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Soupçons d’activité du Hezbollah en Amérique du Sud : ce que l’on sait

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L’arrestation cette semaine au Brésil de deux individus soupçonnés de « préparation d’attentats terroristes » pose à nouveau la question : le groupe islamiste libanais Hezbollah est-il actif en Amérique du Sud ?

Si les autorités brésiliennes n’ont pas donné de détails sur l’enquête, le Mossad a affirmé avoir contribué à « déjouer une attaque planifiée par (…) une cellule terroriste du Hezbollah » au Brésil. Les services de renseignement israéliens ont en outre affirmé que des sites liés à la communauté juive du Brésil avaient été ciblés.

Ces déclarations ont provoqué le ministre brésilien de la Justice, Flavio Dino, qui a accusé le Mossad de vouloir « anticiper le résultat d’une enquête en cours (…) à des fins de propagande politique ».

Le Hezbollah, mouvement chiite libanais soutenu par l’Iran, est allié au Hamas, groupe islamiste palestinien engagé depuis un mois dans un conflit sanglant avec Israël.

Voici ce que l’on sait – et ce qui reste à clarifier – sur la présence en Amérique du Sud du groupe, que les États-Unis considèrent depuis des années comme une menace dans la région.

Triple frontière

Les soupçons sur la présence du Hezbollah en Amérique du Sud se concentrent principalement sur la région de la triple frontière entre l’Argentine, le Brésil et le Paraguay, trois pays où résident de nombreux habitants d’origine libanaise.

La plus grande ville de cette région est Ciudad del Este, métropole paraguayenne à la réputation sulfureuse. Située dans une zone franche où les touristes viennent acheter des appareils électroménagers hors taxes, c’est aussi un centre de commerce illégal, des DVD piratés jusqu’aux armes.

Selon le Bureau américain de lutte contre le terrorisme, la région est utilisée comme base par le Hezbollah pour lever des fonds.

L’ambassadeur américain au Paraguay a affirmé, en janvier, que le Hezbollah y organisait « régulièrement » des événements où le mouvement islamiste libanais graissait les pattes des hommes politiques paraguayens, dont l’ex-président Horacio Cartes (2013-2018), en échange de toutes sortes de faveurs. L’entourage de M. Cartes réfute ces accusations.

Crime organisé

Le Hezbollah est accusé de collecter des fonds en aidant des gangs locaux à blanchir de l’argent via des bureaux de change gérés par des personnes d’origine libanaise, selon la Drug Enforcement Agency (DEA) américaine.

En 2014, le quotidien brésilien Ô Globo a affirmé, citant des rapports de police divulgués, que le Hezbollah avait aidé l’un des principaux groupes criminels organisés du Brésil, le PCC, à acheter des armes et à vendre des explosifs volés.

Attaque en Argentine

En 2006, les procureurs argentins ont accusé le Hezbollah d’avoir perpétré l’attentat à la bombe le plus meurtrier du pays, en 1994, contre une mutuelle juive (Amia), tuant 85 personnes et en blessant 300.

Ces procureurs ont accusé de hauts responsables iraniens d’avoir ordonné l’attaque, mais l’affaire n’est toujours pas résolue. Téhéran nie toute implication.

Accusations et mandats d’arrêt

Le gouvernement américain a accusé plusieurs citoyens sud-américains de financer le Hezbollah, dont le libano-paraguayen Assad Barakat, reconnu coupable de blanchiment d’argent.

En juin, l’Argentine a demandé à Interpol d’émettre une notice rouge pour l’arrestation de quatre Libanais soupçonnés d’être liés au Hezbollah, trois d’entre eux ayant la double nationalité, brésilienne ou paraguayenne.

L’Argentine et le Paraguay qualifient le mouvement chiite libanais d’« organisation terroriste ».

« Manque de preuves »

Mais les accusations selon lesquelles la triple frontière serait liée à des mouvements islamistes ont souvent fait hérisser les autorités des pays concernés. Le Brésil et le Paraguay ont demandé à plusieurs reprises à Washington de fournir des preuves d’éventuelles activités « terroristes ».

« Les accusations américaines concernant la zone de la triple frontière au cours des trois dernières décennies ont toujours été caractérisées par un manque de preuves », écrivait récemment l’experte brésilienne Isabelle Somma de Castro.



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