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Sport

Qui peut encore se permettre une équipe sportive professionnelle ?

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Deux événements distincts survenus plus tôt cette semaine ont soulevé une question très pertinente sur l’avenir du sport professionnel nord-américain.

Dans quelques années, qui pourra encore s’offrir une équipe ?

Mercredi, le site spécialisé dans la finance du sport, Sportico, a publié son enquête annuelle sur la valeur des équipes de la LNH. Dans cette affaire, Sportico suit les traces du magazine Forbesqui mesure l’évolution de la valeur des équipes des ligues majeures nord-américaines sur plusieurs décennies.

Comme d’habitude, Sportico rapporte que la valeur des équipes de la LNH augmente fortement. Par exemple, les Maple Leafs valent désormais 2,65 milliards de dollars, ce qui représente une augmentation de 25 % depuis l’an dernier. Les Rangers de New York sont valorisés à 2,45 milliards (+22%) alors que la valeur du Canadien aurait augmenté de 33% et s’élève désormais à 2,27 milliards.

Ces chiffres semblent réalistes si l’on tient compte du fait que Michael Andlauer vient de payer 950 millions pour acquérir les Sénateurs d’Ottawa. Toutefois, la franchise de la capitale canadienne fait partie des canards boiteux de la ligue.

Si l’on prend du recul, cela signifie qu’entre le début de la pandémie et aujourd’hui, la valeur collective des équipes de la LNH a augmenté de près de 10 milliards (+30,9 %). Tout cela alors que le plafond salarial des joueurs était gelé ! Mais c’est un autre sujet.

L’évaluation la plus récente de Sportico signifie aussi que la valeur des équipes de la LNH a été multipliée par 5 depuis 2009. Si cette tendance devait se poursuivre, les Maple Leafs vaudraient près de 14 milliards en 2037 tandis que la valeur des Rangers et des Canadiens oscillerait autour de 13 milliards.

Et on voit mal comment ce scénario ne pourrait pas se réaliser. Depuis plus de soixante ans, l’industrie du sport professionnel n’a-t-elle pas démontré de manière constante que les récessions, les hausses de taux d’intérêt, l’inflation, les taux de chômage élevés, les guerres et toutes les autres calamités qui affectent d’autres secteurs de l’économie n’ont presque aucun effet sur elle ?

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Le sport professionnel est une véritable machine à imprimer de l’argent. Au point où, ces dernières années, des fonds d’investissement se sont rapprochés de la NFL, de la NBA, de la MLB et de la LNH afin d’obtenir un statut d’investisseur silencieux au sein de diverses organisations.

Depuis, à prix d’or, ces fonds ont pu acquérir simultanément une participation minoritaire dans plusieurs équipes d’un même championnat. Toutefois, ces fonds ne sont là que pour faire fructifier leur argent. Ils n’ont pas leur mot à dire sur l’orientation générale ou les opérations des organisations dans lesquelles ils investissent.

Cette semaine également, le propriétaire des Capitals de Washington et des Washington Wizards (NBA), Ted Leonsis, a fait l’objet d’un long et très intéressant article dans le Washington Post.

L’été dernier, Leonsis a vendu 5% des parts de sa société de divertissement et de sport au fonds souverain qatari pour la modique somme de 200 millions.

Cette transaction valorise donc la société de Leonsis à environ 4 milliards.

Ce dernier devient ainsi le premier propriétaire d’une franchise sportive nord-américaine à s’associer à des intérêts financiers du Moyen-Orient.

La décision de Ted Leonsis soulève évidemment de nombreuses questions éthiques et de sérieuses inquiétudes. Elle intervient immédiatement après le rachat (ou tentative de rachat) du monde du golf par le fonds d’investissement souverain saoudien.

Cela accroît également l’influence toujours croissante de plusieurs pays totalitaires déjà très actifs au sein du mouvement olympique, de la FIFA, de la F1 et d’autres disciplines majeures.

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Dans cette interview accordée au Washington Post, Ted Leonsis a d’abord rejeté toute accusation de lavage sportif (blanchiment par le sport, NDLR). Le fonds souverain du Qatar est un partenaire silencieux qui ne participe pas aux opérations de ses équipes sportives et n’a pas le droit de parler publiquement de ces équipes ou de ses activités, affirme-t-il.

Sauf que, en effet, tout le monde sait désormais que les dirigeants qatariens sont considérés comme très amicaux par les dirigeants de la NHL et de la NBA. Et qu’il leur est possible d’investir dans ces ligues malgré le fait que la liberté d’expression dans ce pays est réprimée ; que les membres de la communauté LGBTQ+ peuvent y être arrêtés et torturés ; que les femmes doivent obtenir la permission d’un tuteur masculin pour étudier, voyager ou se marier ; et que les travailleurs étrangers sont exploités et victimes de violences.

Ce n’est pas anodin.

Cependant, dans le même temps, Ted Leonsis prédit que nous verrons de plus en plus d’investisseurs du Moyen-Orient et/ou d’investisseurs institutionnels émerger dans le monde du sport professionnel nord-américain. Parce que, explique-t-il, le bassin de milliardaires (nord-américains) capables de payer pour une équipe est de plus en plus limité.

Quand on y pense, y compris la MLS, il y a quelque 155 grandes équipes sportives en Amérique du Nord. Il existe environ 1 100 milliardaires sur le continent et seuls 250 d’entre eux possèdent une fortune évaluée à plus de 5 milliards. Un grand pourcentage d’entre eux n’ont aucun intérêt ou affinité pour le sport – ils ont des problèmes plus importants à régler – et Leonsis n’a pas tort de soutenir qu’il faut désormais avoir des poches extrêmement minces, voire épouvantables. d’acheter des clubs dans des ligues où la valeur moyenne oscille autour de 2,32 milliards (MLB), 3,85 milliards (NBA) ou 5,1 milliards (NFL).

Tu verras. Je crois que d’autres équipes et d’autres ligues accueilleront favorablement la participation financière des fonds de pension, des fonds de dotation universitaires et des fonds souverains pour concocter leur base d’investisseurs.il dit.

Pour l’instant, les investisseurs comme le fonds souverain du Qatar investissent leur argent, ne disent pas un mot et récoltent leurs dividendes. Mais à terme, ils seront probablement parmi les derniers danseurs sur la piste.

À qui la famille Molson va-t-elle vendre le Canadien alors qu’il vaut 10 ou 13 milliards ? C’est une sacrément bonne question.

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