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Divertissement

Magalie Lépine-Blondeau, le swing de la comédie québécoise

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Entre muses populaires et tragédiennes droites, orateurs élégants et badinage sans pareil, on aurait du mal à trouver en France l’équivalent d’une héroïne de comédie romantique : habile aux pirouettes du cœur, vive au ping-pong des mots, assez familière pour qu’on s’y reconnaisse, suffisamment douce pour qu’on s’y projette. Quand soudain cette héroïne apparaît à l’écran, elle a le visage de Magalie Lépine-Blondeau dans Simple comme Sylvain, de Monia Chokri, et nous vient du Québec, tous armés du swing de la culture gaming nord-américaine. Dans le rôle de Sophia, quadragénaire désemparée par un désir adultère, citadine intellectuelle soudain attirée par un archétype campagnard (le célèbre Sylvain, barbe épaisse, paroles franches, chemise de bûcheron), elle se laisse même déborder du la romance du côté de la parodie.

Lire la critique : Article réservé à nos abonnés « Simple comme Sylvain » : quand l’amour vous joue des tours

Au Québec, l’actrice possède déjà une stature de personnalité publique, popularisée par ses apparitions à la télévision comme animatrice, et notamment pour son rôle de lieutenant-détective dans les deux premières saisons de la série policière. Arrondissement 31 (2016-2022), beau succès d’audience. «  Ici, c’est un peu moins cloisonné qu’en Franceelle admet. Un acteur peut passer de la télévision au cinéma en passant par le théâtre. C’est considéré comme une chance de toucher à tous les aspects de la profession. Cette polyvalence est célébrée, il n’y a pas autant de snobisme. »

Magalie Lépine-Blondeau est née au Québec en 1982, avec les deux pieds dans le monde médiatique, de sa mère Manon Lépine, animatrice radio, et de son père Marc Blondeau, homme du milieu médiatique et des institutions culturelles. Sa prédilection était d’abord pour le théâtre. «  Quand j’avais 10 anselle dit, ma mère, très amoureuse de Paris, m’y emmena pour la première fois et nous allâmes au palais de Chaillot. Une pièce de Marivaux y fut donnée (Fausses confiances), avec Nathalie Baye, le plus gros choc de ma vie. » Elle étudie à l’École nationale de théâtre du Canada à Montréal, dont elle sort diplômée à l’âge de 22 ans. Sur scène, elle travaille principalement sous la direction du metteur en scène Serge Denoncourt. «  Nous avons fait douze pièces ensembleelle se souviens, il croyait beaucoup en moi et était comme mon mentor. Nous nous sommes rencontrés sur une production Goldoni. Nous avons créé ensemble des pièces de Michel Marc Bouchard, devenues des classiques chez nous. Et puis il m’a donné la chance de jouer Roxane (Dans Cyrano de Bergeracpar Edmond Rostand)Mlle Julie, Electre. » Autant de grandes héroïnes du répertoire, celles qui permettent d’accéder à une bonne école.

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