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Nouvelles canadiennes

Solennité, célébration, mémoire : comment s’y retrouver ?

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L’arrêté du cardinal Arthur Roche, préfet du dicastère du culte divin et de la discipline des sacrements, en date du 22 mai, répond à la demande de l’archevêque de Paris, Mgr. Laurent Ulrich, consent à ce que la célébration liturgique de Saint Denis, premier évêque de Paris et martyr, actuellement inscrite au calendrier du diocèse comme fête, soit élevée au rang de solennité.

►Qui est Saint Denis ?

On sait peu de choses sur la vie de saint Denis ou Denys, premier évêque de Paris, au IIIe siècle. Selon Grégoire de Tours, décédé en 595, Denis était un missionnaire venu d’Orient et envoyé par le pape vers 250 en Gaule avec six compagnons dont le diacre Éleuthère et le curé Rustique pour évangéliser la Gaule. Installé à Lutèce, Denis mourut décapité à Montmartre avec ses compagnons lors de la persécution de Valérien en 272. La légende rapporte qu’il se releva et porta sa tête sur plusieurs mètres.

Une première chapelle est construite sur le tombeau de Denis et de ses compagnons à huit kilomètres au nord de la Seine, à l’emplacement de l’actuelle basilique Saint-Denis. Sainte Geneviève, qui avait une forte dévotion à Saint Denis, fit agrandir la première chapelle en 467. Puis Dagobert fit construire une prestigieuse abbaye au même endroit au VIIe siècle. La réputation de l’abbaye royale, lieu de sépulture des rois de France, a contribué au rayonnement de Saint Denis.

► Solennités, fêtes, souvenirs : quelles sont les particularités de ces célébrations ?

Les solennités, fêtes et souvenirs commémorent essentiellement la naissance, la vie, la mort et la résurrection du Christ et des saints. Depuis le Concile Vatican II, l’Église catholique honore trois types de célébrations liturgiques, classées selon leur degré d’importance.

♦ La solennité est la « degré plus élevé de célébration des fêtes »précise le Père Paul De Clerck, dans son Dictionnaire liturgique. Les solennités font partie des célébrations essentielles de la vie liturgique, parmi lesquelles : Noël, l’Épiphanie, l’Annonciation, Pâques – la plus grande fête chrétienne – considérée comme la « solennité des solennités », l’Ascension et la Pentecôte.

La célébration commence la veille par les premières vêpres, parfois par une véritable messe de veillée. Les deux solennités les plus importantes – Pâques et Noël – sont accompagnées d’une octave, c’est-à-dire que la célébration dure huit jours, ce sont les octaves de Pâques et de Noël. Les autres solennités sont mariales (Annonciation, Assomption, Marie, mère de Dieu) auxquelles s’ajoutent les solennités de saint Joseph, saint Pierre et saint Paul. Ces solennités comportent toutes des lectures et des prières particulières.

♦ La fête est le degré qui vient ensuite : les fêtes du Seigneur (Baptême de Jésus, Présentation de Jésus au Temple, Croix Glorieuse, Transfiguration), les fêtes de Marie (Visitation) et toutes les fêtes des Apôtres et des évangélistes. . Les fêtes du Seigneur comportent toutes des lectures et des prières spéciales.

♦ Dernier vient le souvenir. Il vise à honorer les saints d’importance universelle. Lorsqu’il s’agit d’un souvenir obligatoire, les textes de la célébration (par exemple sainte Thérèse de l’Enfant Jésus ou saint François de Sales) sont imposés, contrairement au souvenir facultatif qui est sans engagement, et donc laissé à la discrétion du célébrant.

► Calendrier universel et calendrier spécifique à chaque diocèse

Le calendrier universel comprend les fêtes du mystère du salut et des saints d’importance universelle.

Le calendrier propre à chaque conférence épiscopale et à chaque diocèse doit être approuvé par le dicastère pour le culte divin et la discipline des sacrements. Ainsi, les pays, diocèses, régions apostoliques et congrégations religieuses peuvent inclure dans leur calendrier les célébrations suivantes :

♦ Les solennités propres au principal saint patron du lieu, de la commune ou de la cité ; celui de la dédicace et de l’anniversaire de la dédicace de la cathédrale ; celui du fondateur ou patron principal de l’ordre ou de la congrégation religieuse.

Dans le diocèse de Paris, après l’accord de Rome, saint Denis rejoint sainte Geneviève et la fête de la dédicace de Notre-Dame de Paris parmi les solennités propres au diocèse.

♦ Les célébrations spécifiques sont les suivantes : celle du patron principal du diocèse, celle de l’anniversaire de la dédicace de la cathédrale ; celui du chef principal de la région ou de la province, de la nation, d’un territoire plus vaste ; celle du fondateur, principal patron de l’ordre ou de la congrégation et de la province religieuse. A cela s’ajoutent d’autres fêtes propres à une église, d’autres fêtes inscrites au calendrier d’un diocèse, d’un ordre ou d’une congrégation.

♦ Les propres monuments obligatoires sont les suivants : celui du patron secondaire du lieu, du diocèse, de la région ou province, de la nation, d’un territoire plus vaste, de l’ordre ou congrégation et des religieux de la province ; autres monuments commémoratifs obligatoires inscrits au calendrier d’un diocèse, d’un ordre ou d’une congrégation.

Les souvenirs facultatifs propres sont les fêtes des saints dont le culte est plus local.

► Pourquoi tant de subtilités calendaires ?

Avec ces célébrations, petites ou grandes, de la vie du Christ, de Marie, des Apôtres, des martyrs et d’autres saints, à jours fixes dans l’année, l’Église catholique invite les chrétiens à prendre place dans la longue histoire d’un peuple en marche vers leur salut.

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