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Nouvelles canadiennes

Logement : Québec solidaire réclame des mesures pour aider les aînés

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Alors que la crise du logement et de l’itinérance s’accélère, Québec Solidaire demande au gouvernement de la Coalition Avenir Québec de modifier son projet de loi 31 en matière de logement, actuellement à l’étude, afin d’éviter l’expulsion des locataires de 65 ans et plus qui habitent leur logement depuis plus de cinq ans. ans, tout en augmentant de 50 % le seuil de revenu admissible.

L’ancienne députée solidaire Françoise David, marraine d’une loi en ce sens qui porte son nom, était aux côtés du député Andrés Fontecilla et de deux femmes menacées d’expulsion pour demander des mesures améliorées de protection des locataires âgés.

Katherine McIntosh, directrice du Heart of the Island Shelter, une ressource d’hébergement pour personnes en situation d’itinérance, décrit une situation alarmante : alors que le refuge n’était pas habitué à recevoir plus d’une personne aînée à la fois, il en a accueilli 40 depuis juin dernier.

Franchement, sérieusement, au Québec, qui est un territoire où il y a de la richesse, est-ce logique que dans ce beau territoire qu’est le Québec, on condamne les aînés à la rue? Franchement, j’appelle ça un scandalepesta Françoise David.

Françoise David Law la loi actuelle interdit à un propriétaire d’expulser les personnes âgées de 70 ans et plus qui occupent leur logement depuis au moins dix ans et dont les revenus sont équivalents au seuil maximum pour pouvoir bénéficier d’un logement social.

Françoise David

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Rappelant le contexte dans lequel elle a présenté ces mesures – adoptées à l’unanimité par l’Assemblée nationale en 2016 – Mme David a souligné que la grande majorité étaient des femmes célibataires et pauvres qui vivaient dans leur maison, souvent depuis 20, 30, 40 ans et, du jour au lendemain, on leur disait « nous voulons rénover », ce qui, en général, n’est pas très vrai. Nous voulons avant tout pouvoir louer plus cher. Nous ne disons pas cela, mais c’est la réalité.

À coût nul

Le député solidaire Andrés Fontecilla n’est pas tendre avec le refus du gouvernement Legault d’accepter ces mesures l’hiver dernier. Le gouvernement n’a jamais manifesté la moindre intention d’améliorer la protection des locataires seniorsil a déploré.

Soulignant qu’il y a 1,3 million de ménages locataires au Québec, le député de Laurier-Dorion accuse le gouvernement caquiste abandonner ces locataires à la crise du logement, aux forces spéculatives du marché et ne pas bouger le petit doigt pour les aider, alors que les injustices deviennent de plus en plus flagrantes.

Andrés Fontecilla s'exprime à l'Assemblée nationale.

Député solidaire Andrés Fontecilla.

Photo : La Presse Canadienne / Jacques Boissinot

Il soutient que ces mesures ne coûteraient pas un sou au gouvernement et amélioreraient considérablement la protection des personnes âgées qui, en raison de la crise du logement, ne parviennent plus à retrouver un logement au même prix lorsqu’elles sont expulsées.

Résultat : ces aînés se retrouvent de plus en plus à la rue parce qu’ils ne trouvent pas de logement ou n’ont pas les moyens de payer ce qui est disponible.

Françoise David a invité les politiques et la population à voir la question sous un autre angle.

S’il s’agissait de notre mère, de notre grand-mère, de notre tante bien-aimée, que prendrions-nous si cette personne était expulsée de son domicile, ou souvent contrainte de déménager dans un autre quartier ? avec la perte totale de repères (…) Comment prendrions-nous cela si c’était nous ? C’est la question qu’il faut se poser.

Est-il possible d’avoir un toit ?

Avec les amendements, Jeannette Chiasson, 76 ans, aurait pu éviter d’être expulsée par son propriétaire le 1er juillet. Elle y vivait depuis neuf ans et huit mois.

Quand on a 75 ans, on a une grande partie de notre vie de fête, elle est derrière nous. Dans le temps qui reste, est-il possible d’avoir un toit sur la tête ? Moi, je veux juste de la stabilité, puis de la sécurité. C’est un droit fondamental pour moielle dit.

Jeannette Chiasson

Jeannette Chiasson

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Mme Chiasson a fini par trouver un autre logement après avoir plaidé auprès des autorités municipales et obtenu leur aide, mais je passe d’un 5 1/2 à un 3 1/2 avec 150$ de plus à payer.

J’ai de la chance parce que je suis fonceur, parce que je connais mes droits et que j’avais des ressources autour de moi. Mais il y a plein de gens autour de moi, des amis qui ont été évincés et qui n’ont plus rien pu faire. Physiquement, ils étaient incapables et psychologiquement (aussi). Ils ne connaissaient pas les ressources, alors ils étaient dans la rueelle dit.

Ils se sont retrouvés dans un logement bien trop cher pour leurs revenus.a-t-elle souligné.

Si ces amendements ne sont pas acceptés, de nombreuses personnes âgées se retrouveront à la rue. Autour de moi, il y a deux personnes âgées, deux amis qui l’année prochaine seront victimes d’expulsioninsiste Mme Chiasson.

Même avec cette loi, certains propriétaires réclament des augmentations maximales pour expulser les locataires. Ce n’est pas gagnéelle croit.

Le cabinet de la ministre chargée du Logement France-Élaine Duranceau se dit sensible à la réalité des locataires seniors.

Le ministère a indiqué que le projet de loi 31 à l’étude devrait rétablir l’équilibre entre locataires et propriétaires.

Avec les informations de Gabrielle Proulx

Avec les informations de La Presse Canadienne

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