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Nouvelles canadiennes

Testament de Denys Arcand : Alex Rice incarne les paroles autochtones

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Dans le nouveau film de Denys Arcand, VolontéL’actrice mohawk Alex Rice joue un rôle poignant qui met les expériences autochtones au premier plan.

L’offrande de Denys Arcand est une comédie satirique cinglante mettant en vedette une flopée d’humoristes québécois, dont l’actrice Alex Rice, Mohawk de Kahnawake.

Je me suis senti si heureux quand la production m’a annoncé que j’avais décroché le rôledit-elle lors d’un entretien téléphonique. J’ai adoré ce scénario qui n’épargne personne, mais qui témoigne d’un grand respect pour la parole des premiers peuples.

Elle n’a d’ailleurs que de bons mots pour Denys Arcand, le qualifiant de cinéaste. respectueux de l’histoire autochtone. Elle rappelle également que le réalisateur avait déjà fait référence aux Premières Nations dans Invasion barbare.

C’est un intellectuel qui sait de quoi il parle. Il a toujours été honnête dans ses démarches artistiques et j’ai vite réalisé pendant le tournage que je pouvais lui faire confiance.elle dit.

J’ai rencontré un cinéaste généreux qui ne me voyait pas comme un repoussoir, mais comme un interprète à part entière. Il voulait savoir qui je suis et d’où je viens. Cela m’a donné l’occasion d’incarner une figure autochtone de ma communauté.

L’actrice de 51 ans, qui connaît bien la filmographie d’Arcand, souligne que les opportunités pour les acteurs autochtones ne sont pas légion dans les productions canadiennes, notamment québécoises. Il n’y a pas beaucoup de portes qui nous sont ouvertes, et lorsque cela arrive, nous sommes parfois confrontés à des propositions blessantes qui nous stéréotypent à nouveau.

Ce qui n’est pas le cas pour Volonté, Elle ajoute. Alex Rice incarne un expert autochtone appelé à commenter une fresque historique controversée peinte dans une résidence pour personnes âgées. Cette fresque annonce un génocidedit-elle dans une séquence touchante du film.

On y voit, mis en scène, Jacques Cartier et ses soldats armés rencontrant pour la première fois des Autochtones à moitié nus. Dehors, des militants blancs habillés en autochtones manifestent pour faire retirer la fresque murale, qu’ils jugent raciste et offensante.

Denys Arcand dénonce dans son film des militants qui portent des vêtements des Premières Nations alors qu’ils ne sont pas autochtones.

Photo : TVA Films

Mme Rice affirme que les Premières Nations du Canada connaissent très bien ce phénomène où des groupes de personnes qui ne sont pas autochtones ou même des organisations qui ne sont pas dirigées par des autochtones parlent en leur nom. Ils se disent nos alliés, mais ils n’hésitent pas à prendre notre voix et à nous faire disparaître de la place publique.

Elle s’inquiète également du nombre toujours croissant, selon elle, de personnes qui se font passer pour des Autochtones afin d’accéder à des bourses ou à des postes réservés aux Inuits, aux membres des Premières Nations ou aux Métis. C’est très préjudiciable à nos communautés et à notre identitéchuchote-t-elle.

La culture du bannissement

Le directeur de Déclin de l’Empire américain et de Réjeanne Padovani porte un regard critique sur les travers et les contradictions de la société québécoise, mettant au pilori aussi bien les jeunes militants de gauche que les vieux séparatistes. Il évoque également l’épineuse question de la culture du bannissement (annuler la culture).

C’est un phénomène complexe qu’Arcand aborde dans son film, avoue l’actrice. Concernant les Autochtones, elle estime d’une part qu’il y a des cas qui méritent d’être interdits parce qu’ils perpétuer une révision historique ce qui n’a rien à voir avec la réalité.

Mais d’un autre côté, il est important de ne pas tout effacer pour que les drames qui ont touché les Premières Nations ne se reproduisent pas.confie-t-elle.

A noter que le long métrage, qui débute le 5 octobre, présente plusieurs scènes tournées à Kahnawake, notamment une séquence où l’on voit de jeunes Mohawks jouer à une partie de crosse.

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