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Nouvelles canadiennes

Rhône. Moins connues, ces inventions locales qui ont marqué l’histoire

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Barthélémy Thimonnier

L’inventeur de la machine à coudre né au pays du textile

Barthélemy Thimonnier a le textile dans le sang. Né de parents teinturiers à L’Arbresle en 1793, avant que sa famille ne s’installe à Amplepuis, il a pu réfléchir au fil des années à son invention de la machine à coudre. Son idée : reproduire le point de chaînette réalisé par les brodeuses des Monts du Lyonnais pour relier différents tissus.

Et c’est durant ses années de tailleur journalier à Saint-Étienne dans les années 1820 qu’il y parvient. En 1829, il crée la première machine à coudre à fil continu avec commande au pied. Il dépose le brevet en 1830 auprès de l’ingénieur Auguste Ferrand.





Barthélémy Thimonnier et sa machine à coudre. Progression de l’édition



Au musée Barthélemy-Thimonnier, à Amplepuis, le modèle de machine breveté en 1830 (à droite).  Photo d'archive J.-L.  Dubois

Au musée Barthélemy-Thimonnier, à Amplepuis, le modèle de machine breveté en 1830 (à droite). Photo d’archive J.-L. Dubois

Son atelier à Paris détruit par des ouvriers

Barthélemy Thimonnier ouvre la même année à Paris le premier atelier de fabrication mécanique au monde avec 80 machines. Cependant, 200 ouvriers, inquiets de l’impact de cette invention sur leur emploi, attaquent et détruisent l’atelier le 20 janvier 1831.

Il est alors contraint de retourner à Amplepuis pour perfectionner sa machine. Il a déposé plusieurs autres brevets, mais le succès a mis du temps à se construire.

Les récits de sa vie décrivent ses dernières années difficiles comme tailleur à Amplepuis.

Il y meurt le 5 juillet 1857, sans avoir bénéficié de son vivant des fruits de son invention, les Américains Elias Howe et Isaac Merritt Singer lui volant la vedette avec la machine à coudre au point navette. Mais son génie et son œuvre sont aujourd’hui reconnus : un musée lui est notamment consacré à Amplepuis.

GL

Victor Vermorel

Visionnaire en Beaujolais

Il s’appelle « L’Éclair » et il a grandement aidé les vignerons du Beaujolais. Nous sommes en 1875 et la crise du phylloxéra fait rage. Face à ce parasite qui détruit les vignes, l’entrepreneur caladien Victor Vermorel invente ce pulvérisateur en cuivre capable de traiter le vignoble, en 1886. Le succès fut colossal.

« C’est ce qui a fait sa fortune », note l’Académie de Villefranche. « La foudre s’est transmise de génération en génération et, encore aujourd’hui, certaines personnes la gardent chez elles. »

Deux projets à son nom qui vont aboutir

Né à Beauregard en 1848, Victor Vermorel n’est jamais à court d’idées. Le plus souvent avec génie. « Il a déposé beaucoup de brevets. Il était passionné par les nouveautés», souligne-t-on à l’Académie.





Victor Vermorel, décédé en 1927, était un célèbre inventeur et entrepreneur calaisien.  Académie Photo de Villefranche

Victor Vermorel, décédé en 1927, était un célèbre inventeur et entrepreneur calaisien. Académie Photo de Villefranche

En 1898, il crée les automobiles Vermorel, avec plusieurs modèles qui rencontrent un grand succès. Son parcours est également marqué par des mandats politiques, la création de l’aéroclub de Villefranche et de la station viticole, un centre de recherche qui recevait des stagiaires du monde entier pour les former à la viticulture.

Aujourd’hui, l’empreinte laissée à Villefranche est considérable. Au « 210 en Beaujolais », situé sur le boulevard qui porte son nom, l’institut Vermorel s’implante avec des projets autour du vin. Quant à la maison Vermorel, qu’il fit construire au début du XXee siècle, il accueillera des projets culinaires, économiques et culturels dès 2024.

YT

Eugène Prothière

Pharmacien et père du masque à gaz

De sa longue carrière dans le domaine de la santé, l’histoire retiendra son implication dans les recherches menées en laboratoire pendant la Première Guerre mondiale qui aboutirent à l’invention du masque à gaz.

Eugène Prothière est né à Tarare le 7 avril 1864. Son père, Jean-Claude Prothière, était pharmacien de la ville.

Il lui succédera, ayant hérité de son attirance pour les sciences naturelles. Fin connaisseur d’herboristerie, Eugène Prothière fonde en 1891 la Société des sciences naturelles et d’éducation populaire de Tarare, qui deviendra en 1965 la Société d’histoire, d’archéologie et de généalogie des monts de Tarare. Il est également maire de la ville.

Il est mort frappé par la foudre à Lyon

En 1915, le pharmacien hygiéniste est affecté à la direction des laboratoires de recherche. Il y étudie les différents gaz asphyxiants utilisés pendant la guerre et conçoit, avec d’autres chercheurs, le masque à gaz. Une invention qui a sauvé des milliers de vies.





Eugène Prothière travaille pendant la Première Guerre mondiale à la recherche contre les gaz asphyxiants et met au point le masque à gaz.  Photo Victoria Havard

Eugène Prothière travaille pendant la Première Guerre mondiale à la recherche contre les gaz asphyxiants et met au point le masque à gaz. Photo Victoria Havard

En juillet 1915, il est fait chevalier de la Légion d’honneur. Le 20 mars 1925, il meurt foudroyé après avoir quitté un de ses cours à l’université Lyon 2. Trois ans après sa mort, un buste à son effigie est inauguré en grande pompe à Tarare, en présence du maire de Lyon. Édouard Herriot et le député Laurent Bonnevay. Une rue porte encore son nom dans la ville de Mousselines.

