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Santé

Pour améliorer votre santé, entraînez-vous !

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Nos sociétés modernes sont confrontées à un nombre croissant de patients souffrant non seulement de maladies chroniques, qu’elles soient pulmonaires, cardiovasculaires ou métaboliques (syndrome métabolique, diabète, obésité…), mais également de cancers. Outre cette liste – qui n’est pas exhaustive – les pays occidentaux sont également confrontés au vieillissement de leur population. Résultat : les coûts des soins de santé explosent.

Il existe cependant un traitement/médicament très peu coûteux. Ses effets positifs sur certains symptômes, ainsi que sur la morbidité, l’autonomie et la qualité de vie des patients atteints des maladies précitées ou des personnes âgées, sont scientifiquement établis. Il s’agit d’exercice physique.

Régulièrement, de nouvelles études scientifiques démontrent le rôle bénéfique d’une activité physique régulière dans la prévention ou le traitement des maladies. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la sédentarité est la principale cause de mortalité évitable. Pratiquer une activité physique modérée (marche, natation, jardinage, etc.) pendant au moins 3 heures par semaine ou une activité intense (course, etc.) pendant au moins 20 minutes, 3 fois par semaine réduit le risque de mortalité prématurée.

En médecine, il est traditionnel de prescrire le traitement le plus efficace avec le moins de risques ou d’effets secondaires. L’exercice physique répond dans de nombreux cas à cette double exigence, à condition qu’il soit bien calibré et exécuté ! Voici ce que la science nous dit sur ses bienfaits.

Effets de l’entraînement d’endurance

Dans la population générale, on sait que l’entraînement d’endurance entraîne une amélioration de la condition physique. Ainsi, lorsque nous sommes bien entraînés, nous sommes capables de pratiquer une activité physique plus longtemps et/ou à une intensité plus élevée.

Ces meilleures performances après l’entraînement sont en partie liées à des adaptations pulmonaires, cardiovasculaires et musculaires conduisant à une amélioration de notre capacité à consommer de l’oxygène.

L’entraînement d’endurance améliore la capacité pulmonaire et cardiaque.
Jenny Hill/Unsplash

En effet, l’oxygène est le « oxydant » majeur qui intervient dans les réactions apportant de l’énergie à nos cellules musculaires, et l’entraînement d’endurance améliore toutes les fonctions de l’organisme impliquées dans la collecte, le transport et le transport. utilisation de l’oxygène.

Ainsi, après l’entraînement, les aptitudes et capacités pulmonaires maximales (impliquées dans la captation de l’oxygène) sont améliorées.

Si le débit cardiaque (impliqué dans le transport de l’oxygène et correspondant au produit de la fréquence cardiaque par le volume systolique) reste le même pour une intensité donnée après l’entraînement, ses modalités changent. En effet, avec l’entraînement d’endurance, les cavités cardiaques s’agrandissent, ce qui permet d’envoyer plus de sang dans le corps à chaque battement cardiaque (le volume systolique augmente). De ce fait, le cœur battra plus lentement après l’entraînement (diminution de la fréquence cardiaque) pour une intensité d’activité donnée.

De plus, étant donné que la fréquence cardiaque maximale n’est pratiquement pas affectée par l’entraînement, mais que le volume systolique est augmenté, le débit cardiaque maximal est considérablement augmenté par l’entraînement d’endurance. Cette adaptation cardiaque est primordiale pour l’apport de sang et donc d’oxygène à l’organisme et aux muscles notamment.

Enfin, les muscles (squelettiques striés, impliqués dans le mouvement et qui finalement utiliser de l’oxygène) sont également le siège de nombreuses adaptations. Le nombre de petits vaisseaux sanguins (capillaires) qui irriguent le muscle est fortement augmenté par l’entraînement, ce qui améliore l’apport d’oxygène aux tissus. De plus, sous les contraintes d’une activité physique régulière, le muscle « se renforce » : il devient un peu plus gros (légère hypertrophie des fibres musculaires) et plus fort.

Dernier point : tout « l’équipement musculaire » (autrement dit les voies métaboliques dites « aérobies ») qui sert à la combustion de carburants (glucides ou lipides) et de comburant (oxygène) pour fournir l’énergie nécessaire à la contraction musculaire est également amélioré.

Exercice physique et maladies métaboliques

Lorsqu’une personne souffrant d’une maladie métabolique (syndrome métabolique, diabète de type 2, obésité, etc.) pratique une activité physique, elle bénéficie de toutes les adaptations mentionnées ci-dessus ; surtout, d’autres adaptations se produisent qui permettent de contrecarrer les effets néfastes de la pathologie.

En effet, lors de l’effort, le muscle consomme des lipides et surtout des glucides. En conséquence, ces substrats pénètrent dans les cellules musculaires pour y être utilisés. Ils s’accumulent donc moins dans le sang, réduisant ainsi leur contribution au développement de maladies métaboliques et cardiovasculaires. En conséquence, l’hyperglycémie, la résistance à l’insuline, l’intolérance au glucose, le mauvais cholestérol, l’hyperlipidémie et l’hypertension artérielle (entre autres) diminueront.

