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Mathieu Lacombe appelle les journalistes à plus d’autocritique

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Le ministre de la Culture, Mathieu Lacombe, a laissé entendre samedi que les journalistes avaient aussi leur part de responsabilité dans la perte de confiance d’une partie de la population dans la profession.

Lui-même ancien journaliste avant de se lancer en politique, Mathieu Lacombe a été invité à prendre la parole au congrès annuel de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), à Saint-Sauveur. Alors que les médias traversent une crise sans précédent, il a réitéré qu’il est essentiel de soutenir l’industrie, en s’adressant au gouvernement fédéral pour une meilleure collaboration.

Ensuite, le ministre s’est permis d’évoquer la méfiance d’une partie de l’opinion à l’égard du travail des journalistes, prenant soin de souligner que ce qu’il s’apprêtait à dire risquait de déplaire à son auditoire. « Certains diraient qu’en tant que journalistes, notre capacité d’autocritique est un peu mince, et je m’y inclut. Mais avec mon expérience professionnelle, je crois vraiment que les médias doivent se demander ce qu’ils peuvent faire pour regagner la confiance des citoyens », a déclaré l’ancien présentateur de journal devant un parterre d’une centaine de personnes travaillant dans le secteur des médias.

Mathieu Lacombe a cité un sondage publié le mois dernier par la firme Léger, qui indiquait que 42 % des Québécois ont peu ou pas confiance dans les médias. En entretien à Devoir Vendredi, le président sortant de la FPJQ, Michael Nguyen, a soutenu que la méfiance envers les médias s’expliquait principalement par le manque d’éducation aux médias. Il a déploré, entre autres, que de nombreux lecteurs ne connaissent pas la différence entre une chronique d’opinion et un article qui se veut objectif.

Un Conseil de Presse avec plus de mordant

Dans son discours, le ministre Lacombe a reconnu que le manque d’éducation aux médias était un problème. Mais il a tenu à faire savoir que ce n’est pas le seul élément qui mine la confiance du public : « comment élever encore plus les critères éthiques de la profession, sans en influencer le contenu ? Existe-t-il des formats de reporting, par exemple, que nous devrions mieux prendre en charge ? Ce sont des questions essentielles à se poser. Il n’existe pas de solution unique pour regagner la confiance du public. »

La création d’un ordre professionnel pour réglementer la profession de journaliste a été exclue par le ministre. Mais Mathieu Lacombe s’est montré ouvert à mieux soutenir le Conseil de presse, cette cour d’honneur qui fête cette année ses 50 ans. « Le Conseil de presse devrait-il avoir plus de pouvoirs ? Doit-il avoir plus de dents ? Nous pouvons nous poser la question. Faut-il aussi mieux le protéger ? Parce que nous avons vu que cela peut être difficile lorsque la situation devient plus tendue », a-t-il suggéré.

Le Conseil de presse traite les plaintes du public concernant le travail des journalistes. Il juge si les normes journalistiques sont respectées ou non. Toutefois, les décisions du Conseil n’ont aucune conséquence. L’organisation n’a pas le pouvoir, par exemple, de suspendre ou de sanctionner un journaliste. Presque tous les grands groupes médiatiques du Québec, à l’exception de Quebecor, sont actuellement membres de cette cour d’honneur.

Le ministre compte-t-il pousser les médias de Quebecor à réintégrer le Conseil de presse ? Interrogé à ce sujet, le cabinet du ministre n’avait pas toujours répondu en fin d’après-midi.

Drôle Horaire

Le président élu de la FPJQ, Éric-Pierre Champagne, trouve « curieux » que le ministre décide de parler maintenant de la baisse du niveau de confiance envers les médias, alors que le secteur vient de subir d’importantes pertes d’emplois, à TVA et les coopératives d’information, entre autres.

«Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est inapproprié. Mais ce qui m’inquiète, c’est que les gens pensent que la crise actuelle des médias est liée à une perte de confiance. Pourtant, tous les journaux du Québec et du Canada n’ont jamais eu autant de lecteurs. Je ne suis pas prêt à parler du niveau de confiance dans les médias. Bien sûr, il faut se poser des questions. Mais il faut savoir que ce sont deux sujets qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre», a insisté Éric-Pierre Champagne, en entrevue avec Devoir.

Il n’a pas manqué de souligner que toutes les institutions subissaient une perte de confiance, y compris l’environnement politique. « Et la classe politique joue un rôle très important dans la confiance du public dans les médias. Je ne suis pas contre la critique, mais nous avons vu récemment des hommes politiques dépasser le cadre de la critique en parlant des médias. On a vu des politiques parler de « fausses nouvelles » pour des articles qui ne leur convenaient pas. Tout cela contribue à la méfiance du public à l’égard des journalistes », a ajouté M. Champagne.

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