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Tramways, trains, hôpitaux : c’est si facile de dépenser l’argent des autres

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Je vais vous confier un sale petit secret. Garde ça pour toi.

En 2018, le coût d’un tramway au Québec a d’abord été estimé à 3,3 milliards, puis à 4 milliards.

En octobre 2023, l’estimation s’élevait à 10,8 milliards, mais certains murmurent autour de 12 ou 13 milliards.

Le gouvernement Legault fait marche arrière.

Le maire Marchand propose de le réaliser pour 8,4 milliards. Le Québec dit encore non.

En clair, personne n’a la moindre idée du coût réel de ce projet.

  • Écoutez la chronique de Joseph Facal via Radio QUB :
Les raisons

Pour quoi? Parce que c’est presque toujours comme ça.

Le REM devait coûter 6,3 milliards en avril 2018, puis 6,9 milliards en juin 2021, puis 8 milliards en septembre 2023.

Le prolongement du métro Laval a été annoncé au coût de 378 millions. Cela a finalement coûté environ 700 millions.

Le CHUM et le CUSM – les deux hôpitaux universitaires – devaient initialement coûter environ un milliard chacun.

La facture finale du CHUM s’élève à environ 3,6 milliards.

Explosion des coûts également pour le CUSM avec, en prime, la plus grande fraude de corruption de l’histoire canadienne jusque-là.

Nous ne connaîtrons jamais les coûts exacts. Même chose pour les installations olympiques d’antan.

Sommes-nous absolument incapables de réaliser de grands projets sans qu’ils se tournent vers l’open bar ?

D’abord, sachez que, selon les recherches disponibles en gestion, les choses ne vont pas beaucoup mieux ailleurs. C’est réconfortant, hein ?

Ces dépassements s’expliquent en partie par le fait que les projets deviennent de plus en plus grands et plus complexes.

Il y a donc davantage de facteurs de risque à prendre en compte.

Si vous n’avez jamais construit de tramway, vous avez également moins d’expertise.

Illustration fournie par Alstom

Les comparaisons avec des projets similaires dans d’autres pays sont utiles, mais limitées et fragiles. Le climat, les techniques, les salaires, etc. sont différents.

Évidemment, les coûts explosent en cas de collusion, de corruption, de litiges juridiques, etc.

Mais je vous ai raconté plus haut un petit secret honteux. En fait, il y a trois petits secrets.

Premièrement, les coûts explosent car on annonce le coût du futur projet AVANT de l’avoir soigneusement calculé.

Pour quoi? Parce que nous voulons bénéficier rapidement des retombées politiques de cette annonce.

Un beau spectacle de fumée rapporte des votes.

Puis, trop souvent, on sous-estime volontairement les coûts lors de la première annonce pour mieux vendre la pilule à l’opinion publique.

1,1 milliard, c’est beaucoup ; 900 millions reste en dessous du seuil psychologique du milliard.

Neutre

Finalement, les élus n’ont ni le temps ni les compétences pour évaluer les coûts.

Ils s’appuient sur des fonctionnaires, sur des consultants, sur des soumissionnaires… qui sous-estiment les coûts dans l’espoir de remporter le marché.

Idéalement, il y aurait un bureau d’évaluateurs neutres, à l’abri des pressions politiques et financières, qui prendraient tout le temps nécessaire.

Cela n’arrivera pas. Pour des raisons strictement politiques.

Tramways, trains, hôpitaux : c'est si facile de dépenser l'argent des autres



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