Tout cela vise à réduire les risques et les symptômes du syndrome métabolique, du diabète de type 2 et de l’obésité. Évidemment, si l’activité physique est associée à une alimentation trop grasse, trop salée et trop sucrée, ces bienfaits seront perdus…

Exercice physique et vieillissement

Photo d’un groupe de baigneurs avec au premier plan une dame âgée souriante.
L’activité physique aide à combattre les symptômes de la dépression.
Burçin Ergünt/Unsplash

Le vieillissement est inévitable et il touche tous les niveaux du corps : pulmonaire, cardiaque, vasculaire et musculaire. La conséquence est imparable : la forme physique diminue.

En revanche, ce qui est remarquable, c’est que les courbes des populations sédentaires, actives et hautement formées évoluent de manière quasi parallèle. Ainsi, la condition physique des personnes actives reste supérieure à celle des personnes sédentaires, à tout âge.

En pratique on remarque que les capacités physiques d’une personne sédentaire de 45 ans et d’une personne active de 65 ans sont similaires ! Le défi est donc de rester actif tout au long de la vie. On peut ainsi espérer retarder l’apparition de pathologies liées à l’inactivité, comme les maladies métaboliques.

Être physiquement actif peut non seulement vous faire vivre plus longtemps, mais, mieux encore, cela contribue à retarder l’apparition d’une dépendance.

Exercice physique et cancer

Le cancer s’accompagne souvent d’une fonte musculaire (cachexie), d’une perte de force et d’une fatigue chronique, conduisant à l’inactivité. La maladie favorise également l’anxiété, voire la dépression. Tout contribue à une dégradation de la qualité de vie des patients. De plus, certains de ces traits peuvent être aggravés par des traitements comme la chimiothérapie.

A l’inverse, l’activité physique permet de contrecarrer la plupart des effets néfastes).

Par ailleurs, des études épidémiologiques ont montré qu’un mode de vie actif incluant une activité physique régulière protège contre le développement du cancer du côlon et du sein (réduction de 25 à 30 % du risque de survenue) et que l’exercice physique, même après un diagnostic de cancer du sein, peut réduire le risque. de décès dû à la maladie.

Exercice physique et anxiété, stress ou dépression

Une étude scientifique a montré que les personnes ayant pratiqué une activité physique régulière présentaient une réduction des symptômes de stress et d’anxiété, par rapport à un groupe témoin sans activité physique.

D’autres travaux ont également montré une relation inverse entre le niveau de forme physique et les symptômes de la dépression, et qu’une activité physique régulière est associée à une incidence/prévalence plus faible de la dépression.

Groupe de personnes écoutant les consignes d’un entraîneur lors d’une séance d’activité physique en salle.
L’activité physique permet de lutter contre le stress ou certains symptômes de dépression.
Rawpixel.com

Exercice physique et drépanocytose

L’anémie falciforme est une maladie génétique qui induit la production d’hémoglobine anormale. Parmi les conséquences, on note une anémie sévère qui réduit drastiquement la condition physique des patients : les patients les plus gravement atteints ne sont pas capables de monter un escalier sans s’arrêter pour récupérer.

Par précaution face à certains risques liés à un effort physique trop intense (crises vaso-occlusives, syndrome thoracique aigu), les patients s’enferment trop souvent dans des comportements hypersédentaires.

Pourtant, si l’exercice physique est bien calibré, il s’avère non seulement sans risque, mais surtout bénéfique : nos études ont en effet démontré que tous les niveaux pulmonaire, cardiovasculaire et musculaire sont améliorés.

conclusion et perspectives

Tous ces résultats indiquent l’importance des recommandations concernant l’activité physique régulière.

L’activité physique peut être utilisée à titre prophylactique, pour prévenir l’apparition ou l’aggravation d’une maladie, ou comme moyen thérapeutique, en s’intégrant à l’arsenal thérapeutique de prise en charge des patients, afin de contribuer à éliminer ou à soulager certains de leurs symptômes.

La principale question n’est plus de savoir si l’activité physique est bénéfique, mais plutôt d’en préciser le type, les doses, l’intensité, les modalités d’application et les indications selon les individus et les stades de la pathologie. dont nous souhaitons améliorer les soins.

Une telle activité physique, régulière, structurée dans ses modalités de mise en œuvre (durée, durée, type d’exercice, etc.) et individualisée, devient un véritable « entraînement physique » dont l’objectif n’est pas de gagner des compétitions. , mais pour éviter de perdre la santé !


Pour améliorer votre santé, entraînez-vous !

Cet article est publié dans le cadre de la Fête de la Science (qui a lieu du 6 au 16 octobre 2023 en France métropolitaine et du 10 au 27 novembre 2023 en outre-mer et à l’international), et dont The Conversation France est partenaire. Cette nouvelle édition porte sur le thème « sport et science ». Retrouvez tous les événements de votre région sur le site Fetedelascience.fr.

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