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Nouvelles canadiennes

Nouveaux records de chaleur dans le golfe du Saint-Laurent en septembre

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Après des records de chaleur en juillet, le mercure a atteint un sommet historique dans les eaux du golfe du Saint-Laurent en septembre.

Ce que nous vivons actuellement est complètement disproportionné. Les eaux sont 5,2°C plus chaudes qu’elles ne devraient l’êtres’alarme Peter Galbraith, chercheur scientifique en océanographie physique à l’Institut Maurice-Lamontagne.

Alors que la température de l’eau de surface du golfe du Saint-Laurent devrait avoisiner les 6 °C en septembre, le mercure a atteint 11 °C selon les mesures satellitaires, un sommet normalement atteint au début du mois d’août.

En juillet, le golfe du Saint-Laurent a atteint des températures records dans tout l’est du Québec. De la Gaspésie à la Côte-Nord, les eaux de surface ont dépassé les températures normales de trois degrés. Toutefois, la situation s’est aggravée en septembre dans le golfe et l’estuaire du Saint-Laurent ainsi que dans la baie des Chaleurs.

Habituellement, la courbe (de température) descend après avoir atteint un pic en juillet, mais cette année, la température est restée à peu près égale, mentionne Peter Galbraith.

Peter Galbraith compare l’estuaire à un « réfrigérateur », censé contenir les eaux les plus froides du Saint-Laurent. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Julie Tremblay

On parle de canicule lorsque, pendant cinq jours, la température dépasse 90°C.e centile. L’été dernier, la canicule a duré un mois.

En quarante ans de données, 2023 est l’année la plus chaude jamais enregistrée. En deuxième position se trouve l’année 2021, se souvient M. Galbraith.

Impacts sur la vie marine

Le réchauffement des eaux a des conséquences concrètes sur le comportement de plusieurs espèces marines, comme les homards et les crevettes, chez lesquelles on observe des changements dans leurs déplacements.

Si les pêcheurs de homard gaspésiens rapportent une saison d’abondance, aux États-Unis, la situation est bien différente.

Un homard au bord d'un bateau en mer.

Les captures sont en hausse, alors que les pêcheurs craignaient le pire après un début de saison retardé par les mauvaises conditions météorologiques. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / René Godin

Les populations de homard les plus au sud ont diminué parce que l’eau y est jugée trop chaude.

La crevette nordique est une autre espèce qui voit son environnement changer. Il nage dans des eaux plus profondes que le homard, c’est-à-dire entre 150 et 350 mètres de profondeur, là où la température de l’eau bat des records de chaleur centenaires.

Résultat : les crevettes disparaissent de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent. Les valeurs de la biomasse sont les plus basses enregistrées depuis 1990.

Une éventuelle fermeture de la pêche à la crevette, partielle ou totale, est même envisagée par le ministère des Pêches et des Océans Canada.

Crevette nordique

La filière de la pêche à la crevette décidera de son sort fin octobre. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada

Pour les autres formes de vie marine, tout dépend de leur cycle de vie. Si des organismes se reproduisent à la surface, ils seront affectés, mais les organismes capables de nager sur quelques mètres s’échapperont, décrit le chercheur.

Les glaces recouvriront-elles le Saint-Laurent cet hiver ?

Même si la hausse des températures reste inquiétante, elle ne permet pas de prédire quel sera l’état des glaces dans le golfe du Saint-Laurent l’hiver prochain.

Il est encore trop tôt pour prédiredit Peter Galbraith.

Il faudra plutôt attendre de connaître les prévisions météo du mois de décembre pour savoir si la rivière sera recouverte de glace.

La couverture de glace pourrait être précoce si un vortex polaire arrive en décembre, dit le scientifique.

Selon les informations de Denis Leduc

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