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Science et technologie

Pour votre santé mentale et votre bien-être, quelles activités sportives privilégier ?

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La pratique d’une activité physique est recommandée pour la santé physique et pour prévenir certaines pathologies. Mais les effets bénéfiques de l’activité physique sur le bien-être, les capacités cognitives (par exemple la mémoire ou la prise de décision), la régulation des émotions et la santé mentale plus généralement sont également bien établis. Par exemple, la pratique d’un sport réduit les symptômes d’anxiété, de dépression, de stress et de solitude.

Cependant, de nombreuses questions restent ouvertes : les effets bénéfiques de l’activité physique sur la santé mentale et les capacités cognitives concernent-ils tous les types de sport, qu’ils soient intensifs ou plus modérés, individuels ou collectifs ? L’activité physique peut-elle être défavorable ? Quels sont les mécanismes biologiques par lesquels ces effets se produisent ? Sont-ils présents dans toutes les matières ? Le but de cet article est d’apporter quelques réponses à ces questions.

Les effets bénéfiques du sport sur la santé mentale dépendent-ils de l’intensité de l’effort ?

Lorsque l’on prend en compte l’intensité de l’effort physique, on distingue deux catégories de sports. Les premiers, comme la marche ou le jogging, font appel à l’endurance. Ils mobilisent entre 65 % et 80 % de la fréquence cardiaque maximale (FCmax) du sujet. Ces activités sont dites en zones aérobies car le corps utilise l’oxygène pour libérer l’énergie nécessaire à leur pratique.

La seconde concerne les efforts plus intenses, comme le sprint. Ils mobilisent 85 à 90 % de la fréquence cardiaque maximale en produisant de l’acide lactique, un composé nécessaire au fonctionnement musculaire mais qui peut provoquer des crampes en cas d’excès. Ces sports se situent en zone anaérobie, c’est à dire sans consommation d’oxygène pour produire de l’énergie.

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Il est clairement établi qu’une activité aérobie, qui fait donc appel à l’endurance et qui dure une vingtaine de minutes, est suffisante pour améliorer les fonctions cognitives chez les adolescents. Mais les effets bénéfiques ne se limitent pas aux sports aérobiques (d’endurance). En effet, l’entraînement en résistance, une technique de musculation populaire utilisée par les amateurs de musculation, induit des effets similaires sur la cognition.

D’autres études se sont concentrées sur des sports plus spécifiques. Ils montrent que le karaté ou le taekwondo, par exemple, améliorent la concentration et ce que l’on appelle les fonctions exécutives (c’est-à-dire les processus cognitifs de haut niveau tels que la planification, l’élaboration de stratégies, la flexibilité mentale), que le tennis de table joue sur l’anticipation de l’action et du temps de réaction, ou encore que pratiquer la danse favorise le bien-être. Ainsi, le sport est globalement bénéfique, mais le type de sport pratiqué peut être déterminant dans le développement de certaines dimensions cognitives.

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Dans certaines situations, l’activité physique peut-elle être défavorable ?

Cependant, le sport peut également exposer les gens à des risques pour leur santé. Ainsi, les sportifs de haut niveau et les amateurs de sports à haute intensité (marathon, triathlon, iron man, CrossFit…) s’entraînent pendant de nombreuses heures, amenant leur corps au seuil de ses limites. Ces pratiques peuvent également être un facteur de risque de comportements addictifs, l’addiction à l’exercice physique augmentant le risque de développer une autre addiction, par exemple à une substance comme l’alcool.

Les sports individuels et collectifs ont-ils le même impact ?

Plusieurs études démontrent que la participation à une équipe sportive à l’adolescence réduit le stress et améliore la santé mentale et l’intégration sociale des participants. Cet effet n’est pas systématiquement retrouvé pour la pratique de sports individuels, certaines études faisant même état d’effets négatifs. Ces travaux semblent suggérer que la participation à un sport d’équipe a un impact positif plus important sur la santé mentale que la pratique de sports individuels. Pour certains auteurs, l’un des mécanismes par lesquels le sport d’équipe favorise la santé mentale est lié au fait que l’activité collective permet de construire des relations sociales et amicales, et de favoriser le sentiment d’appartenance à un groupe, déterminant pour la santé mentale. santé, particulièrement à l’adolescence.

