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Nouvelles canadiennes

Tram : je me sens mal pour ma région

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Les informations et déclarations de la CAQ qui ont circulé hier, à la veille d’une rencontre mercredi entre le maire de Québec et le premier ministre Legault, laissent entendre que c’est la mort du tramway. Un véritable désastre dont les impacts dépasseraient largement les frontières de la région du Québec.

Si cet échec se confirme, les gens de la région de Québec n’auront pas de quoi se réjouir, loin de là. Ils auront toutes les raisons d’avoir la mort dans leur âme.

La région aura perdu près d’un demi-milliard de dollars investis dans les travaux préparatoires et autres. Elle aura également perdu 1,2 milliard du gouvernement fédéral, qui ira dans une autre ville canadienne, probablement en Ontario, où des projets de ce type progressent sans que le gouvernement provincial ne mette constamment des obstacles.

Mais surtout, la région sera restée immobile et continuera à le faire pendant des années encore.

  • Écoutez la chronique de Karine Gagnon, chroniqueuse politique au JDM et JDQ via Radio QUB :
Aucune volonté

Le gouvernement caquiste a souvent diffusé la cassette du méchant gouvernement fédéral pour justifier ses nombreux reculs. La ministre Geneviève Guilbault a récidivé vendredi dernier.

Mais si elle soutenait vraiment le projet, elle ne resterait certainement pas les bras croisés en disant que c’est la faute du mauvais gouvernement fédéral. Elle se battrait dur pour obtenir les garanties et parviendrait à obtenir un accord. Malheureusement, nous n’avons jamais ressenti ce soutien de sa part.

Les parties avaient le devoir de trouver une issue. Sinon cet échec restera dans l’histoire pour plusieurs mauvaises raisons.

Illustration fournie par Alstom

Politisation toxique

Urbaniste et doctorant à la Faculté d’urbanisme de l’Université de Montréal, Marco Chitti n’en revient tout simplement pas de la gestion improvisée et irrationnelle en la matière.

« Plus je regarde comment ça se passe, plus je me dis qu’on ne construira plus des projets qui se mêlent à la politique quotidienne. »

Le chercheur souligne que ces projets doivent pouvoir survivre aux changements politiques et doivent être planifiés sur le long terme. « Sinon, nous n’avons pas quitté l’auberge », a-t-il déclaré. Mais nous avons politisé cette question de manière toxique (…), et nous nous retrouvons ici avec un projet qui échouera probablement, avec des centaines de millions dépensés.

Déplorant le discours surréaliste autour du projet dans l’espace public, le chercheur n’arrive pas à croire qu’un projet de métro circule également. « On plaisante ? Nous ne sommes pas capables de construire un tramway, alors qu’un métro coûte deux à quatre fois plus cher (…) Quelle est cette idée complètement folle ?

Plus de capitaine

L’urbaniste s’insurge également contre la façon dont sont présentés les coûts des projets d’infrastructures au Québec, sans les détailler. Nous partons des coûts propres, c’est-à-dire les coûts de réalisation des travaux de génie civil, des installations et du matériel roulant, auxquels nous ajoutons ensuite les réserves pour imprévus, les risques et autres qui font monter en flèche les factures.

Résultat, le public ne comprend plus rien, avec raison, et personne ne veut se lancer dans de tels projets.

Quoi qu’il en soit, les perspectives sont très mauvaises pour tous les projets de transport collectif au Québec, que ce soit au Québec ou ailleurs. L’impression est qu’il n’y a pas de capitaine sur le navire, que tout le monde essaie de prendre le contrôle du gouvernail et que ça part dans tous les sens. Je me sens mal pour ma région.

Tram : je me sens mal pour ma région



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