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Nouvelles canadiennes

Les membres du Synode prêts pour des « discussions difficiles »

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Rome

De notre envoyé spécial permanent

Les discussions au sein du Synode ont fait un premier pas, samedi 7 octobre à midi, dans ce mois de rencontres qui doivent déterminer, à Rome, l’avenir de l’Église catholique. Les trois premiers jours, les 364 pères et mères synodaux ont vécu les lieux, disposés autour de 35 tables rondes réparties dans la grande salle Paul-VI. Ils mettent également en pratique les « conversation dans l’Esprit »une méthode dont les organisateurs ne manquent pas de souligner les avantages car elle laisse à chacun le temps de s’exprimer, alternant prise de parole et périodes de silence.

Durant les premières heures, les participants étaient un peu décontenancés. Certains ont loué « une diversité incroyable » membres ; les autres comparaient la disposition des tables rondes à celle d’un banquet de mariage, voire à celle d’un cabaret… « Certains sont venus avec des pieds de plomb » » dit l’une des personnes présentes. Un autre est d’accord : « Certains évêques présents n’avaient pas participé au processus synodal dans leur pays et sont venus ici comme s’ils étaient punis. Mais on a l’impression que ça s’est installé. Ils comprennent. » Les organisateurs du Synode soulignent les liens amicaux établis entre des participants aux opinions opposées. D’autres soulignent que le Synode est en tout point une expérience humaine et spirituelle, et en aucun cas un jeu politique. D’autres encore racontent les rencontres favorisées par la retraite spirituelle de trois jours réalisée avant le début des travaux.

« Nous ne ressentons aucune tension intérieure » insistent les organisateurs. En réalité, les trois premiers jours de discussion ont été faits pour cela, créer un état d’esprit résumé par le tout premier thème abordé : « Pour une Église synodale, une expérience intégrale ». « Nous n’avons pas parlé de sujets qui divisent beaucoup » explique un père synodal. Dans la salle, où tout se déroule à huis clos, les interventions se succèdent après le travail de groupe, souvent pour souligner l’importance de la synodalité.

Mgr Bruno Forte, archevêque italien de Chieti, connu pour ses positions appelant à des changements de doctrine lors du Synode sur la famille de 2015, et le cardinal Gerhard Müller, ancien préfet du dicastère pour la doctrine de la foi et figure conservatrice, ont également présenté Vendredi leur compréhension théologique de ce concept. Les premiers laïcs, dont des femmes, ont également pris la parole devant tout le monde. Les premières heures du Synode ont également été l’occasion pour les très attendus évêques allemands de faire entendre leur voix. Dans la salle Paul-VI, les représentants de l’Église d’Allemagne suscitent de nombreux commentaires et craintes. En cause : le chemin synodal lancé en 2019 outre-Rhin, en réaction à un rapport sur la pédocriminalité au sein de l’Église.

Depuis, cette approche fait l’objet de critiques croissantes à Rome, notamment de la part du pape et des plus hauts responsables de la Curie, qui y voient un risque de schisme croissant avec Rome. Mais ils incarnent aussi, aux yeux du Vatican, ce que les membres du Synode pour l’avenir de l’Église doivent absolument éviter : une politisation des débats et l’instauration d’une logique parlementaire, contre laquelle le pape n’a jamais cessé. avertir.

Fin septembre, l’annonce par les organisateurs de l’absence d’un groupe de travail germanophone, pour la première fois dans l’histoire des synodes, a suscité la grogne outre-Rhin. «C’est une volonté de réduire notre voix» a expliqué une source allemande au sein de la Curie romaine. « Depuis la fin du pontificat de Benoît XVI, l’influence allemande diminue lentement mais sûrement » » a fait écho l’un de ses compatriotes présent à Rome. Les organisateurs ont, de leur côté, justifié cette décision par le petit nombre de participants allemands.

Mais durant les premiers jours, aucun des participants interrogés par La Croix ne semble pas avoir identifié un front uni des évêques allemands à l’intérieur de la salle. Les discussions ont porté sur des sujets généraux. « Les bases sont posées pour l’avenir, dit un autre, fervent promoteur du processus synodal. Il y aura des discussions difficiles et, dans ces conditions, nous sommes prêts à les avoir. » Interrogés, les participants évoquent tous les mêmes points : les enjeux familiaux, la place de la femme et la participation des laïcs. « Très difficile de savoir ce qui va en sortir » explique encore l’un d’eux. Avant de continuer : « Le plus important est de venir. »

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