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Nouvelles canadiennes

Loto-Québec suspend la vente d’un ancien pavillon d’Expo 67

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La Société du parc Jean-Drapeau a convaincu Loto-Québec de suspendre la vente d’un ancien pavillon de l’Expo 67 situé dans la Cité du Havre. Dans une annonce, l’emplacement était présenté comme une propriété vacante idéale pour le développement immobilier.

L’immeuble en question, situé au 2190, avenue Pierre-Dupuy, a accueilli une exposition d’art internationale lors de l’événement qui a fait découvrir Montréal au monde. Il a ensuite abrité le Musée d’Art Contemporain jusqu’à son déménagement au centre-ville en 1992.

L’ancien musée appartient à Loto-Québec depuis 1997. La société d’État l’a utilisé comme entrepôt et centre de formation pour le Casino de Montréal. Mais elle souhaite désormais s’en débarrasser, notamment en raison des coûts d’entretien élevés. Les fondations du bâtiment contiennent de la pyrite, ce qui pourrait nécessiter des travaux majeurs.

Loto-Québec a donc mis l’immeuble en vente, avant de changer d’avis. Une publicité vidéo du courtier embauché par la société d’État vantait l’emplacement comme idéal pour le développement immobilier et montrait même un immeuble d’appartements en construction sur le site actuel de l’ancien club-house.

Depuis plus d’un an, nous communiquons avec divers organismes gouvernementaux et intervenants afin de jauger leur intérêt envers ce bâtiment. Un partenaire s’est récemment manifesté, nous avons donc suspendu la vente le temps de poursuivre les discussions.Le porte-parole de Loto-Québec, Renaud Dugas, s’en est expliqué par courriel.

Le rapport d’Olivier Bachand

Un pavillon d’accueil pour le parc Jean-Drapeau

Le partenaire qui s’est manifesté est la Société du parc Jean-Drapeau. Je me suis dit : allez, on décroche le téléphonedit sa directrice générale, Véronique Doucet.

Elle a rappelé à Loto-Québec que son organisme avait des projets pour le bâtiment. Les négociations avaient déjà commencé avec l’entreprise publique avant la vente.

Nous le considérons comme partie intégrante du parc, considérant qu’il fait partie de ce qui était à l’époque l’espace occupé par l’Expo 67.

La Société du parc Jean-Drapeau aimerait éventuellement en faire un pavillon d’accueil où des navettes seraient offertes aux visiteurs qui désirent se rendre aux îles Sainte-Hélène et Notre-Dame.

On peut penser à toutes sortes de choses, qui pourraient être une navette autonome, un petit bus électrique ou encore une micro-mobilité qui permettrait aux gens d’entrer dans le parc avec une expérienceelle explique.

L’administration Plante appuie ce projet, mais envisage également des utilisations additionnelles pour l’ancien pavillon. Cette idée d’avoir peut-être un centre d’accueil, un centre de mobilité, fait son chemin, et oui c’est intéressantindique le conseiller municipal du quartier Saint-Jacques et responsable de l’urbanisme au comité exécutif, Robert Beaudry.

Mais après, l’objectif sera de voir comment on va pouvoir utiliser tout le potentiel : y a-t-il autre chose que l’on peut ajouter à cela, y a-t-il d’autres utilisations ? Je dirais que la fiche est très ouverte à ce niveau.

La Ville du Havre, secteur oublié de l’Expo 67

Il y a quelques années, une habitante du quartier, Lucette Lupien, a déposé une demande auprès du ministère de la Culture pour que l’ancien musée obtienne une désignation patrimoniale, mais aucune décision n’a encore été prise.

Même si Loto-Québec a suspendu la vente des lieux, elle craint toujours que le pavillon ne devienne la proie des démolisseurs.

En termes d’histoire, en termes d’art, en termes de patrimoine, c’est extrêmement important. Et je pense que c’est un modèle et que nous devons le sauvegarder. Il s’agit du premier espace construit au Canada dédié à l’art contemporain. Ce n’est pas rienelle dit.