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Cependant, le contexte dans lequel ces activités sont exercées ainsi que des facteurs individuels jouent également un rôle important. En effet, certaines conditions, par exemple des contextes de compétition intenses avec un entraînement extrême, des styles de coaching qui mettent l’accent sur la victoire ou des moyens immoraux pour y parvenir, ont des effets néfastes sur la santé mentale, conduisant au stress. , burn-out, addiction.

Par quels mécanismes biologiques le sport agit-il sur le bien-être et la santé mentale ?

Des études d’imagerie cérébrale ont établi une association positive entre l’exercice physique et l’augmentation du volume de zones cérébrales spécifiques telles que l’hippocampe, une région importante pour l’encodage de la mémoire (le processus par lequel se produit la mémorisation) et la gestion. stresser. La pratique régulière du tennis, en particulier, améliore également le fonctionnement des régions préfrontales, région cruciale pour les fonctions exécutives.

Si l’on considère ce phénomène au niveau cellulaire, on observe que les effets bénéfiques de l’activité d’endurance (aérobie) sont associés à une augmentation de ce que les spécialistes appellent la neurogenèse hippocampique adulte.

En effet, il a été démontré qu’au sein de l’hippocampe d’un sujet adulte, de nouveaux neurones sont générés chaque jour. Ceux-ci favorisent la mémoire et la résistance au stress. Lorsqu’une roue d’écureuil est introduite dans la cage d’élevage des souris, celles-ci commencent spontanément à effectuer des exercices d’aérobie (d’endurance). Si l’on compare le cerveau des souris ayant produit ce type d’effort, de manière régulière et soutenue, avec celui des souris sédentaires, on constate une augmentation significative des néoneurones de l’hippocampe.

Plusieurs mécanismes ont été proposés : l’exercice augmente le flux sanguin cérébral et l’apport d’oxygène au cerveau. Il libère également des facteurs neurotrophiques, c’est-à-dire des facteurs favorisant la croissance et la survie des neurones. De plus, les souris peuvent être soumises à des efforts physiques intenses, entrecoupés de courtes périodes de repos. Initialement, les études semblaient indiquer un effet défavorable de l’exercice anaérobie. Mais des études plus récentes ont indiqué que ce type d’effort induit également un effet positif sur la génération de nouveaux neurones par l’hippocampe (neurogenèse hippocampique), sans doute via la libération de facteurs neurotrophiques par les muscles.

Ces effets existent-ils chez tout le monde ?

Dans les études chez l’animal mais aussi chez l’homme, les effets bénéfiques de l’effort physique sur la cognition, le bien-être et la génération de nouveaux neurones par l’hippocampe (neurogenèse hippocampique) ne sont pas présents chez tout le monde. sujets et varient en fonction de leur bagage génétique. En effet, certaines variantes génétiques codant pour des facteurs neurotrophiques (comme le BDNF) ou des facteurs de croissance (comme le NGF) diminuent les effets bénéfiques du sport.

En conclusion, notons que l’ensemble de ces études confirment et précisent les effets bénéfiques de l’activité physique sur la santé mentale et le bien-être. Ils soulignent à quel point le corps et les processus cognitifs, émotionnels et sociaux sont en interaction constante. De plus, l’exercice physique, souvent pratiqué en équipe, favorise également l’intégration sociale, devenant ainsi un puissant catalyseur pour une société plus inclusive.

Cet article est publié dans le cadre de la Fête de la Science (qui a lieu du 6 au 16 octobre 2023 en France métropolitaine et du 10 au 27 novembre 2023 en outre-mer et à l’international), et dont The Conversation France est partenaire. Cette nouvelle édition porte sur le thème « sport et science ». Retrouvez tous les événements de votre région sur le site Fetedelascience.fr.

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