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Nouvelles canadiennes

l’enquête sur l’attentat de Bruxelles met en lumière une longue série d’échecs

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Une vraie surprise. Vendredi vers 19 heures, Vincent Van Quickenborne, le ministre belge de la Justice, a annoncé sa démission suite « une erreur monumentale » en lien avec l’attentat de lundi soir à Bruxelles. L’enquête a révélé que, le 15 août 2022, la Tunisie a demandé l’extradition d’Abdessalem Lassoued, auteur de l’attentat. La demande, qui avait en effet été transmise à un magistrat du parquet de Bruxelles, n’a jamais donné suite. « Bien qu’il s’agisse de l’œuvre d’un magistrat individuel indépendant, je souhaite néanmoins assumer la responsabilité de cette erreur inacceptable. (…) Je tiens sincèrement à m’excuser au nom de la Justice auprès des victimes et de leurs proches. »» a déclaré Vincent Van Quickenborne.

Cette révélation s’annonce particulièrement embarrassante pour le gouvernement d’Alexander De Croo, notamment après les propos tenus par son ministre de la Justice sur la mauvaise volonté de « certains pays d’Afrique du Nord pour récupérer les clandestins censés quitter notre territoire ». Cette erreur aux conséquences terribles – deux Suédois sont morts – prend une dimension particulièrement inquiétante compte tenu de l’état de la justice belge. Johan Delmulle, procureur général de Bruxelles, indiquait en septembre que le nombre de dossiers classés sans suite par les procureurs de l’arrondissement judiciaire de Bruxelles faute d’enquêteurs avait augmenté de 157% en cinq ans.

Accumulation de défauts

Si cette erreur est majeure, bien d’autres ont été révélées depuis l’ouverture de l’enquête sur cet attentat terroriste. D’origine tunisienne, Abdessalem Lassoued, 45 ans, résidait illégalement dans la commune de Schaerbeek après avoir vu sa demande d’asile refusée. Cette année, suite au signalement d’un demandeur d’asile l’accusant d’avoir été condamné en Tunisie pour des actes de terrorisme, Abdessalem Lassoued a été arrêté par la police. Mais bien qu’il soit sous le coup d’une sommation de quitter le territoire depuis 2021, il est néanmoins libéré.

D’autres lacunes concernent l’échange de données entre les pays européens. Selon des informations confirmées à l’agence Belga, Abdessalem Lassoued a été condamné en 2005 en Tunisie pour plusieurs crimes, dont une tentative de meurtre. Il y aurait été incarcéré pour d’autres crimes, mais s’en serait évadé en 2011. Alors qu’il devait encore purger une peine de 26 ans de prison, comment a-t-il ensuite pu voyager sans incident dans différents pays européens (Italie, Suède, Belgique) ?

Sous une fausse identité

Le Premier ministre suédois a déclaré que le terroriste était resté dans son pays, mais sous une fausse identité entre 2012 et 2014, y purgeant même une peine de prison. En 2016, l’Italie a dénoncé à la Belgique cet homme dangereux qui avait exprimé le désir de mener le jihad. Le Tunisien fait alors l’objet d’une enquête, mais son nom ne sera jamais inscrit dans la base de données de l’Ocam, l’organisme belge chargé de surveiller la menace terroriste, faute d’informations suffisantes. Cependant, le bourgmestre de Schaerbeek a déclaré que « l’homme fréquentait une mosquée dont il a été exclu pour propos radicaux ».

Vincent Van Quickenborne a décidé d’assumer la responsabilité politique de cette erreur, mais c’est l’ensemble du gouvernement qui est désormais fragilisé. Un comité ministériel restreint s’est réuni ce samedi 21 octobre, dans l’après-midi, pour discuter du bien-fondé de l’affaire et examiner ses conséquences politiques. Le gouvernement tente de maintenir le cap, avant les élections prévues au printemps 2024 et alors que la Belgique doit présider le Conseil de l’Union européenne à partir de janvier prochain. Mais d’autres démissions pourraient arriver à Bruxelles.

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