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Divertissement

Paris Photo : les 10 coups de coeur de la rédaction

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Jusqu’au 12 novembre 2023, le plus grand salon de photographie au monde se tient au Grand Palais Ephémère. Les galeries les plus en vue rivalisent d’audace, sortant des pièces rares ou des créations récentes, présentant également des artistes émergents…

ORLAN, cherche la femme

Nous connaissions l’hybridation en biologie. Sur le stand de la galerie barcelonaise RocioSantaCruz, l’artiste stéphanois ORLAN vient de « rencontrer » des femmes célèbres qui l’inspirent. Elle est ici « croisée » avec Agnès Varda, Joséphine Baker, Marie Curie, Olympe de Gouges, Élisabeth Vigée Le Brun, Amelia Earhart. Et même l’Impératrice Eugénie, image fondatrice de la série que l’on a vue lors de l’exposition Chère Eugénie. L’artiste revisite alors le flacon abeille emblématique de la Maison Guerlain. RM

ORLAN s’hybride avec Agnès Varda et perpétue son sillage. © STUDIO ORLAN, avec l’aimable autorisation de RocioSantaCruz

Constance Nouvel, en s’admirant

On dirait un rocher tombant des falaises de marbre chères à Ernst Jünger. Mais à bien y regarder, le bloc est un petit morceau de craie, celui qu’utilisait Ruinart pour « bougier les bouteilles », autrement dit pour indiquer une mention d’information. A partir de ce geste de professionnelle de la craie, Constance Nouvel, qui a reçu le prix de photographie de la Maison de Champagne, a déplacé son regard pour évoquer autant un territoire qu’un savoir-faire. Ses compositions donnent lieu à des œuvres presque abstraites. Mais sans lourdeur intellectuelle. Quand l’expérimental a la légèreté d’une bulle…. On pourra retrouver cette artiste, jusqu’au 22 décembre 2023, à l’occasion de son exposition intitulée Double journéeà la galerie In Situ-Fabienne Leclerc à Romainville. RM www.insituparis.fr

Mirées (craie), 2023, de Constance Nouvel.
Mirées (craie) (2023), de Constance Nouvel. © Constance Nouvel, Courtesy Galerie In Situ – Fabienne Leclerc / ADAGP, Paris 2023

Andres Seranno, prophétique

Moïse, jaune et rouge est une œuvre techniquement œcuménique. L’artiste new-yorkaise de la galerie Nathalie Obadia utilise entre autres l’acrylique, le pastel à l’huile et le papier photographique. Nous voyons le visage du Moïse de Michel-Ange, une statue réalisée vers 1513-1515, pour le Tombeau de Jules II. Par son intervention, Andres Serrano cherche à souligner la puissance presque physique du prophète. Sigmund Freud a déclaré que cette sculpture de la basilique Saint-Pierre-de-Bons à Rome représentait un surhomme prêt à « vaincre sa propre passion au nom d’une mission à laquelle il s’est consacré ». RM

Moïse, jaune et rouge, 2023, d'Andres Serrano.
Moïse, jaune et rouge(2023), d’Andrés Serrano. © Andres Serrano, Courtesy de l’artiste et Galerie Nathalie Obadia, Paris / Bruxelles / Photo : Aurélien Mole

Ilona Langbroek, ombres du passé

Comment ne pas voir dans la série Perte silencieuse de l’artiste néerlandaise Ilona Langbroek une évocation de l’univers intime et féminin du peintre danois Vilhelm Hammershøi ? Même étrangeté, même sentiment de solitude. Mais derrière les images mélancoliques de ce photographe de la galerie Bildhalle se cachent des histoires familiales douloureuses, faites d’exil, de colonialisme et de déracinement. Ses grands-parents vivaient dans les anciennes Indes néerlandaises… RM

Perspective, 2023, par Ilona Langbroek.
Plomb (2023), d’Ilona Langbroek. ©Ilona Langbroek

Nhu Xuan Hua, triste tropisme

A partir de photographies de sa famille vietnamienne, des années 1950 jusqu’à son exil en France, cette jeune photographe née en 1989 tente de reconstituer les morceaux d’une histoire brisée, de jouer avec les « défauts de la mémoire », de parler de tout les « personnes déplacées du monde ». Ses personnages sont devenus des fantômes terriblement présents. Comme ici l’image intitulée Les Oubliés, deux de ses tantes en train de bronzer, et tiré de la série Tropisme : conséquences d’une mémoire déplacée. Cette artiste prometteuse vient de rejoindre la jeune galerie Anne-Laure Buffard qui inaugurera, le 7 décembre prochain, son nouvel espace d’exposition au 6, rue Chapon dans le troisième arrondissement de Paris. Une exposition en duo est prévue autour de Pierre-Elie de Pibrac (photographe actuellement présent au musée Guimet) et Yoshimi Futamura. RM www.annelaurebuffard.com

