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Nouvelles canadiennes

les revirements de l’exécutif provoquent la colère des maires de banlieue

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C’était une surprise de dernière minute qui n’a pas plu à tout le monde. Un Conseil national de refondation (CNR) consacré aux émeutes se tiendra jeudi 5 octobre sous l’égide de la Première ministre Élisabeth Borne, a confirmé Matignon ce mardi. Cette annonce inattendue se traduit par un nouveau report du comité interministériel des villes (CIV), qui devait se tenir lundi 9 octobre après plusieurs reports. Il faudrait enfin s’organiser « dans les prochaines semaines », a ajouté Matignon. Un nouveau report qui déçoit les élus locaux.

« Ce CNR sur les émeutes sort de nulle part », regrette Gilles Leproust, maire d’Allonnes (Sarthe). Le président de l’association Ville et Banlieue, qui regroupe des élus locaux de différentes sensibilités, s’insurge contre un nouveau report du CIV, « dont la demande remonte bien avant les émeutes » et pour lequel lui et ses homologues avaient « des propositions concrètes ». « On passe de la procrastination à procrastination », note également Philippe Rio, maire de Grigny (Essonne). « Sommes-nous un caillou dans la chaussure ? N’y a-t-il pas d’idées, d’indifférence, de manque de préparation ? « , » demande l’édile, qui craint que le CIV ne devienne arlésien.

Un CNR, pour quoi faire ?

Le Conseil national de refondation dédié aux émeutes, esquissé par le président de la République début septembre, réunira jeudi de nombreux ministres et maires concernés par les violences urbaines (dont des élus de ville et de banlieue, ndlr), mais aussi des chercheurs, des experts en politique de la ville, des magistrats, des syndicats et des associations. Chacun devra travailler sur les différentes pistes tracées par le chef de l’Etat pour «reciviliser le pays».

Emmanuel Macron, convaincu que« il n’y avait pas de message politique » lors des émeutes, souligne l’autorité parentale, parfois absente, l’influence des réseaux sociaux sur les jeunes et le rôle de la police municipale. « Commandez, commandez, commandez », a-t-il également insisté fin juillet. Il a annoncé hier la création de 238 nouvelles brigades de gendarmerie déployées sur tout le territoire, autre forme de réponse aux violences dont la géographie a changé, et qui a touché « zones périurbaines, villes moyennes, petites communautés urbaines isolées ou encore communautés rurales »selon un rapport administratif.

« Ce discours sur la « recivilisation » est insultant envers les habitants de nos quartiers »dénonce le maire de Trappes, Ali Rabeh, qui se dit très « pessimiste » sur le résultat d’un CNR qu’il qualifie de« improvisé ». Il considère que « la véritable urgence » c’est travailler « sur la mixité sociale » et la lutte contre la ghettoïsation des quartiers.

« Ce CNR a certainement son utilitémet Philippe Rio en perspective, mais la réponse ne peut pas être « c’est la faute des parents » et « nous avons besoin de plus de police ». » » Ce qu’il faut, cela signifie réfléchir aux questions de précarité et de logement, et s’attaquer aux racines de cette violence », détaille l’élu communiste, qui exige « une réponse globale ».

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