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Nouvelles canadiennes

Moins de familles précaires dans les quartiers prioritaires, une idée jugée irréaliste

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Parmi les axes d’action sociale annoncés par le gouvernement vendredi 27 octobre pour résoudre les difficultés des quartiers prioritaires, une mesure fait particulièrement débat : la consigne donnée aux préfets de ne plus attribuer de logements, dans ces quartiers, à certains ménages bénéficiant du régime exécutoire. droit au logement (Dalo).

L’objectif est d’endiguer la concentration de la pauvreté et de promouvoir la mixité sociale. « Toutes les difficultés ne doivent pas être rassemblées au même endroit. La diversité est une opportunité. Il est nécessaire « , a souligné Élisabeth Borne à l’issue du Comité interministériel des villes (CIV), tenu à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines). Le Premier ministre a également annoncé que la géographie des quartiers prioritaires sera mise à jour pour « s’adapter le mieux possible aux réalités du terrain ».

Mais encourager la mixité sociale en pleine crise du logement risque surtout de se faire au détriment des plus vulnérables. Ménages « Dalo » ont en effet un droit au logement reconnu par une commission de médiation ou par la justice : ils doivent donc être prioritaires dans l’attribution des logements sociaux. Toutefois, seuls les plus précaires d’entre eux – concernés par la mesure – bénéficieront d’un logement social en dehors des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), sans que l’on sache à ce stade où. Les préfets devront également stopper la création de nouvelles places d’hébergement d’urgence destinées aux sans-abri dans ces mêmes quartiers.

Risque d’aggravation de la crise du logement

« Nous partageons tous l’idée qu’il n’est pas intelligent de concentrer les vulnérabilités sociales et économiques au même endroit, mais cette annonce ne va rien résoudre. Une fois de plus, le gouvernement fait les choses à l’enversréagit Cédric Van Styvendael, maire PS de Villeurbanne (Rhône). Avant d’interdire quoi que ce soit, il faut produire une offre de logements abordables sur tout le territoire.

Pour certains acteurs du droit au logement, cette mesure entraînerait même un risque d’aggravation massive de la crise. « Punir les ménages prioritaires de Dalo à cause des émeutes, quelle contradiction abyssale !le directeur des études de la Fondation Abbé-Pierre, Manuel Domergue, s’est laissé emporter par X. Cette décision (illégale !) leur bloquerait l’accès à un tiers du parc HLM ».

L’Association des Maires de France elle-même est également perplexe. « Le problème, c’est que le gouvernement fait cette annonce en pleine crise du logement », regrette le président Gilles Leproust. En effet, en 2022, près de 35 000 ménages « Dalo » ont obtenu la reconnaissance d’un droit au logement, mais plus de 93 000 restent en attente de relogement malgré cette reconnaissance, en grande majorité en région parisienne.

« L’accès au logement doit être accessible à tous de manière solidaire et non concentré sur un seul territoire »ajoute-t-il, invitant les communes ayant des logements vacants à « prendre la responsabilité ».

Loyer unique

Le maire PCF d’Allonnes (Sarthe) s’interroge également sur la mise en œuvre de cette mesure. « Je souhaite du plaisir à ceux qui seront chargés d’organiser cela, je ne sais pas comment cela se traduira dans la vraie vie », il dit. Son collègue du Val-de-Marne Laurent Jeanne, maire sans étiquette de Champigny-sur-Marne et conseiller régional d’Île-de-France déplore que ce pouvoir revienne aux mains des préfets et non aux élus locaux qui, selon lui, a, une meilleure connaissance du terrain.

« En empêchant les ménages les plus précaires d’accéder à ces QPV, nous attribuerons ces logements à des personnes qui ne souhaitent absolument pas y venir. Je rêverais qu’on puisse envoyer les classes moyennes au QPV de Champigny, mais pour cela il faudrait un travail de transformation en profondeur.il explique. A l’inverse, avec un marché immobilier à l’arrêt, où iront les familles éligibles à Dalo ? »

Cédric Van Styvendael, le maire de Villeurbanne, propose une autre solution pour atteindre le même objectif : réformer la politique des loyers dans le logement social et mieux gérer l’offre sur l’ensemble des territoires. Il cite l’exemple de Rennes, où des résultats encourageants ont été observés après l’application du loyer unique il y a cinq ans. Le loyer pour un même type de logement en logement social (T1, T2…) est identique, quelle que soit sa localisation et sa date de construction.

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