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Nouvelles canadiennes

Les deux pôles du tramway dans les rues

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«Nous sommes là pour nos enfants», disent Amélie Lapointe et Antoine Guérette, parents de deux garçons âgés d’un et trois ans. De jeunes parents ont participé à la manifestation en faveur du tramway dans l’espoir que leurs fils seraient moins dépendants de la voiture qu’eux.

« On a souvent l’idée qu’on est une jeune famille, qu’il faut absolument avoir deux voitures. Nous sommes l’exemple : nous ne disposons que d’une seule voiture et notre objectif est d’utiliser le tramway dès qu’il sera opérationnel », explique Amélie.

La dépendance à l’automobile n’est pas seulement un problème de logistique environnementale, dit-elle, elle est également coûteuse. « La vie devient de plus en plus chère, ce sera bientôt une question de survie. Les familles ne pourront pas avoir deux voitures ! »

Le refus du tramway par le Premier ministre cette semaine a été un choc pour les jeunes parents, impatients de voir le tramway sillonner la ville. « J’ai eu du mal à dormir cette semaine, avoue Antoine. «Ça me fait vraiment mal au cœur», ajoute Amélie. Nous étions tellement sûrs que cela allait réellement arriver que nous ne comprenons pas une telle interférence ! »

Lorsque François Legault a dit non au tramway de Bruno Marchand, mercredi, Nora Loreto s’est empressée d’organiser une manifestation pour demander au premier ministre de revenir sur sa décision.

« Pour moi, c’est une déception, un manque total de respect et un manque de vision. »

Nora Loreto, organisatrice de la manifestation pro-tramway

« Nous avions prévu d’organiser un événement le 20 novembre, mais quand la nouvelle est tombée, nous nous sommes dit : il faut commencer quelque chose ! » Son message au gouvernement Legault est clair : Québec veut son tramway.

Nora Loreto a lancé la manifestation pro-tramway mercredi soir, après l'annonce du rejet du projet par François Legault.

Les quelque 2 000 participants à la marche ont été plus nombreux que prévu, mais Nora Loreto n’a pas été surprise de rencontrer des citoyens participant à la première manifestation de leur vie. « Cela touche les gens différemment. Il y a de la colère, de la frustration. Cela ne m’étonne pas de voir des gens qui ne sont pas fans des manifestations.»

« En tant qu’habitant du quartier, je sais que les travaux ont déjà commencé. Alors, l’annuler maintenant ou le reporter de six mois n’a pas de sens», affirme Mme Loreto, qui est à l’origine du groupe Québec Désirs son Tramway. « Ce n’est pas le projet d’un gouvernement, ce n’est pas le projet d’un maire. C’est le projet pour l’avenir de Québec! »

« Nous célébrons une victoire ! »

À la place Jean-Béliveau, le cœur était à la fête pour les sympathisants de Respect Citoyens, un nouveau parti politique municipal issu du groupe Facebook Tramway non merci.

« Nous sommes réunis ici pour célébrer la mort de notre cher tramway », a ironisé le chef par intérim du nouveau parti, Marc Roussin, au son d’une musique désastreuse. « Le père Régis et la mère Bruno recevront les sympathies dès qu’ils auront fini de brailler leur vie pour Tout le monde en parle », a conclu l’orateur dans ses « condoléances » au tramway.

À la place Jean-Béliveau, Marc Roussin a lu un poème de condoléances au tramway devant environ 200 personnes.

Interrogé par les journalistes sur son ton provocateur, Marc Roussin juge que le jeu est équitable. «Nous avons été discrédités, diffamés et insultés en public», explique le fondateur de Tramway, non merci.

« Un bon projet est un projet qui sera souhaité par les citoyens et qui représentera une réelle amélioration du transport collectif. »

Marc Roussin, leader du parti anti-tram Respect Citoyens

Marc Roussin assure toutefois l’ouverture dont son parti fera preuve face à une nouvelle analyse de la Caisse de placement et dépôt du Québec (CPDQ). «Si la Caisse de dépôt travaille vraiment de bonne foi et propose un projet logique et raisonnable, clairement soumis à l’approbation des citoyens, nous leur offrons notre collaboration», a promis le leader par intérim.

« Ce n’est pas parce que Bruno Marchand s’est fait retirer les clés du char que le char a disparu », prévient le responsable de Respect Citoyens. Le groupe entend mettre des obstacles à la réalisation du projet si la Caisse le remet sur la glace dans son état actuel.

Environ 200 personnes ont célébré le Respect Citoyens contre le tramway dimanche après-midi.

Le groupe anti-tramway entend mener son combat sur la scène politique, grâce à sa reconnaissance officielle par Élections Québec.

«Nous nous engageons à déposer un mémoire et à le représenter afin que le Fonds comprenne les raisons pour lesquelles les citoyens ne sont pas montés à bord du tramway de Bruno Marchand», ajoute M. Roussin.

Respect Citoyens a également invité la généreuse banque alimentaire Bouchée à recueillir des dons monétaires et alimentaires pour l’organisme. Le directeur général Pierre Gravel assure toutefois rester à l’écart du débat politique.

« Si quelqu’un d’autre m’avait appelé, j’aurais fait le même chemin ! » Les manifestants ont été très généreux, se réjouit M. Gravel. L’argent récolté servira à offrir des dindes aux familles pour Noël.

La capitale déchirée

Chaque parti estime qu’il porte la volonté des citoyens de la ville et veut leur bien. Pourtant, la déchirure est bien visible entre les camps adverses.

« Les grands projets d’infrastructures divisent », reconnaît Nora Loreto. Lorsqu’ils ont annoncé le centre Vidéotron et le déménagement du Grand Marché, j’étais contre. Puis-je dire la même chose maintenant ? Non», répond la fondatrice du Québec qui veut son tramway, Nora Loreto.

Elle estime qu’il en va de même pour le tramway, et estime même que la majorité des opposants au projet finiront par changer d’avis.

Les manifestants pro-tram voulaient envoyer un message clair au gouvernement Legault.

Marc Roussin reconnaît pour sa part qu’un noyau de partisans du tramway maintiendra son soutien au projet quel que soit le projet de loi. « Même si cela coûte 150 milliards de dollars, ils diront d’y aller et nos enfants paieront la facture. Il y a toujours cette partie qui ne sera jamais remise en question », dit-il. Le responsable de Respect Citizens s’est dit satisfait de la participation de 200 personnes à son rassemblement.

Ce fut notamment l’occasion pour son équipe de distribuer des cartes de membres aux intéressés. Le nombre de membres s’élevait à 350 avant dimanche et les bénévoles espèrent recruter une centaine de nouveaux membres.

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Gn Ca local

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