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Période de soudure au Québec

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Le ministre des Finances a fortement insisté mardi sur le fait que la situation budgétaire actuelle n’a rien à voir avec celle vécue par les Québécois lors des premières années du mandat de Philippe Couillard.

Pas du tout, pas du tout, a répondu Eric Girard, lorsqu’on lui a demandé si on approchait d’une période d’austérité budgétaire. Il admet toutefois que la croissance économique en souffrira modération importante et que son le cadre financier est serré.

Si le ministre se veut rassurant, il réduit tout de même de moitié ses prévisions de croissance économique pour 2024. Plusieurs des ajustements apportés à son cadre budgétaire sont également préoccupants : le déficit a été plus important que prévu en 2022-2023, les recettes fiscales seront plus faible que prévu dans les années à venir et le service de la dette sera plus coûteux. Pour atteindre ses objectifs, le gouvernement devra réduire ses provisions.

Parmi tous les chiffres présentés, un retient particulièrement l’attention. La croissance des dépenses sera très faible au cours des prochains exercices, le document prévoyant une augmentation de seulement 1,6% l’année prochaine et une moyenne de 2,3% sur cinq ans. Il est évident que le gouvernement disposera de très peu de marge de manœuvre.

Le ministre des Finances a insisté lors de la présentation de sa mise à jour économique pour dire que la situation budgétaire actuelle n’est pas comparable à celle qu’ont vécu les Québécois durant les premières années du mandat de Philippe Couillard.

Photo : La Presse Canadienne / Jacques Boissinot

Selon la ministre Girard, les dépenses ont tellement augmenté pendant la pandémie que ces chiffres doivent être pris avec prudence. Il ne faut cependant pas oublier que plusieurs des mesures temporaires mises en place pendant la crise sont devenues des dépenses récurrentes, qu’il s’agisse d’embaucher de nouveaux employés ou de mettre en place des centres de vaccination. Sans parler de l’inflation, encore élevée, qui augmente les coûts de fonctionnement d’année en année.

Une augmentation réaliste des dépenses ?

Dans un rapport publié il y a quelques jours, l’Institut du Québec s’interrogeait déjà : Sera-t-il possible d’atteindre ces objectifs de dépenses très exigeants ? Et d’un autre côté, pourrons-nous y parvenir sans répercussions sur les missions de l’État et les services aux citoyens ?

Selon les auteurs de l’étude, le taux de croissance attendu peut être décrit comme très ambitieux Et est comparable à celle des deux périodes d’austérité budgétaire les plus sévères depuis l’entrée en vigueur des lois budgétaires dans les années 1990.

Eric Girard affirme qu’il n’a pas l’intention de ralentir la croissance des dépenses aussi brusquement que l’a fait Carlos Leitao lorsqu’il était ministre des Finances. Le gouvernement prévoit plutôt revenir à l’équilibre budgétaire sur un horizon de quatre ans, en réduisant le déficit de 1 milliard de dollars par année.

Carlo Leitao et Philippe Couillard.

Carlos Leitao a été l’un des hommes forts du gouvernement de Philippe Couillard entre 2014 et 2018. (Photo d’archive)

Photo : La Presse Canadienne / Jacques Boissinot

Bref, on assure que les citoyens n’ont rien à craindre, mais Philippe Couillard a aussi promis de préserver à tout prix services aux citoyens en 2014. On connaît la suite.

Des compromis difficiles à venir

Les députés du CAQ, déjà en recul dans les sondages, ne trouvera pas de réconfort dans cette mise à jour. Le lien entre la situation économique et la satisfaction des électeurs a déjà été largement documenté. Les Québécois qui espèrent de nouveaux cadeaux fiscaux devront être patients.

C’est sans compter que le gouvernement devra se montrer particulièrement économe, même si l’état des infrastructures et des services publics nécessiterait de nouveaux investissements. Tous les ministres aiment annoncer de grands projets et de nouveaux programmes, mais ils devront freiner leurs ambitions.

Cela ne va pas forcément de soi pour un gouvernement qui n’a jamais vraiment eu à se priver jusqu’à présent, que l’on pense aux importants excédents dont il a hérité au début de son mandat, ou aux importants déficits qu’il a encourus ces dernières années, dus à la pandémie.

Le gouverneur de la Banque du Canada ne s’en plaindra certainement pas. Tiff Macklem a récemment appelé les gouvernements fédéral et provinciaux à faire preuve de retenue, soulignant que l’augmentation des dépenses publiques nuisait au travail de son institution pour freiner l’inflation.

Maintenant que les caisses sont vides, le gouvernement estime aussi qu’il est temps de coordonner la politique monétaire et la politique budgétaire pour contribuer à réduire les taux d’inflation. Il est évident que nous devons dépenser moins si nous voulons briser le cercle vicieux de l’inflation.

Aide limitée

Réagissant au déclin de son parti dans les sondages, François Legault s’est engagé la semaine dernière à en faire davantage pour aider les Québécois.

L’aide promise se concrétise enfin par l’indexation du système fiscal. Dès le 1euh En janvier prochain, les allocations familiales et le crédit d’impôt pour solidarité seront bonifiés d’environ 5 %, tout comme les prestations d’aide sociale qui passeront, pour une personne seule, de 8 700 $ à 9 144 $ par année.

L’opération n’a cependant rien d’exceptionnel, puisqu’elle a lieu chaque année, sans qu’on y prête beaucoup d’attention. Il s’est également ajouté, l’an dernier, aux chèques qui avaient été envoyés à une grande majorité de Québécois.

La seule raison pour laquelle on en parle autant cette fois-ci est principalement due au fait que le gouvernement n’a pas vraiment les moyens d’offrir davantage aux Québécois.

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