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Nouvelles canadiennes

(SONDAGE) Moins bien manger à cause de l’inflation : les Québécois craignent pour leur santé à cause des prix à l’épicerie

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À l’ère du beurre à 8,99 $ le livre, plusieurs Québécois font des compromis sur la qualité de ce qu’ils achètent à l’épicerie. Une majorité craint même que tous ces changements dans son panier nuisent à sa santé.

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« L’inflation oblige les gens à faire des compromis. C’est dommage, mais la santé est aussi touchée», croit Sylvain Charlebois.

Le directeur du Laboratoire des sciences analytiques agroalimentaires de l’Université Dalhousie vient de mener une étude auprès de 5 000 Canadiens, dont 1 237 Québécois, à ce sujet.

Deux chiffres ressortent : 46 % des consommateurs regardent le prix des aliments avant la fiche nutritionnelle et 63 % craignent que ce compromis sur la nutrition nuise à leur santé à long terme.

Au Québec, 50 % privilégient le coût à la qualité et 58 % craignent que ces choix puissent avoir des impacts néfastes sur leur santé.

  • Écoutez l’entrevue de Marie-Pier Gravel, directrice adjointe de La Bouchée généreuse à l’émission de Sophie Durocher via Radio QUB :
Inquiétude dans le tapis

« L’inquiétude est palpable, c’est sûr », affirme le chercheur.

Arianne Moisan, 28 ans, pousse un grand soupir et hoche la tête lorsqu’on lui demande si la qualité de ce qu’elle met dans son panier a décliné ces deux dernières années.

« C’est clair, nous n’avons pas le choix. Cela m’inquiète certainement », a répondu l’hôtesse de l’air.


(SONDAGE) Moins bien manger à cause de l'inflation : les Québécois craignent pour leur santé à cause des prix à l'épicerie

Arianne Moisan s’inquiète de voir diminuer la qualité de ce qu’elle met dans son panier. L’hôtesse de l’air de 28 ans achète autant de fruits et légumes qu’avant, mais elle supprime le reste.

photo julien mcevoy

Maman d’un enfant de 20 mois, elle ne lésine pas sur les fruits et légumes, qu’elle achète en autant de quantités qu’avant.

« Mais pour le reste, on a coupé. Nous mangeons moins de viande et presque uniquement du poulet et de la viande hachée. Cela affecte définitivement les menus », dit-elle.

(SONDAGE) Moins bien manger à cause de l'inflation : les Québécois craignent pour leur santé à cause des prix à l'épicerie
(SONDAGE) Moins bien manger à cause de l'inflation : les Québécois craignent pour leur santé à cause des prix à l'épicerie

Les gens de sa génération sont les plus touchés par l’inflation alimentaire, si l’on se fie aux résultats de l’enquête.

Au Québec, les millennials – nés entre 1981 et 1996 – sont 68 % inquiets des impacts sur leur santé que peuvent avoir tous ces compromis sur l’alimentation.

Les plus jeunes qu’eux, les membres de la génération Z, ne sont que 38 %, contre 55 % pour leurs aînés, les baby-boomers.

Une question de temps

52 % des Québécois de tous âges fréquentent également plus souvent les magasins discount comme Maxi et Super C au cours des 12 derniers mois. Ils sont même 38 % plus susceptibles de se rendre dans un magasin à 1 $ pour acheter de la nourriture.

  • Écoutez la rencontre Huot-Durocher avec Isabelle Huot, docteure en nutrition via Radio QUB :

« Les gens se sentent extrêmement vulnérables, et ça se voit. Ils font ce qu’ils peuvent avec l’argent qu’ils ont», observe Sylvain Charlebois.

En plus des risques pour la santé, la hausse des prix des aliments nuit à la qualité de vie des Québécois.

« Il faut plus de temps pour tout faire nous-mêmes, nous devons réfléchir davantage. Cela réduit les autres moments de qualité que nous pourrions passer en dehors de la cuisine », explique Arianne Moisan.


(SONDAGE) Moins bien manger à cause de l'inflation : les Québécois craignent pour leur santé à cause des prix à l'épicerie

À 86 ans, Agathe Laflamme ne fait ses courses qu’une fois aux deux semaines. Le plus grand changement provoqué par la hausse des prix alimentaires ? Achetez moins, beaucoup moins.

photo julien mcevoy

De 58 ans son aînée, Agathe Laflamme fait partie de la grande génération, née entre 1900 et 1940. Le grand changement pour elle : acheter beaucoup moins de nourriture.

« Autrement, je gaspillerais trop. Avant, ça me dérangeait moins, mais maintenant, je fais très attention », raconte la dame de 86 ans.

Mmoi Laflamme fait partie de l’écrasante majorité : 79 % des personnes interrogées par l’équipe de Sylvain Charlebois affirment avoir considérablement réduit le gaspillage alimentaire au cours de la dernière année, démontrant une volonté de consommer des restes ou de réutiliser des ingrédients.

« Cette tendance peut contribuer à expliquer la baisse observée du volume de produits alimentaires vendus par les détaillants au cours des derniers mois », écrit le chercheur dans son rapport.

Au rayon viande, la tendance s’observe facilement : 50 % des gens ont acheté moins de viande au cours des 12 derniers mois.

«C’est le premier accord que nous concluons», déclare Arianne Moisan.

FAITS SAILLANTS DE L’ENQUÊTE

50% Les Québécois disent qu’ils préfèrent davantage ça il y a un an coût versus valeur nutritionnelle lors de l’achat de produits d’épicerie

58% Les Québécois disent craindre que des compromis sur la nutrition en raison des prix élevés des denrées alimentaires peut avoir des effets néfastes sur leur santé long terme

Pour certaines tranches d’âge, cette proportion est beaucoup plus élevée

  • Génération Z (1997-2005) 37,7%
  • Millennials (1981-1996) 67,7%
  • Génération X (1965-1980) 60,6%
  • Baby-boomers (1946-1964) 55%
  • Plus de 78 ans (né avant 1946) 41%

Ils sont 77%tous âges confondus, espérer que le gouvernement agira rendre les aliments sains plus abordables

Méthodologie de l’enquête

Caddle est l’un des panels actifs les plus crédibles sur le marché canadien. Une enquête représentative auprès des consommateurs a été réalisée en septembre 2023, en partenariat avec Caddle. 5 521 consommateurs ont participé à cette enquête. Marge d’erreur : +/- 2,1 %, 19 fois sur 20. Toute différence dans les totaux est due aux arrondis.

Divulgation : Le financement de l’enquête a été fourni par l’Université Caddle et Dalhousie.

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