VH

Source : Société d’histoire et d’archéologie des monts Tarare.

Famille Gillet

Comment cela a transformé l’industrie textile

Pour les Gillet, le début ressemble à l’histoire des pionniers du XIXème sièclee siècle, expliquant comment François, jeune paysan de Bully, né en 1813 dans une famille modeste, créa un empire industriel.

Dans son village il y avait des vignerons, des agriculteurs et des travailleurs de la soie à domicile. Contrairement à ses parents, le jeune homme sait lire et écrire mais sans avenir.

Cinq ouvriers en 1845

A 17 ans, il part à Lyon, d’abord comme apprenti, puis comme ouvrier chez des artisans spécialisés dans le noir des soieries. A 25 ans, il fonde une entreprise de teinture avec ses économies et engage son premier apprenti.

Marié à Marie Pierron, issu d’une famille de notables, François bénéficie d’un emprunt de son beau-père : en 1845, il a cinq ouvriers dans ses « Teintureries pour manufacturiers ». En 1851, devenu maître teinturier, il s’installe quai de Serin, avec ses « drogues », ses chaudières et ses machines à vapeur, car les équipements industriels qu’il utilise généraient des nuisances dans une zone très urbanisée.

Son fils Joseph, formé aux Chartreux, à la Martinière et en Allemagne, rejoint ensuite l’entreprise familiale. A l’époque, la teinture était artisanale et le noir fourni pour la soie n’était pas stable ; c’est l’importation du henné d’Algérie qui a tout changé. En 1854, François Gillet dépose un brevet pour sa fabrication.

Une usine monumentale construite en 1925

Mort en 1895, il transmet à ses fils une fortune considérable mais aussi son intuition et sa confiance dans la modernité.

En 1906, Joseph fait breveter un procédé chimique issu des recherches de Chardonnet (1894) et mis au point en Allemagne, il permet de produire un fil comparable à la soie : la viscose. Contemporaine des grands projets, la famille suit de près la construction de la ligne ferroviaire de l’Est de Lyon (1881), le creusement du canal de Jonage (1894-98) et la mise en service de la centrale hydroélectrique. par Cusset (1899).

Enfin, Joseph achète un terrain bon marché à Vaulx-en-Velin, près du canal, pour y implanter un complexe industriel qui bénéficierait de l’électricité, du transport ferroviaire et de la présence de l’eau indispensable. En 1923, à la mort de Joseph, Edmond, petit-fils de François, devient le patron du groupe et de cette usine monumentale construite en 1925.



Au premier plan l'usine Tase et ses villes et au fond, le canal Jonage.  Une carte postale des années 1950.  Archives photographiques Collection Lydia Pena

Au premier plan l’usine Tase et ses villes et au fond, le canal Jonage. Une carte postale des années 1950. Archives photographiques Collection Lydia Pena



L'usine et ses villes ouvrières lors de sa construction.  Photo d'archive Collection Lydia Pena

L’usine et ses villes ouvrières lors de sa construction. Photo d’archive Collection Lydia Pena



L'usine Tase et ses cités-jardins.  Photo des archives municipales

L’usine Tase et ses cités-jardins. Photo des archives municipales



Les usines Gillet dans les années 1950.  Photo des archives municipales

Les usines Gillet dans les années 1950. Photo des archives municipales



Une femme dans l'atelier de bobinage.  Photo des archives municipales.

Une femme dans l’atelier de bobinage. Photo des archives municipales.

Ce complexe industriel, avec cités-jardins, église, services médicaux, écoles, hôtel social, etc. a changé la ville, passant de 955 ouvriers en 1926 à 3 000 en 1928. Fermé en 1980, TASE (Textile Artificiel du Sud-Est) a laissé a marqué durablement l’ingénierie industrielle lyonnaise.

Sources: Les Gillets de Lyonpar Hervé Joly, Droz-2015 ; Viscose à Vaulx-en-Velinouvrage collectif, éditions Bellier-1999 ; Un trésor est révéléGuide du patrimoine aurhalpin n° 40-2018 ; Histoires de soielivret étudiant du collège J. Duclos – 1992 ; Dynastie Magazine.

Retour sur l’usine TASE et son quartier

►L’usine TASE était une filature, elle vendait des bobines de fil pour le tissage, il n’y avait pas de métier à tisser à Vaulx-en-Velin.

► Le seul lien du Carré de Soie avec la soie est la chimie. Les Gillet ont su fabriquer une teinture noire capable de tenir longtemps sur la soie tissée à Lyon. Ils étaient également capables de produire en grande quantité et à moindre coût, des fils imitant la soie, grâce à un procédé utilisant des produits chimiques.

► La production était continue. Les salariés étaient retenus par la possibilité de se loger dans des cités ouvrières.

► La mécanisation et l’emploi de nombreuses personnes peu qualifiées permettent, en 1939, de fabriquer 270 tonnes de fil par mois.

► Joseph Gillet, collectionneur d’art, a légué des tableaux de Corot, Courbet, Delacroix au Musée des Beaux-Arts de Lyon. Des rues de Lyon et de Villeurbanne portent son nom.

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