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Nouvelles canadiennes

Si le petit chat mourait…

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Nous avons la chance d’avoir un jardin. Il offre aux deux chats de notre fils, décédés à quelques années d’intervalle, un lieu de sépulture tout à fait naturel, que nous avons balisé de quelques bruyères et d’une poignée de coquillages qui nous incitent spontanément à éviter de piétiner cette place. La mémoire traverse tout, y compris les pieds.

Quand mes enfants étaient… enfants, c’était chez leur grand-mère dans les parcs où elle aimait les emmener que se déroulaient les cérémonies si le hamster ou le mandarin du moment mourait. Nous avons vu cela comme une répétition, supportable pour un enfant, des deuils auxquels il serait confronté. Avec un adulte aimant, qui en avait vu d’autres, il pouvait donner à cet adieu toute sa place et rien que sa place.

Comme nous tous, je pourrais – et j’aimerais ! – racontez ici les mille et une histoires d’animaux qui ont embelli et embellissent encore la vie de notre famille. Les pages publiées mardi dans La Croix (1) serait une bonne excuse pour me laisser partir. On est tellement réticents quand il s’agit d’animaux ! Si je me lançais, je commencerais par l’histoire estivale du petit hérisson dont la chute à l’eau aux aurores déclenche l’alarme de la piscine, jetant tout le quartier hors du lit… Nous le sommes tous, grâce à Marcel Aymé , Delphine ou Marinette. Comme la leur, notre vie est secrètement peuplée d’animaux pleins de sagesse et de plaisir, et au cours des centaines d’heures que j’ai passées à lire à haute voix des livres à mes enfants et à ceux des autres, ceux qui leur étaient dédiés. Contes du chat perché sont mes préférés.

Que voulons-nous dire lorsque nous disons « aimer les animaux » ? Parmi ceux du premier cercle, qui a son rond de serviette à notre table ? Du deuxième cercle, formé par les animaux de l’environnement immédiat, les chats du quartier, les cerfs furtifs dans la forêt, les dauphins dans la mer ou les busards busards dans le ciel, que l’on suit aux jumelles ? Ou les animaux en général, que notre mode de vie torture et massacre ? En matière de deuil animal, nous nous en tiendrons au premier cercle.

J’ai lu avec surprise que« à l’approche des dernières élections législatives de juin 2022, le Parti animaliste a poussé à l’instauration d’un jour de congé suite à la perte d’un animal ». Je me demande comment cette affirmation est justifiée. Il y a beaucoup de chagrins dans la vie, et si les plus gros doivent se traduire par des jours de congés, en ce qui me concerne, certaines années, je pense que j’aurais à peine eu le temps d’aller au bureau entre deux vacances. compatissant. Plus loin dans le même article, ces propos d’un témoin : « Parfois, la perte de votre animal avec qui vous avez passé quinze années de vie est plus douloureuse que celle de votre arrière-grand-mère. »

Entre le mépris de notre société pour nos animaux, qui nous pousse à nous excuser quand nous parlons du chagrin d’avoir perdu celui qui nous tenait si bien compagnie, et la perte de repères qui nous amène à comparer l’incomparable, il doit y avoir moyen de aimez votre chien ou votre chat sans honte mais sans vous perdre. Bien sûr la perte de notre chien peut peser plus lourd sur notre cœur que celle d’une personne qui nous serait alliée mais que nous connaissions peu ou pas du tout. Ce n’est pas une raison pour réunir deux événements qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre.

La chute d’un arbre centenaire au milieu de la pelouse ou la démolition de notre maison d’enfance peuvent aussi provoquer un véritable désarroi, quel instrument de mesure utilisera-t-on pour juger du nombre de jours de congés à accorder ? Le congé pour décès familial est principalement là pour permettre aux salariés de faire face aux multiples obligations qui accompagnent le décès d’un proche, sans que la perte de salaire ne vienne s’ajouter aux frais liés aux funérailles. C’est une manifestation de solidarité destinée à faciliter ce qui peut l’être, surtout l’accomplissement de mille pas. Cette solidarité s’exprime en s’appuyant sur la raison. Que vous ayez eu une relation proche avec votre parent, simplement tendre ou carrément exécrable, les étapes jusqu’à sa mort sont les mêmes et elles prennent du temps.

Le repos, la douleur, le chagrin, la douleur, la désolation, le chagrin, la détresse, le choc, les sentiments aux nuances infinies et imprévisibles qui s’emparent de nous et nous changent à chaque perte, relèvent du domaine vaste et riche. de l’intime. Ceux qui nous aiment sont là pour nous écouter si nous voulons leur parler, pour nous consoler si nous voulons être consolés. Apprenons à parler à cœur ouvert de ces vrais chagrins qu’inspire le véritable amour des animaux, cela nous évitera de comparer, et donc de confondre, l’arrière-grand-mère parfois lointaine et le petit chat dans son panier.

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