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Nouvelles canadiennes

Le triomphe du bon marché et du bon marché

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C’est une nouvelle qui semble anodine, mais elle ne l’est pas.

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La Ville de Montréal vient d’annoncer qu’elle ne paiera plus les fêtes de Noël de ses employés.

Le message de la Ville est simple : s’ils veulent une fête, ils doivent payer pour cela.

Je répondrai par une formule assez simple : je vois ici le comportement de gens avares – de gens bon marché, si vous préférez.

Une entreprise n’est pas seulement un lieu où l’individu, tel un automate, se présente chaque jour pour gagner son pain. Une entreprise est un milieu de vie où se déroule une partie importante de notre existence.

Et ce, même si aujourd’hui nous avons tendance à changer souvent de métier, même si nous ne passons plus notre vie au sein de la même entreprise.

  • Écoutez la rencontre Mathieu Bock-Côté et Richard Martineau diffusée en direct tous les jours à 10h30 via Radio QUB:
Avarice

Qu’est-ce qu’une soirée de Noël d’entreprise ? C’est la période de l’année où les amitiés potentielles peuvent se concrétiser, où chacun fait un petit effort pour bien paraître – et cela n’est pas sans importance à notre époque radicalement inélégante.

Évidemment, il y a toujours des tarlas et des bozos occupés à faire le show. Ils peuvent gâcher la fête. Mais il y en a toujours dans la vie, quel que soit l’environnement.

Une fête de Noël est aussi l’occasion pour l’entreprise de remercier ses collaborateurs. Elle leur rappelle qu’ils ne sont pas de simples jetons interchangeables, mais des personnes qui ont le droit de décompresser.

Surtout, il faut le dire, une telle fête ne représente pas une dépense folle. Je dirais même qu’une entreprise qui n’a pas les moyens de proposer une telle fête à ses salariés (sauf circonstances exceptionnelles, évidemment) ne sait pas bien se gérer.

Je suppose que la question : ma déclaration s’applique-t-elle à la fois au public et au privé ?

Ma réponse : oui. Je dirais même : absolument. Un employeur, privé ou public, doit traiter ses salariés avec respect et considération.

Il ne faut pas confondre l’organisation d’une telle fête avec les dépenses insensées de ceux qui profitent de l’État pour s’offrir un style de vie luxueux, alliant grands restaurants et grands voyages, aux frais du contribuable. Les deux situations n’ont rien à voir l’une avec l’autre, quoi qu’en pensent ceux qui n’aiment rien d’autre que d’économiser de l’argent aux dépens du monde ordinaire.

Derrière tout cela, on retrouve la question essentielle de la communauté.

Nous vivons dans des sociétés fragmentées, désintégrées, brisées en mille morceaux, où les individus sont livrés à eux-mêmes, ce qui les pousse alors à s’enfermer, à se perdre, dans l’univers virtuel, où la vie ne sent plus, n’a plus d’odeur. n’a aucun sens, n’a plus aucun goût.

Getty Images/iStockphoto

Communauté

Les occasions de rencontrer de nouvelles personnes ou de transformer une relation superficielle en amitié se font plus rares.

Un moment de convivialité en entreprise en fin d’année n’est donc pas de trop.

Tout cela peut paraître futile, secondaire, trivial.

Au contraire : l’entreprise a son rôle à jouer dans la désatomisation de la société. C’est là le véritable enjeu de la célébration de Noël.

Le triomphe du bon marché et du bon marché



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