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Santé

Saturnisme : en Charente, le retour inquiétant d’un mal oublié

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Une maladie, rappelle Lisbeth Spanjers, directrice du centre social Hérisson, jusqu’à présent « réputé porté disparu » En France. Jusqu’à l’émergence d’un cas, en Charente, chez les voyageurs. Nous sommes en 2015. Une détection qui sonne comme un électrochoc pour ces acteurs sociaux qui veulent comprendre pour mieux protéger. A partir de là, c’est l’histoire de labourer le terrain pour sonder, expliquer, convaincre. Une campagne de dépistage (2) est menée par l’ARS de 2017 à 2019 afin de décrire « exposition au plomb des enfants de cette population ».

Un lent empoisonnement

Sur cette période, une centaine d’enfants, âgés de 24 mois à 17 ans, sont ensuite testés. Et «  wow, quand on a vu le résultat, on s’est dit ‘il y a quelque chose’ », raconte Lisbeth Spanjers, directrice du centre social Le Hérisson. Une quarantaine d’entre eux ont une plombémie supérieure ou égale à 50 µg/l, un seuil « définir le saturnisme » . Treize ont même une plombémie supérieure à 100 µg/l. Bref, « les niveaux d’imprégnation étaient bien supérieurs à ceux de la population générale »» précise Ascension Garcia Robles, directrice du centre social Les Alliers.

Qu’est-ce qui expose particulièrement les voyageurs au plomb ? Certainement des habitudes de vie. Comme celui « ne pas faire de distinction entre espace de vie et activités autour de la ferraille par exemple », raconte Frédéric Coudret, administrateur du centre social Le Hérisson. Ou «  tenir de jeunes enfants dans ses bras tout en omettant d’enlever sa salopette ».

Pour quoi ? Car ce métal peut s’empoisonner lentement, où qu’il se trouve. « Chez les chasseurs, les pêcheurs ou encore à travers les peintures anciennes de certaines habitations délabrées », rappelle Jean-Luc Lassoudière. Dans ce dernier cas, « Les jeunes enfants, ceux qui mettent à la bouche tout ce qu’ils touchent, sont particulièrement exposés »souligne Lisbeth Spanjers.

Le risque de ne pas faire la distinction entre espace de vie et activités autour du renforcement

De cette rémanence, les acteurs charentais ont trouvé une excellente raison d’agir. En encourageant le dépistage : seules 48 familles itinérantes ont participé parmi les 750 identifiées, ce qui pour les concernés, c’est déjà beaucoup. Et compter « sur le lien de confiance qui nous lie à nos publics ». Parfois difficile à convaincre. Sonia Patrac le confie sans détour : « De ma vie, je n’avais jamais fait de dépistage du cancer du sein ou quoi que ce soit, pour rien du tout ». Estimation « que cela ne servait à rien. » « Et puis quand j’ai vu ce que ça pouvait faire à nos enfants, à notre avenir »… La sexagénaire a alors changé d’avis.

Sensibiliser les professionnels de santé

Dans cette collecte de données, les médiateurs sociaux ont été appuyés par l’agence régionale de santé (ARS) qui a contribué à valider la démarche. « Ce sujet du saturnisme est probable depuis des années », indique Jean-Luc Lassoudière, et des actions de ce genre ont été menées auprès des voyageurs à Lyon et à Pau. En revanche, il insiste sur le fait que « Le saturnisme infantile ne concerne pas exclusivement les voyageurs ». Cela peut affecter « la population dans son ensemble ».

Pour Jean-Luc Lassoudière, ce travail participatif vise également à « faire parler les gens dans les caravanes ». Car adopter de bons réflexes permet de constater une diminution du taux de plomb dans l’organisme. Une prise de conscience salvatrice que ces médiateurs sociaux souhaitent désormais voir étendue à l’ensemble de la population, mais aussi aux professionnels de santé.

(1) Activités à risque d’exposition au plomb et saturnisme chez les enfants des familles de gens du voyage en Charente, 2017-2019.

(2) En partenariat avec des associations et la Fédération nationale des associations solidaires pour l’action auprès des Tsiganes et des Gens du voyage (FNASAT-GDV), de mars 2017 à décembre 2019.

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