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monde

L’inconfort de voter sa propre rémunération

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Difficile de ne pas penser à l’augmentation de salaire que les députés ont votée à l’Assemblée nationale au printemps dernier. Cela semble similaire, mais il y a des différences. Oui, le pourcentage est similaire (26 % à Sherbrooke, 30 % à l’Assemblée nationale), mais financièrement, ce n’est pas du tout la même chose. Au Québec, cela représente une augmentation de 30 000 $, à Sherbrooke, cela représente 4 300 $.

En effet, l’augmentation qui inquiète à Sherbrooke ne concerne que la prime liée au comité exécutif, et non la totalité du salaire.

Pour ceux qui se demandent ce qu’est un comité exécutif, c’est un peu l’équipe de gestion des membres du conseil municipal. Ce comité assure la gestion administrative et financière de la Ville, gère les affaires courantes et oriente les décisions par des recommandations.

Sans surprise, cette augmentation a créé un malaise au sein du conseil municipal et de la population. La proposition était divisée, débat inclus.

Un débat qui a particulièrement irrité la conseillère Danielle Berthold, également présidente du conseil municipal et membre du comité exécutif.

« Quand nous nous sentirons attaqués, nous nous défendrons », a-t-elle commencé après plusieurs interventions critiquant cette augmentation. « Durant l’autre mandat, poursuit-elle, j’étais membre du comité exécutif. Nos réunions duraient au maximum cinq heures (…) Depuis ce mandat, la majorité des comités exécutifs durent en moyenne entre huit et douze heures. Je crois qu’à un moment donné, peu importe combien vous donnez, vous devez être payé pour ce que vous donnez. »

L’indemnisation est-elle vraiment la bonne réponse à la situation ? Il y a quelques jours, la conseillère Laure Letarte-Lavoie, qui siège également au comité exécutif, plaidait pour des charges de travail plus équilibrées et une meilleure conciliation travail-famille. Ne devrions-nous pas alors chercher à réduire les tâches plutôt que de simplement les payer davantage ?

Raïs Kibonge, nouveau venu au comité exécutif en tant qu’adjoint au maire, admet que « augmenter les rémunérations ne répond pas à tout », mais, selon lui, cela « présente une forme de compensation ».

Problème chronique

Le salaire des élus est souvent inquiétant. En grande partie parce que ce sont les personnes concernées qui évaluent elles-mêmes leur salaire. Il n’existe aucun mécanisme indépendant prévu par la loi.

Raïs Kibonge est bien conscient du malaise et souhaite que le gouvernement guide le processus. mais comme le gouvernement n’a aucun problème à faire la même chose, peut-être ne devrions-nous pas compter sur lui pour aider le gouvernement municipal.

Raison de plus pour prendre le temps d’expliquer et de justifier les augmentations. Scène complètement absente mardi soir à Sherbrooke.

L’amendement proposé par la conseillère Geneviève La Roche pour qu’une firme indépendante réalise une analyse globale des revenus des membres du conseil municipal démontre clairement que nous sommes conscients de la problématique. Mais cela ne remplace pas une explication.

L’idée est bonne, mais elle perd un peu de sa portée en étant adoptée avec l’augmentation des salaires. Non seulement les augmentations auront lieu avant l’analyse, mais elles sont même rétroactives à partir de janvier 2023. Ce n’est pas super cohérent.

Plusieurs personnes du conseil d’administration ont essayé de comprendre pourquoi il y avait des commentaires, mais il n’y a pas eu de réponses claires à ce sujet, à part que le comité travaille Bien fort.

La conseillère Hélène Dauphinais a également demandé si le comité exécutif accepterait des commentaires négatifs dans le cas où la firme recommanderait une réduction salariale. Raïs Kibonge a affirmé que cela ne lui poserait aucun problème, mais je doute que cela se passerait aussi bien avec tout le monde si nous trouvions une telle recommandation.

Qu’est-ce qui est réellement urgent ? Si l’on suggère de consulter un cabinet indépendant, pourquoi ne pas attendre son analyse avant d’augmenter les salaires ?

La réalité est qu’il n’y a rien d’urgent. Sauf qu’on a inséré cette augmentation dans la même résolution qui modifie plusieurs salaires liés à différents mandats au sein du conseil municipal, dont de nouvelles responsabilités, comme le comité consultatif d’urbanisme ou pour le nouveau rôle de Laure Letarte-Lavoie pendant l’absence du maire. , Évelyne Beaudin.

Si des primes ont été créées pour certaines responsabilités, c’est aussi parce que certains conseillers les refusent s’ils sont bénévoles. Hélène Dauphinais ne s’en cache pas. Elle a clairement déclaré qu’elle ne siégerait pas au comité du régime de retraite des policiers si celui-ci n’était pas payé.

Mais cela ne supprime pas la question de l’urgence ou du feedback. L’augmentation relative au comité exécutif était-elle si pressante qu’elle devrait être incluse dans cette résolution qui concerne certains ajustements nécessaires ?

Évidemment, l’équipe de Sherbrooke Citoyen savait bien que ce sujet créerait un malaise, sans quoi Geneviève La Roche n’aurait pas proposé dès le départ de recourir à un cabinet indépendant.

En politique, les perceptions sont également importantes. Il ne suffit pas d’être légal, juste ou moral. Il faut aussi éviter les mauvaises perceptions.

Le comité exécutif aurait évité bien des ennuis s’il avait résolu toutes les autres questions de rémunération, mais il a attendu leur augmentation. Recevoir une prime pour une responsabilité est très différent d’une augmentation sur une prime que vous recevez déjà.

D’autant plus qu’on comprend, selon une réponse de Danielle Berthold, que le comité exécutif divise le salaire qui était prévu pour la cinquième personne qui devrait siéger au comité, mais qui est demeuré vacant depuis l’exclusion de la conseillère Annie Godbout.

La seule chose qui paraissait urgente était de le faire avant fin 2023 pour empocher toute l’année. Attendre 2024 aurait peut-être finalement été plus rentable. Moins stressant en tout cas. Ce qui n’est pas à négliger en termes de surcharge de travail.

Pour répondre à cette chronique, écrivez-nous à opinions@latribune.qc.ca. Certaines réponses pourront être publiées dans notre rubrique Opinions.

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