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Les versements hypothécaires « 30 à 40 % » plus chers pour un renouvellement en 2024-25

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« 45 % de tous les prêts hypothécaires actuels au Canada » devront être renouvelés au cours des deux prochaines années, et « leurs mensualités moyennes pourraient augmenter de 30 à 40 % ». C’est ce que révèle un nouveau rapport de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

La plupart des titulaires de ces prêts les ont contractés à des taux fixes exceptionnellement bas.c’est-à-dire avant la hausse significative des taux entamée en mars 2022, indique-t-on dans le rapport, publié jeudi.

Cela concerne environ 2,2 millions de prêts hypothécaires qui devront être renouvelés. C’est près de trois fois plus que lors de l’année 2023, note le SCHL.

SCHL donne l’exemple d’un prêt de 500 000 $ contracté à taux fixe sur cinq ans, avec une durée d’amortissement de 25 ans, et dont le taux augmenterait l’année prochaine de 1,94 à 5,45 %. L’emprunteur devrait alors débourser près de 1 000 $ supplémentaires par mois.

Ces 2,2 millions de prêts hypothécaires représentent un certain risque pour l’économie du pays, affirme Tania Bourassa-Ochoa, spécialiste principale de la recherche sur le logement au SCHL.

De plus, selon Simon Lupien, courtier hypothécaire, ces hausses sont bouleversantes pour plusieurs emprunteurs.

Les forfaits 3 à 4 ans les plus populaires

Le terme que l’on entend le plus est celui de choc. Nous allons vivre le choc des paiementsexplique M. Lupien, co-fondateur d’apoint Hypothèque, une entreprise basée à Delson, Québec.

Je pense que tous les acteurs sont aujourd’hui d’accord pour dire que (…) le parti des taux d’intérêt à 2% est derrière nous.

En début d’année, on a vu que les gens privilégiaient des durées plus courtes autour de 1 an, 2 ans, dans l’espoir que les taux d’intérêt baisseraient bientôt.note Mme Bourassa-Ochoa.

Mais fin 2023, les emprunteurs privilégient les durées de 3 à 4 ans, ce qui signifie, selon le rapport, que l’espoir d’une baisse imminente des taux d’intérêt s’est évanoui.

Simon Lupien, courtier, estime que les taux d’intérêt pourraient cesser d’augmenter en 2024 et que les taux variables pourraient redevenir attractifs.

Photo : Radio-Canada / Capture d’écran

Mais en cas de récession, les premières baisses de taux d’intérêt pourraient intervenir au printemps voire à l’été 2024» projette M. Lupien, qui pourrait alors faire de nouveau des taux variables une option à étudier.

Quelles possibilités ?

Face à cette situation, plusieurs solutions s’offrent aux propriétaires. Le conseil a toujours été donné de ralentir le rythme de remboursement d’un crédit immobilier, donc d’allonger l’amortissement., explique M. Lupien. Non seulement face à des tarifs plus élevés, mais aussi lors d’événements tels que les congés de paternité ou de maternité, la création d’entreprise, un changement d’emploi ou une maladie.

La meilleure façon de gérer un prêt hypothécaire est d’être proactif et d’apporter des corrections si nécessaire.poursuit le courtier.

Il existe d’autres options qui s’offrent aux personnes endettées. Nous pouvons réduire le niveau d’épargne, reporter des achats importants par exemple, ou encore réduire la consommation de biens et services non essentiels.liste Mme Bourassa-Ochoa.

Tania Bourassa Ochoa, par vidéoconférence.

Tania Bourassa-Ochoa de la SCHL souligne que les années à venir mettront davantage à nu l’économie canadienne.

Photo : Radio-Canada / Capture d’écran

Les ménages peuvent également donner la priorité à leurs remboursements hypothécaires plutôt qu’au remboursement d’autres dettes et du crédit à la consommation. Un comportement qu’ils ont tendance à adopter en cas de difficultés, constate l’organisation.

Dans les cas les plus extrêmes, Cela pourrait entraîner une vente du bien plus rapidement que prévu.ajoute le spécialiste.

Risques pour l’économie

Pour les propriétaires, la hausse des taux équivaut à des paiements supplémentaires de 15 milliards de dollars par ansouligne le rapport.

Pour les ménages, il y a un plus grand risque de défautalors que les risques et la vulnérabilité de l’économie sont accentués, alerte Mme Bourassa-Ochoa. Le rapport précise : En fin de compte, les 15 milliards de dollars supplémentaires qui seront consacrés aux remboursements hypothécaires réduiront les dépenses dans d’autres secteurs de l’économie, comme la consommation et l’investissement..

Toutefois, Mme Bourassa-Ochoa estime que la situation n’est pas comparable à la crise des prêts hypothécaires à risque aux États-Unis en 2008 et 2009, car le cadre réglementaire canadien actuel est plus restrictif.

Avec les informations de Yanick Lepage

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