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Nouvelles canadiennes

les religions donnent la parole dans une œuvre

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Dans le débat national sur la fin de vie, les principales religions et spiritualités ont du mal à se faire entendre. « Un silence surprenant compte tenu de la place qu’occupent la vie et la mort dans leurs réflexions »note l’anthropologue Laëtitia Atlani-Duault en introduction de Religions et fin de vietravail (1) qu’elle a coordonné pour rassembler les témoignages de treize « de grandes voix religieuses »des représentants de cultes ou des figures intellectuelles de traditions chrétiennes – catholiques, protestantes, orthodoxes –, juives, musulmanes et bouddhistes.

Plus qu’un simple exposé de doctrines

« Nous avons été écoutés à plusieurs reprises – notamment dans le cadre de la Convention citoyenne sur la fin de vie (…) – mais à chaque fois dans des formats courts, peu adaptés à ce sujet grave, auquel nous ne pouvons répondre dans les délais. minutes « précise Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims et président de la Conférence des évêques de France, dont le texte d’ouverture, ancré sur une méditation sur l’agonie de Jésus, donne d’emblée le ton.

Tout l’intérêt de cet ouvrage réside dans la liberté laissée aux auteurs de développer une réflexion à la fois plus personnelle que la simple présentation de la doctrine et plus large que la réponse binaire pour ou contre une légalisation de l’aide à mourir telle qu’elle se dessine. dans le projet de loi qui sera présenté au Conseil des ministres en décembre.

Cela donne à l’arrivée « une polyphonie d’histoires » qui démontrent, loin des clichés, que si les religions sont toutes attachées au caractère sacré de la vie, à la dignité intrinsèque de l’homme et à l’interdiction de tuer, l’application de ces repères éthiques aux réalités complexes de la fin de vie est moins rigides et plus subtils que ne le suggèrent leurs détracteurs.

Pour une « éthique de la détresse »

La réflexion proposée, à l’unisson, par la théologienne dominicaine Véronique Margron, présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France, et le pasteur Christian Krieger, président de la Fédération protestante de France, en est la meilleure illustration, quitte à déstabilisant les croyances de certains croyants.

Tout en s’opposant à la création d’un « droit de mourir » ce qui ouvrirait des risques d’abus et signifierait à terme le renoncement à la solidarité que l’on doit aux plus fragiles, à la fois réactiver le concept de« éthique de la détresse » proposée par le philosophe Paul Ricœur, qui peut laisser place à la transgression ultime – pour autant qu’elle reste hors la loi – lorsque « le choix n’est plus entre le mal et le bien mais entre le mal et le pire ». Un geste qui deviendrait comme « l’expression tragique de la compassion humaine »selon la formule tirée de l’écrivain Frédéric Boyer dans un bloc-notes de La Croix-L’Hebdoen date du 25 septembre 2022.

Promouvoir la fraternité

Ce livre est aussi une réponse à tous ceux qui disqualifient, en principe, le discours des religions comme « archaïque »,  » conservateur «  Ou « anti-progrès ». « Ce que nous essayons de partager, chacun dans sa tradition, c’est notre longue expérience d’accompagnement des malades, de soins, de préparation à la mort, d’accueil des familles jusqu’au deuil.souligne Mgr de Moulins-Beaufort. Il ne s’agit pas de préserver un ordre ancien, mais de rappeler le besoin d’humanité et de promouvoir la fraternité dans une société qui croit pouvoir tout résoudre par la technologie. »

Qu’il soit croyant ou non, favorable ou opposé à un changement de loi, le lecteur devrait trouver dans la richesse de ces témoignages matière à renouveler sa réflexion et peut-être même trouver quelques réponses aux questions existentielles que pose ce débat.

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