Un bâtiment rectangulaire portant le numéro 2190, derrière de grands bosquets.

Le musée d’art est aujourd’hui un pavillon de l’Expo 67 propriété de Loto-Québec.

Photo : Radio-Canada / Olivier Bachand

D’architecture brutaliste, le musée fait partie d’un ensemble de trois bâtiments situés côte à côte. L’ancien pavillon de l’Administration et de la Presse est devenu le siège social du Port de Montréal et le théâtre de l’Expo est maintenant occupé par les Studios MELS.

Tous ces bâtiments sont situés dans la Cité du Havre, une presqu’île communiquant avec les îles Sainte-Hélène et Notre-Dame, où s’est déroulée l’Expo 67.

L’endroit est situé dans le secteur Bridge-Bonaventure, où la construction de plusieurs milliers de logements est prévue au cours des prochaines années, grâce à un réaménagement qui fait saliver les promoteurs immobiliers.

On a presque oublié dans la mémoire collective que la Cité du Havre faisait partie de l’Expo et on se comporte comme ça. Cela signifie que nous essayons de supprimer toutes les traces.

L’historien spécialiste d’Expo 67 Roger Laroche s’inquiète de l’avenir du patrimoine dans le secteur. Tout ce qui est protégé actuellement dans la Ville du Havre, c’est Habitat 67. Et c’est parce que les citoyens se sont battus pour le protéger, et puis c’était difficile. Tout le reste est un gratuit pour tousnous faisons ce que nous voulons.

L’avenir du parc reste également préoccupant

Juste à côté de l’ancien musée d’art, la nature a repris ses droits sur un vaste terrain utilisé lors de l’Expo 67 et qui longe également l’avenue Pierre-Dupuy. L’endroit a été nommé parc des vestiges.

On y trouve une fontaine appelée La Giboulée, qui ornait le paysage en 1967. C’est abandonné depuis si longtemps, les canalisations sont cassées, il n’y a pas d’eau qui y arrive, les plaques de verre ont disparu, tout est rouilléLucette Lupien s’indigne.

Un peu plus loin, des lampadaires d’époque ont été retirés fin août. C’est beaucoup plus facile de vendre un terrain quand il n’y a plus d’objets d’époque, de vestiges de l’Expo, comme ça, c’est comme un terrain videdéplore le Montréalais.

Une fontaine au milieu d'un parc.

La fontaine La Giboulée, créée pour l’Expo 67, est en mauvais état en raison d’un manque d’entretien.

Photo : Radio-Canada / Olivier Bachand

Le terrain en question appartient à la branche immobilière de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Ivanhoé Cambridge, et à la Société canadienne d’hypothèques et de logement. Son zonage actuel permet une construction résidentielle à haute densité.

La Ville de Montréal prévoit y construire 2 600 logements, mais souhaite en protéger une partie. Un tiers des terrains pourrait être affecté à la construction de logements mixtes car nous en avons besoin, nous sommes actuellement en crise du logement, ce qui permettrait de conserver les deux tiers des espaces verts pour les aménager.explique Robert Beaudry.

Je pense qu’il y a une capacité de développement, mais il faut s’assurer qu’il y ait une bonne façon de protéger certains espaces et évidemment des œuvres d’art.ajoute Véronique Doucet.

Si la Ville souhaite sauvegarder le patrimoine de l’Expo 67 dans la Cité du Havre, aucun projet n’est encore finalisé pour l’instant. Et il faudra s’entendre avec plusieurs partenaires, puisqu’elle n’est pas propriétaire du terrain.

Le patrimoine moderne, si on ne le protège pas et qu’il disparaît, dans 100 ans, les gens n’en auront plus aucune trace. Nous essayons de garder une trace des bâtiments qui étaient là il y a 100 ans, ils auront besoin de cette époqueestime Lucette Lupien.

L'entrée d'un parc qui s'ouvre sur une allée bordée d'arbres.

Le parc des vestiges est un immense terrain situé le long de l’avenue Pierre-Dupuy.

Photo : Radio-Canada / Olivier Bachand

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