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Nouvelles canadiennes

Les entreprises misent sur des achats plus « inclusifs »

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Tout a commencé en 2018 autour d’un café entre deux PDG discutant de la crise des gilets jaunes. « Il y a cinq ans, tout le monde était très choqué par ce qui se passait en Francese souvient Thomas Buberl, PDG du groupe AXA, en présentant le deuxième Forum des Achats Inclusifs organisé à la Cité universitaire de Paris le 16 octobre 2023. Avec Emmanuel Faber (puis chef du groupe Danone, NDLR), on s’est dit que l’État ne pouvait pas assumer l’entière responsabilité de la crise sociale. Les entreprises aussi devaient faire quelque chose. »

Quelques semaines plus tard, le 18 décembre 2018, treize grandes entreprises (dont onze cotées au CAC 40) lancent le Collectif d’entreprises pour une économie plus solidaire. Ils sont aujourd’hui une quarantaine.  » Cinq ans plus tardse réjouit Thomas Buberl, nous avons déplacé les choses » dans les trois objectifs fixés : améliorer l’accès à l’emploi et à la formation « avec plus de 5 % d’alternants et 15 000 parrains »lutter contre la précarité des ménages précaires par des offres abordables de biens et services essentiels et développer « une politique d’achats plus inclusive ».

Un achat est qualifié d’« inclusif » lorsqu’il est réalisé auprès de structures de l’économie sociale et solidaire (ESS) favorisant l’insertion professionnelle de personnes handicapées, réfugiées ou éloignées de l’emploi pour des raisons sociales ou territoriales. Les grandes entreprises commandent de nombreux biens et services auprès de fournisseurs pour leurs besoins opérationnels et de production.

Dans un manifeste signé le 16 octobre, les 40 PDG du collectif s’engagent également à « augmenter de 30 % d’ici 2025 » achats auprès de fournisseurs « inclusifs ». Ce « minimum de 200 millions d’euros par an » financerait « plus de 5 000 emplois à temps plein ». Cela représente encore une goutte dans l’océan des 100 milliards d’euros d’achats annuels totalisés par ces grandes entreprises, employant 1,5 million de salariés sur 60 000 sites en France. Mais la dynamique est en marche pour créer des flux, selon ces dirigeants, dynamisés par l’engouement généré par leur démarche en interne.

« Nous avons pris conscience, au sein du collectif, de l’impact que nous avions sur l’animation de l’ensemble de l’écosystème. Chaque entreprise se demandait ce qu’elle achetait. Dont ? Ou ? Sous quelles conditions? Et comment pouvons-nous exercer un effet de levier maximal en faveur de l’inclusion ? souligne Sophie Boissard, PDG de Clariane (anciennement Korian), co-animatrice du groupe de travail sur les achats inclusifs. Nous avons ensuite défini de bonnes pratiques en impliquant les directeurs d’achats de nos entreprises, qui y ont pris beaucoup de plaisir. »

Plusieurs grands groupes ont désigné un « parrain » des achats inclusifs au sein de leur comité exécutif. Des clauses sociales incluant des critères d’inclusion ont également été ajoutées aux appels d’offres des fournisseurs. Le collectif a également publié un guide pratique. « Les acteurs inclusifs témoignent qu’ils sont très souvent sollicités par les clients sur des critères de prix avant tout », nous lisons, avec les conseils de« élargir les critères de sélection » en gardant à l’esprit le coût de « encadrement important » dans les structures de handicap ou d’insertion par l’activité économique.

Plusieurs entreprises ont également créé des « joint-ventures sociales » avec leurs « fournisseurs inclusifs » pour fonctionner sur le long terme et partager les compétences. C’est le cas du cabinet de conseil Accenture avec le groupe Ares. « C’est la rencontre du grand patronat avec le monde de l’économie sociale et solidaire » résume son PDG Olivier Girard, qui a développé un système de « mentorat » pour ces entreprises afin d’accompagner leur développement.

Le partenariat noué en 2019 avec la Croix-Rouge Intégration a permis à Sodexo d’être sélectionné pour assurer la restauration du village et des sites olympiques l’été prochain. « Il y avait un volet RSE dans l’appel d’offres pour les JO de Paris (Responsabilité sociale des entreprises)et surtout sociétales très fortesprécise le manager Alexandre Viros. Cela nous a poussé à trouver des idées, à travailler ensemble et à inventer des modèles. »

« Dans un contexte réglementaire qui s’accélère en matière de RSE, ces grandes entreprises cherchent à conserver un avantage concurrentiel en s’engageant sur ces éléments de développement durable, note Yann Le Coz, expert en achats inclusifs. Ils ont les moyens de mettre en œuvre une telle stratégie, qui fait partie de leurs engagements. » Cela leur permet également d’éviter des pénalités, ce qui « peut représenter des millions d’euros pour l’emploi des personnes handicapées ».

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