pas seul, Tu n’es pas seul. Avec un discours, Joe Biden a construit une cathédrale d’amour et de fraternité, d’intelligence et de gentillesse, de consolation pour ceux qui ont perdu leur famille, parfois toute leur famille, de la lutte contre le mal que représente le terrorisme dans sa forme la plus absolue, qui consiste à massacrer des familles, à torturer des enfants, à les brûler vifs et à tuer brutalement des hommes, des femmes et des enfants, après les avoir torturés.

Face à la barbarie, il faut construire des cathédrales, immenses, de pierres ou de mots, sous lesquelles s’abriter, dans lesquelles prier, à l’ombre desquelles on aperçoit la lumière filtrée par les vitraux. Et, comme inspiré, il a prédit le pire pour ceux qui poursuivraient leur dessein, qui n’est autre que la destruction d’Israël. Il a répété « Ne le fais pas ». La fin de son discours a pris une tournure mystique ; il parlait d’inspiration et de lumière du monde.

Son cœur s’exprime avec une émotion qui dépasse le cadre de sa fonction, qui transcende le temps et l’espace pour nous emmener dans une autre dimension spirituelle. Et, hanté par des visions d’horreur, il réfléchissait à redonner de la lumière à la vie quotidienne, à travers l’existence humaine, pour apporter le bien face à tant d’atrocités. Et fort de sa conviction intime et profonde, de son expérience, de ses précédents voyages, il a déclaré « Tu n’es pas seul ».

Des gens solitaires et toujours seuls au milieu de tout le monde. Seulement depuis Abraham qui cassa les idoles dans la boutique de son père et qui partit, un jour, quittant maison, famille et amis, pour vivre sous une tente au pays de Canaan. Seuls comme Isaac et Jacob au milieu des plaines avec leurs familles, quelques animaux et un puits. Seul comme Joseph qui s’enfuit en Egypte, vendu par ses propres frères, dans un pays étranger, de famine et de rêves, où il n’y a pas d’Hébreux. Seul comme Moïse lorsqu’il quitta sa ville comme esclave alors qu’il y était prince, lorsqu’il gravit la montagne pour chercher les tables de la Loi et lorsqu’il en descendit illuminé par la parole divine, mais plus seul que jamais, incompris par son propre peuple. Seule comme Débora juge et prophète, sous son palmier sur le mont Thabor au-dessus de la plaine de Galilée, qui envoie l’armée de Nephtali et de Zabulon combattre les Cananéens.

Seul parmi les Babyloniens, les Séleucides et les Grecs qui vous ont brûlé ainsi que votre temple avant de vous déporter. Seul sous les Romains qui vous ont envahi, vous ont torturé, vous ont massacré, vous ont crucifié. Seul à Massada qui résista vaillamment, attaqué de toutes parts par l’armée romaine et qui succomba tragiquement au siège. Seul à Megiddo derrière ses remparts, aussi appelé Armageddon, théâtre de l’Apocalypse, et des assauts sanglants des Egyptiens, Perses, Syriens.

Seul sur ton terrain. Seul en dehors de ton terrain. Seul dans les mellahs sous le statut de dhimmis, protégé mais soumis aux rois, sultans, califes, banni des lieux et des rêves, dans tous les pays arabes. Seul parmi les chrétiens qui ont supprimé vos livres, vos vies et votre religion au nom de la Sainte Inquisition, et vous ont expulsés de leur pays. Seul parmi les Cosaques qui arrivaient à l’aube dans les villages pour détruire hommes, femmes et enfants à coups de feu, d’épées et de haine. Seul face aux nazis qui vous ont déporté, mis dans des camps et déshumanisé, qui vous ont exterminé. Seul pendant la guerre d’indépendance où, suite à la partition de l’ONU, huit pays arabes vous ont attaqué.

Seul, aujourd’hui dans ce petit pays plus petit que la Normandie, coincé entre la vaste Syrie, la longue Jordanie, l’immense Arabie Saoudite et la grande et belle Egypte. Seuls dans vos pauvres maisons avec des chambres d’enfants torturés, brûlés vifs, retrouvés entrelacés, abattus par des terroristes islamistes, toujours ils vous rassemblent, toujours ils vous enferment, toujours ils vous brûlent, toujours ils vous tuent.

Mais étais-tu seul avant ? Le terrorisme islamique a frappé à ce moment précis où vous n’étiez plus seuls pour vous isoler et enflammer la région de sauvagerie. Qui sait que la paix a continué tranquillement entre vous et vos voisins, ceux qui vous entourent des accords d’Abraham, l’homme solitaire, de qui descendent des millions d’étoiles ? Après l’Egypte et la Jordanie, la paix a été conclue avec les Émirats arabes unis, avec Bahreïn, avec le Soudan et avec le Maroc. Qui aurait cru ça ? Cette paix se faisait avec l’Arabie Saoudite, qui abrite la Mecque : terre des croyants, terre natale de l’Islam, terre de pèlerinage et de vénération, qui était justement en train de s’unir à la sainte Jérusalem dans un traité de reconnaissance et de liens rétablis, un traité de paix, oui, car c’était à l’Arabie de proclamer à la face du monde, des terroristes, des fous, et juste avant le désastre : « Tu n’es pas seul. »

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