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TES Canada promet une acceptabilité sociale et des avantages régionaux importants

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Jeudi, les promoteurs du projet TES Canada Mauricie ont passé du temps avec tous les conseils municipaux de chacune des municipalités touchées par son projet. « Après cela, nous irons sur le terrain à la rencontre des propriétaires de terres agricoles pour leur présenter le projet. On ne peut obliger personne à recevoir une éolienne», explique-t-il.

TES Canada utilisera donc une compensation financière pour encourager les propriétaires fonciers et les municipalités à emboîter le pas.

Rappelons que la même stratégie est utilisée actuellement par d’autres promoteurs, à Nicolet-Yamaska, ce qui crée beaucoup de divisions au sein des communautés ciblées.

Le volet éolien de TES Canada prévoit à lui seul redistribuer 11 millions de dollars par année pendant 20 ans « autant pour les municipalités, les propriétaires de terres agricoles et leurs voisins », précise Éric Gauthier.

Impacts régionaux

Le directeur général promet que le projet TES Canada « donnera la priorité aux achats locaux, aux emplois locaux et aux entreprises locales. C’est essentiel pour nous », dit-il.

« Pour l’instant, le projet n’en est pas encore au stade où nous avons fait le choix des technologies, cependant, tant pour les tours que pour les nacelles et l’électrolyseur. »

Éric Gauthier

M. Gauthier souligne que c’est un chercheur de l’UQTR, le professeur Bruno Pollet, qui est conseiller scientifique pour le Projet Mauricie.

Rappelons que Bruno Pollet est titulaire de deux chaires de recherche sur l’hydrogène énergie. Il est également codirecteur de l’Institut de recherche sur l’hydrogène à l’UQTR et directeur du Laboratoire Green H2Ydrogen à l’UQTR.

Bruno Pollet, professeur à l'Institut de recherche sur l'hydrogène de l'UQTR.

Financement

N’oubliez pas qu’il s’agit d’un projet majeur de 4 milliards de dollars. Le directeur général de TES Canada, Éric Gauthier, n’a pas révélé qui sont ses partenaires financiers.

« Pour l’instant, tout est privé. Nous avons des actionnaires qui ont financé le développement jusqu’à présent et qui continueront à le faire pour mener à bien le projet. Au final, le projet sera financé par un mélange de fonds propres, donc d’investissement des actionnaires, et de dette bancaire. Et au niveau fédéral, il existe des programmes comme des crédits d’impôt à l’investissement pour certains projets comme le nôtre qui sont disponibles et dont nous envisageons de faire partie.

La société belge Tree Energy Solution « est l’un de nos actionnaires majoritaires, mais TES Canada est une société canadienne. Nous avons des bureaux au Canada. Nous payons des impôts au Canada. C’est une entreprise qui est enregistrée ici et les employés sont dévoués au Canada», souligne M. Gauthier.

Se retirer pendant les périodes de pointe

Le ministre Pierre Fitzgibbon a confirmé au Nouvelliste que le projet « nécessitera 150 MW d’hydroélectricité. C’est l’un des 10 projets que nous avons approuvés au cours de l’été.

Le ministre tient à souligner que ces « 150 MW pourront disparaître lors des pointes », c’est-à-dire que TES Canada n’aura pas à puiser de l’électricité sur le réseau d’Hydro-Québec lors des pointes. exigences qui surviennent en cas de froid ou de chaleur extrême.

Pierre Fitzgibbon, ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie.

L’un des problèmes d’Hydro-Québec en période de pointe, c’est l’électricité, rappelle le ministre.

« Les projets supérieurs à 5 MW sont approuvés par le ministère de l’Économie et de l’Énergie et l’un des facteurs à prendre en compte est de voir si le projet peut être progressivement abandonné. »

Peter Fitzgibbon

Or, grâce à l’électricité produite par ses éoliennes et ses panneaux solaires, TES Canada répond à ce critère.

Impossible de tout électrifier

« Pour les transports et pour les industries, on ne peut pas tout électrifier », reconnaît le ministre Fitzgibbon. « L’énergie, via la méthanisation qui sera réalisée par TES Canada, est un complément d’énergie dont nous avons besoin pour décarboner le Québec », explique-t-il.

Ce dernier indique qu’Hydro-Québec vendra son électricité à TES Canada au « tarif régulier ». D’ailleurs, tous les projets industriels ont des prix équivalents », précise-t-il, rappelant qu’« il y avait une exception à l’époque pour les alumineries ».

