Jannah Theme License is not validated, Go to the theme options page to validate the license, You need a single license for each domain name.
Nouvelles canadiennes

Tramway de Québec : une patate chaude pour la Caisse ?

[ad_1]

En matière de projets de transport, le gouvernement de François Legault n’est vraiment pas facile à suivre.

Après le parcours « fou » du troisième lien Québec-Lévis, que François Legault avait promis pendant la campagne électorale, puis mis de côté une fois élu et… ressuscité contre toute attente après la récente défaite de la CAQ lors de l’élection partielle dans Jean -Talon, cette fois le leader caquiste se lance dans l’aventure du futur réseau de transport de la ville de Québec.

Pour ce faire, le premier ministre a réprimé le maire de Québec Bruno Marchand qui avait récemment décidé de prendre en charge le développement du fameux projet de tramway.

Au diable le projet de tramway du maire Marchand, François Legault a demandé à la Caisse de dépôt et placement de lui présenter « le » projet de réseau de transport le plus structurant pour la ville de Québec.

Le PDG de la Caisse, Charles Émond, accompagné de ses experts de la filiale REM-Infra, a six mois pour présenter au gouvernement Legault le projet de transport qui semble le plus favorable pour la Vieille Capitale.

Cela laisse entendre que M. Legault a une grande confiance dans l’expertise de la Caisse en matière de transport collectif. Et les problèmes techniques que rencontre le REM depuis sa mise en service ne l’inquiètent pas du tout.

Condamner! Le premier ministre peut-il maintenant nous expliquer pourquoi il a retiré le projet du REM de l’Est de Montréal des mains de Charles Émond et de ses experts du REM-Infra et l’a repris par l’intermédiaire du ministère des Transports ?

Quelle incohérence de la part du gouvernement Legault ! Le projet du REM Montréal-Est ne convient pas au gouvernement au point où ledit projet est retiré, mais le même gouvernement trouve que la Caisse est suffisamment compétente pour soumettre un projet de transport prétendument structurant pour la ville de Québec.

Appels d’offres

Entre un projet de transport développé sous l’influence de la Ville de Québec et de son dynamique maire Bruno Marchand et un projet développé par la filiale de la Caisse REM-Infra, celui de l’Hôtel de ville de Québec me semble plus adapté financièrement.

Ne serait-ce qu’au niveau des appels d’offres qui seront réalisés pour le matériel roulant et la construction d’infrastructures. Avec la City, on serait assuré de voir toutes les grandes entreprises mondiales soumettre des offres, chacune estimant avoir de réelles chances d’obtenir des contrats.

Avec la Caisse comme promoteur du nouveau projet de transport dans la Vieille Capitale, les entreprises pourraient renoncer à offrir leurs services. Pour quoi? Car la Caisse est elle-même l’actionnaire principal de deux des plus grandes entreprises spécialisées dans le transport collectif, soit la multinationale Alstom (propriétaire de Bombardier Transport) et AtkinsRéalis (SNC-Lavalin).

Le hasard a voulu que ce soient ces deux grandes entreprises qui ont obtenu les principaux contrats du REM et qui, aujourd’hui, se chargent également de l’exploitation du REM au quotidien.

Pourquoi le Fonds…

Faire réaliser un projet de transport collectif par la Caisse, comme c’est le cas du REM, donne l’impression que cela coûte moins cher à l’État. Sachez que ce n’est pas le cas.

Premièrement, l’argent que la Caisse a investi dans le REM provenait de nos épargnes (RRQ, régimes de retraite des employés de l’État, etc.) et des coffres de l’État (Fonds des générations, ministère des Finances, etc.).

Deuxièmement, l’argent que les deux gouvernements ont injecté dans le REM provenait de nos impôts.

Troisièmement, le rendement annuel de 8 % que la Caisse obtiendra avec le REM proviendra de la contribution financière que le gouvernement du Québec (avec nos taxes) et les municipalités (avec nos taxes) devront apporter annuellement pour « rentabiliser » le REM du Fonds!

Ce n’est pas le rôle du Fonds

Je persiste et signe : la mission du Fonds est de faire fructifier les 420 milliards de dollars d’actifs nets de notre pécule.

Qu’elle investisse massivement dans des sociétés spécialisées dans les infrastructures de transports publics à travers le monde… cela fait évidemment partie de son mandat d’investisseur.

Mais il ne lui appartient pas de jouer le rôle de constructeur d’infrastructures de transports publics et encore moins de les gérer au quotidien en tant que propriétaire.



[ad_2]

Gn Ca local

Back to top button