Les oubliés - Archive de l'année 70, 2016-2021, par Nhu Xuan Hua.
Les Oubliés – Archive de l’année 70, 2016-2021, par Nhu Xuan Hua. © Nhu Xuan Hua, Courtesy Galerie Anne-Laure Buffard

Shadi Ghadirian

Une ambiance Edward Hopper. D’une tristesse diffuse et silencieuse. Celui imaginé par Shadi Ghadirian, artiste né en Iran en 1974, et l’une des personnalités les plus emblématiques de la scène artistique de son pays. De la série Sept pierres, présentée par la galerie Silk Road à Téhéran, cette composition intimiste surprend par la présence incongrue d’une météorite tombée dans une chambre de femme. Quelle symbolique faut-il y voir ? A vous d’imaginer… RM

Sept pierres par Shadi Ghadirian.
Sept pierres par Shadi Ghadirian. © Shadi Ghadirian, Courtesy Silk Road Gallery et l’artiste

Vincent Munier, cherche la petite bête…

Même si ce n’est pas si petit. Le photographe a sillonné les reliefs abrupts du Tibet à la recherche du rarissime léopard des neiges, un animal à la réputation presque mythologique. Quel bonheur de se perdre dans les détails de ces sublimes images présentées par la galerie Flatland, où se cache le félin, dont le pelage lui permet de se camoufler autant dans les minéraux infinis que sur les plateaux de lichens. Ses aventures capturées en images avec Marie Amiguet, et en présence de Sylvain Tesson, ont fait l’objet d’un documentaire fantastique, Le léopard des neiges, césarisé en 2022. A noter la publication ce mois-ci de sa première monographie aux éditions Kobalann. 384 pages pour un voyage inoubliable aux confins du monde sauvage. CE

Où est la panthère ?  (Tibet), 2017, par Vincent Munier.
Où est la panthère ? (Tibet), (2017), de Vincent Munier. © Vincent Munier

Roe Ethridge, avec une image

A la fois prodige de la photographie commerciale et auteur d’une œuvre artistique foisonnante, Roe Ethridge aime détourner la première pour nourrir la seconde. Dans le cadre de la sélection Nature morte sur le stand de la galerie Gagosian, il présente ce Oslo Grace à Willets Points, datant de 2019. Image ironique où le mannequin vêtu de rose ne cesse de sourire sur le sol mouillé, au pied du Citi Field, le stade mythique des Mets de New York. Une composition pleine de contrastes, où l’éclat des codes de communication se fond dans la lumière glauque d’un soleil couchant. CE

Oslo Grace à Willets Point, 2019, par Roe Ethridge.
Oslo Grace à Willets Point (2019), par Roe Ethridge. © Roe Ethridge, avec l’aimable autorisation de l’artiste Roe Ethridge et Gagosian

Wim Wenders, Texas à Paris

Six images présentées à la galerie Howard Greenberg pour voyager dans l’Amérique dont nous rêvons, dont ce motel rouillé. Captés entre le quartier de Downton à Los Angeles en Californie et la ville d’Odessa au Texas, ces fragments de paysages urbains – stations-service, magasins fermés, ombres portées sur les murs endormis… – datent de 1983, lorsque Wim Wenders se plonge dans la création de son chef-d’œuvre, Paris, Texas porté par Harry Dean Stanton et Nastassja Kinski. Dans ces images désertes, il ne manque qu’eux… CE

Old Trapper's, San Fernando, Californie, 1983, par Wim Wenders.
Old Trapper’s, San Fernando, Californie, (1983), de Wim Wenders. © Wim Wenders/Wenders Images et galerie Howard Greenberg

Pauline Fargue, vitres sur carrosserie

Le célèbre immeuble des Roches Noires à Trouville, longtemps hanté par Marguerite Duras, connaît un sort bien étrange. Sa façade semble découpée comme pour une tomographie, offrant une vue en coupe laissant d’un côté la pierre et de l’autre les fenêtres et les reflets de l’eau. Photographe mais aussi performeuse, vidéaste et sculpteur, Pauline Fargue ne se lasse pas de bricoler ces images qu’elle fait vivre dans toutes les dimensions. Extraits de la série Avant de dire, ces Strates 6 Et 12 présenté par la galerie Sit Down, un effet soustractif révèle des silhouettes fantomatiques, plongées dans une nuit aussi artificielle qu’inquiétante. CE

Avant-dire strate 6, (2023), par Pauline Fargue.
Avant de dire strate 6, (2023), de Pauline Fargue. © Pauline Fargue, Courtesy Galerie Sit Down
Avant-dire strate 12, (2023), par Pauline Fargue.
Avant de dire strate 12, (2023), de Pauline Fargue. © Pauline Fargue, Courtesy Galerie Sit Down

ParisPhotos, au Grand Palais Éphémère, jusqu’au 12 novembre 2023. www.parisphoto.com



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