L’hydrogène sera principalement utilisé pour décarboner les transports lourds.

Éric Gauthier explique que le e-gaz ou gaz naturel renouvelable et de synthèse dont parle ici le ministre Fitzgibbon sera fabriqué à partir d’hydrogène et de CO2 issus de sources biogéniques, donc non fossiles. Les sources potentielles du CO2 en question peuvent provenir, entre autres, du biogaz généré par les décharges. « Nous négocions déjà avec plusieurs fournisseurs pour l’ensemble de nos besoins. »

Sans annoncer le moindre partenariat, le directeur général de TES Canada reconnaît que le biogaz vendu actuellement par Énercycle à Waga Energy constitue une source intéressante de la matière première recherchée.

Des postes à pourvoir

Le projet TES Canada emploiera 1 000 personnes pendant la construction et créera 200 emplois par la suite. On sait qu’avec le secteur des batteries, la région de Bécancour est déjà en alerte, comme le sont tous les établissements d’enseignement supérieur de la Mauricie et du Centre-du-Québec, pour former suffisamment de travailleurs qualifiés et créer suffisamment de logements pour tous les accueillir.

À cet égard, Éric Gauthier reconnaît qu’une formation sera également nécessaire pour ses futurs employés. « C’est une expertise que nous ne possédons pas encore en quantité suffisante. »

Le directeur général de TES Canada anticipe donc qu’il faudra développer des partenariats avec l’UQTR, notamment pour former des travailleurs « prêts à exploiter le parc (d’éoliennes et de panneaux solaires) ».

Le ministre de l'Innovation, de la Science et de l'Industrie, François-Philippe Champagne.

De son côté, le ministre François-Philippe Champagne rappelle que la question du logement a été abordée sur le sujet lors de la récente visite du premier ministre Justin Trudeau dans la région et au cours de laquelle il a rencontré plusieurs élus municipaux de la région.

« Nous travaillons, avec mon collègue Pierre, pour voir comment on pourrait avoir des projets structurants dans la région. En matière de logement, nous regardons ce que nous pourrions faire ensemble car nous sommes très conscients que nous attirerons de nouvelles familles dans la région.

François-Philippe Champagne

Pénurie d’électricité ?

Rappelons que les organismes environnementaux, dont Eau Secours, Greenpeace et la Fondation David Suzuki réclament un moratoire sur les blocs d’énergie distribués aux projets industriels par Québec et craignent une pénurie d’électricité, une hausse des coûts, voire une dénationalisation de l’électricité.

Représentation d'un électrolyseur.

Le ministre Fitzgibbon reconnaît que le Plan d’action du PDG d’Hydro-Québec démontre « une grande ambition. En 2050, il faudra doubler Hydro-Québec. Nous avons un chemin critique pour y arriver. En 2035, nous visons environ 8 000 à 9 000 MW qui serviront en grande partie à décarboner. Donc les projets industriels, à court terme, il n’y en aura plus beaucoup parce qu’on n’a pas beaucoup d’électricité. Il faudra être patient. Il est clair que nous allons donner la priorité aux projets qui décarboneront », affirme-t-il.

Pays tiers au monde

De son côté, le ministre fédéral François-Philippe Champagne tient à souligner que «c’est vraiment le projet d’une génération car ce sera le plus gros projet de décarbonation au Québec et pour le Québec», a-t-il déclaré.

« Mettre Shawinigan et la Mauricie au cœur du projet de production d’hydrogène pour moi, en tant que ministre de l’Industrie du Canada, est intéressant car c’est un modèle d’affaires qui fonctionne sans subvention gouvernementale.

François-Philippe Champagne

L'hydroélectricité demeure un élément essentiel du projet TES Canada.

Le ministre Champagne souligne qu’il n’est «pas étonnant que TES choisisse le Québec, le Canada, la Mauricie, car nous sommes devenus le troisième pays au monde pour attirer les investissements étrangers», dit-il en s’appuyant sur des données publiées jeudi matin par l’OCDE.

UN BAPE

Dans environ 10 ans, 10 000 MW seront produits par les éoliennes au Québec. Le projet TES Canada, qui prévoit déployer entre 130 à 140 éoliennes en Mauricie, soit 800 MW, « sera soumis à un BAPE », assure le ministre Fitzgibbon qui rejette toujours la demande d’en faire une sur la transition énergétique dans son ensemble malgré la récente demande d’une centaine de signataires.

« Un BAPE sur la transition énergétique est très vaste, donc il n’y en aura pas. »

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