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Nouvelles canadiennes

Qui sont les « Merlinettes », à qui la République rend hommage ?

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Les premières femmes soldats de l’Armée française, les « Merlinettes », ont été officiellement honorées pour la première fois par le gouvernement, vendredi 6 octobre. Une stèle a été inaugurée au Musée de la Résistance à Lorris, dans le Loiret, en hommage à deux d’entre elles, Élisabeth Torlet et Eugénie Mélika-Djendi. La cérémonie s’est déroulée en présence de la secrétaire d’État aux Anciens Combattants et à la Mémoire, Patricia Miralles.

Bien que largement absentes des livres d’histoire, les Merlinettes ont néanmoins contribué à la victoire des Alliés et ouvert la voie à la féminisation de l’armée. La résistante Colette Escoffier-Martini, aujourd’hui âgée de 100 ans, serait la dernière Merlinette encore en vie.

Deux femmes soldats parachutées en France occupée

Suite au débarquement américain en Afrique du Nord en novembre 1942, l’armée française se regroupe et prend les armes aux côtés des Alliés. Le colonel Merlin décide de créer le Corps féminin des transmissions (CFT), un service qui a pour objectif de libérer le plus d’hommes possible pour les envoyer combattre au sein des Forces françaises libres. Plus d’un millier de femmes volontaires répondirent à l’appel du général et prirent le nom de Merlinettes. Au 1er mars 1944, les effectifs atteignaient 2 000 femmes pour l’armée de terre et 400 pour l’armée de l’air, précise le Musée de l’Armée.

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Formées en Algérie française et à Londres, les Merlinettes deviennent principalement des opératrices d’écoute, des standardistes et des interprètes. Plus rarement, certains sont même parachutés derrière les lignes ennemies comme agents des opérations spéciales.

C’est le cas d’Eugénie Mélika-Djendi. Après avoir appris les rouages ​​de la topographie et participé à des séances de tir et de manipulation d’explosifs, elle devient opératrice radio à Londres avant d’être parachutée en France occupée. Trahie par un membre du réseau censé l’accueillir, elle est arrêtée par les nazis dès son atterrissage. A seulement 21 ans, elle est déportée au camp de concentration de Ravensbrück où elle est exécutée le 15 janvier 1945.

Une participation à l’histoire passée à la trappe

Un sort tout aussi tragique est réservé à Élisabeth Torlet, qui rejoint le Women’s Signal Corps en 1943. Parachutée dans le Doubs le 5 septembre 1944, la résistante est capturée par les Allemands quelques heures seulement après son arrivée sur le sol français. Elle a été assassinée le lendemain, à l’âge de 29 ans.

Peu de temps après l’issue victorieuse du conflit, ces hommes courageux enfilent leurs uniformes et rentrent chez eux. Bien qu’elles participèrent à la libération de la France et à l’avancée vers l’Allemagne et l’Italie, les Merlinettes restèrent longtemps anonymes, comme le prédit le colonel Merlin, devenu général, et à qui l’on doit cet adage paternaliste : « Hier, les femmes soldats que tous doivent respecter, puissent-elles être demain des épouses et des mères heureuses. »



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