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Nouvelles canadiennes

Quand le populisme s’en prend à l’écologie

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Notre génération aura donc ce « privilège », sans doute unique, dans l’histoire de l’humanité. Être témoin d’un changement climatique majeur. Il suffit de revoir nos derniers étés et les températures « anormales » enregistrées pour s’en convaincre. Et si nous en doutons encore, les scientifiques sont là pour nous en apporter la preuve : nous vivons un réchauffement inimaginable, un réchauffement que nous constatons, et dont nous sommes la cause.

Les changements climatiques antérieurs ont mis plusieurs siècles à se manifester. Cela se mesure en quelques années…

Inaction coupable

Mais est-ce qu’on accélère la prise de conscience écologique ? Travaillons-nous dur pour réduire notre dépendance aux combustibles fossiles ? Pas vraiment. Comme si, tel un lapin pris dans les phares d’une voiture, plus on atteint le point de non-retour climatique, moins on est capable de bouger.

Ce constat a provoqué la publication d’un nouveau et vigoureux texte écologique du pape François,Laudate Deumune sorte de reprise dramatisée de son premier texte sur le sujet, Laudato si‘. « Je me rends compte avec le temps que nos réactions sont insuffisantes alors que le monde qui nous accueille s’effondre et s’approche peut-être d’un point de rupture »écrit-il, ajoutant : « Nous devons cesser de paraître conscients du problème, mais en même temps manquer de courage pour apporter des changements substantiels. » Le pape François critique les climato-sceptiques capitalistes, les adeptes du développement technologique et les grandes puissances économiques.

Mais il oublie de citer un mouvement peut-être aussi profond, et qui prend de l’ampleur, notamment en Europe et aux Etats-Unis, le « populisme anti-écologique ». Ce n’est pas l’œuvre des puissants, ni des élites, mais plutôt de ceux que le Pape appelle  » les gens « .

Un discours de peur sur l’écologie

Des catégories sensibles aux discours de peur sur l’avenir vert qui nous attend. Nous l’avons vu lors des toutes dernières élections aux Pays-Bas, et ce phénomène touche également le Danemark, l’Autriche et l’Italie. L’écologie est, de manière très démagogique, accusée de tous les maux : fin de la voiture, de la viande, complexité administrative, suppression des désherbants efficaces, etc.

Pourquoi une telle peur ? Pour le philosophe Pierre Charbonnier (1), une des causes est la rapidité du changement climatique. En effet, les conditions environnementales évoluent très rapidement, ce qui nous fait complètement reculer dans nos imaginaires de l’action publique. Tous les dispositifs de planification à long terme de la politique économique ont été construits pour produire davantage d’abondance. Ils ont été faits pour créer les conditions de la croissance, ce qui les rendait rassurants.

Or cette fois il faut, selon son expression, « planification à long terme du freinage », une proposition qui semble presque absurde en soi. Et ce qui est très inconfortable pour tous ceux qui sont directement concernés par le système productif. On l’a vu avec les gilets jaunes en France. Ce mécontentement s’étend aux populations rurales et aux travailleurs, avec des questions légitimes : comment protéger les droits du travail si les travaux polluants sont contraints de disparaître ? Qu’en est-il des métiers liés à l’agriculture ? Comment investir votre main d’œuvre de manière durable ?

« Planifier le freinage » cela ne concerne guère ceux qui votent aujourd’hui pour les partis verts, la classe moyenne privilégiée qui peut investir dans les idéaux écologiques justement parce qu’elle n’est pas directement concernée. C’est facile d’être écolo quand on est enseignant… ou journaliste ! Beaucoup plus compliqué pour un ouvrier ou un agriculteur. Il faut sans doute savoir mieux écouter ces populations et pouvoir leur parler. Ils sont en première ligne de la transition écologique.

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