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Nouvelles canadiennes

Meneath : un film d’animation en illusion d’optique sur l’identité métisse

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Une cabine de la Cinémathèque québécoise accueille jusqu’au 15 octobre une installation vidéo insolite. Entre film d’animation, théâtre de marionnettes et illusion d’optique, Meneath : les miroirs de l’éthique explore les luttes intérieures d’une petite fille métisse en quête de marqueurs identitaires.

L’expérience d’abord : d’une durée d’une vingtaine de minutes, le spectacle rassemble deux ou trois spectateurs à la fois, assis devant un double écran en forme de théâtre de marionnettes. Loin d’un dispositif cinéma classique, le déploiement technique aiguise immédiatement la curiosité.

Il s’inspire d’un tour d’illusionniste connu depuis le XVIème siècle : le fantôme de Pepper. Grâce aux jeux de lumière, ce trompe-l’œil bidimensionnel laisse apparaître des objets ou des images, leur donnant un aspect fantomatique.

Dans le film de Terril Calder, cette technique consiste à superposer deux images sur le même écran ; un savant alignement entre le sujet et la forme, puisque le scénario explore le dilemme d’une petite métisse tiraillée entre deux perspectives : celle des injonctions chrétiennes et celle des enseignements indigènes bienveillants.

Meneath fait également partie de la programmation FNC Explorer du Festival du nouveau cinéma à Montréal, une catégorie deexpériences interactives qui offre plongez-vous dans une série de mondes virtuels.

Inspirée du théâtre de marionnettes, l’installation utilise des écrans interférents pour superposer des images.

Photo : Radio-Canada / Maud Cucchi

Deux visions antagonistes

Le personnage de la petite fille prend les traits d’une poupée de film d’horreur déchirée par les ordres de deux marionnettes en papier articulées : celle de Jésus et celle d’une mère indigène. Dès le début, par exemple, elle apprend qu’il existe Bien ou mal, Paradis ou enfer, Noir et blanc. Dès la seconde, jaune et rouge, comme l’enseigne la roue médicinale.

Le scénario confronte également les sept péchés capitaux (la luxure, la gourmandise, l’avidité, la paresse, la colère, l’orgueil et l’envie) et les sept enseignements sacrés des Anishnaabeg (l’amour, le respect, la sagesse, le courage, la vérité, l’honnêteté et l’humilité).

La scénariste, réalisatrice et animatrice Terril Calder se présente comme une descendante crie-métisse du Colonie de la rivière Rouge. Elle explique avoir voulu révéler les valeurs indigènes cachées et dénoncer les angles morts du système colonial.

Quand le personnage de Jésus prévient la petite fille que personne ne viendra la sauverpar exemple, lui inculquant un sentiment de culpabilité, celui du conteur indigène lui rappelle plutôt qu’elle traversera la vie avec ses ancêtres et que son séjour sur l’île de la Tortue est important.

En anglais uniquement

Les films expérimentaux de Terril Calder ont déjà reçu plusieurs prix et nominations, notamment à imagineNATIVE, Sundance, aux Génie Awards et à la Berlinale.

Son dernier film d’animation, Meneath : les miroirs de l’éthique, a remporté le prix New Voices au Tribeca Festival de New York. L’installation immersive est l’adaptation ; il est offert en anglais seulement (et gratuitement) à la Cinémathèque québécoise.

Lors de la projection de presse jeudi, aucun livret n’a été proposé en français, sur place, pour expliquer l’histoire ou même la démarche du réalisateur.

Selon sa productrice Jelena Popovic, les sous-titres français auraient nui à la technique de réalité augmentée. Elle conseille donc aux spectateurs francophones de visionner d’abord le film sur le site de l’ONF, (Nouvelle fenetre) qui le diffuse gratuitement sous-titré en français.

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