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Nouvelles canadiennes

le Sud continue de faire la fête lors des quatre derniers

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Avant l’ouverture de la Coupe du monde, Bill Beaumont, le président de World Rugby, avait promis en grande pompe une édition « plus ouvert que jamais » dont de nombreux « des surprises ». A l’heure des demi-finales au Stade de France ce vendredi 20 (Nouvelle-Zélande-Argentine) et samedi 21 octobre (Afrique du Sud-Angleterre), on cherche pourtant en vain la grande surprise : trois nations de l’hémisphère Sud. pour un seul représentant du Nord, routinier ou presque.

Le Nord n’a jamais réussi à faire entrer plus de deux de ses représentants dans le dernier carré de la Coupe du monde, et ce n’est toujours pas le cas. Les experts, et non des moindres, prédisaient tout le contraire. Ainsi Sir Clive Woodward, l’entraîneur de la seule équipe du Nord championne du monde, l’Angleterre en 2003, prédisait dans sa chronique du Courrier quotidien Britanniques avant les premiers matchs éliminatoires : « Les équipes européennes ont dominé la phase de groupes et je pense qu’elles feront également table rase en quarts de finale. »

L’expérience du sommet

Sauf que ce sont la France, l’Irlande et le Pays de Galles qui ont quitté le banquet. A cause d’un petit rien, un point misérable dans le cas des Bleus (28-29 contre l’Afrique du Sud), mais c’est comme ça. L’histoire se répète. 2023 n’est pas loin de 2015, année où les nations du sud ont réalisé le Grand Chelem avec quatre équipes en demi-finale.

En quart, l’Afrique du Sud avait usé les Gallois qui ont été dominants en première mi-temps, mais qui ont fini par craquer en encaissant un essai à six minutes de la fin (23-19). L’Australie s’est imposée sur le fil contre l’Ecosse (35-34), grâce à un penalty à la 78e.e minute, mais discutable. Le lendemain, World Rugby reconnaissait l’erreur de l’arbitre, qui n’aurait pas dû l’accorder…

« Une tradition d’excellence »

L’écart est peut-être mince sur le plan sportif, mais la balance penche toujours du même côté. « Peut-être faut-il y voir une dynamique liée à l’expérienceexplique Kévin Veyssière, analyste en géopolitique du sport et auteur de Planet Rugby, 50 questions géopolitiques (1). La France et l’Irlande investissent massivement dans leurs équipes nationales depuis quelques années seulement, tandis que la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud concentrent leurs efforts sur leurs sélections depuis la fin des années 1990. Il y a une tradition d’excellence, à l’oeuvre notamment chez les Springboks, à la moyenne d’âge la plus élevée des grandes équipes, avec le directeur du rugby sud-africain Rassie Erasmus déjà aux commandes lors du titre 2019 et qui maîtrise son sujet. »

La gestion pléthorique, l’obsession du détail, l’ambition et la rage de vaincre, autant d’éléments qui ont aussi habité le XV de France et d’Irlande cette année. Il n’est plus temps de déplorer cet écart qui pourrait encore exister quelques années après la professionnalisation entre les deux hémisphères. Mais les Bleus atteignent le plafond des quarts de finale pour la troisième fois consécutive, et les Irlandais l’ont toujours été. Les Sudistes gardent-ils une longueur d’avance dans leur préparation ?

La hiérarchie s’inverse chez les plus jeunes

« Je pense qu’un atout essentiel pour eux reste leur Rugby Championship, l’équivalent pour eux de notre Tournoi des Six Nations.souligne David Darricarrère, entraîneur des lignes arrières du Castres Olympique. Les quatre équipes engagées disputent moins de matches que les nations européennes, mais elles sont d’une intensité rare et forgent leur culture de la victoire. Entre adversaires qui se connaissent par cœur, ils expliquent peut-être aussi cette intelligence stratégique que j’ai trouvée étonnante chez les Sud-Africains et les Néo-Zélandais, capables de s’adapter et d’exécuter parfaitement un plan parfaitement élaboré. »

Les nations du Nord doivent-elles changer d’approche pour surmonter l’obstacle ? « Il faut accepter et digérer la défaite, mais persister, car le Sud montre justement que c’est dans la permanence que s’ancre le succès », juge Kévin Veyssière. D’autant que les nouvelles générations européennes ne font preuve d’aucun complexe, bien au contraire.

La dernière Coupe du monde des moins de 20 ans en juin 2023, négligée par les Bleus, a révélé la puissance de la jeune garde nordiste, les sudistes se classant 3e.e (Afrique du Sud), 5e (Australie) et 7e (Nouvelle-Zélande). « Cela a été un véritable choc pour eux, et l’hémisphère Sud a immédiatement réagi en créant un Championnat de Rugby des moins de 20 ans à partir de 2024 pour endurcir ses jeunes.dit David Darricarrère. Nous restons en tête avec un réservoir exceptionnel, mais ils ne resteront pas longtemps en reste. »

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L’Angleterre résiste

Qui est arrivé à la Coupe du monde avec la moitié de ses matches perdus ces deux dernières années, des clubs dont les finances étaient épuisées après le Covid et contraints de fermer leurs portes, et des joueurs poussés vers les cieux plus radieux du Top 14 ? L’Angleterre, sur laquelle les bookmakers n’avaient pas misé un centime avant la compétition. Mais l’éternelle Albion est néanmoins en demi-finale, pour la sixième fois en dix éditions, le dernier rempart européen contre la furie sudiste. L’équipe a certes bénéficié d’un nul clément, mais avec un collectif extrêmement solidaire et des jeunes joueurs prometteurs, le XV de la Rose a su retrouver du piment et est plein d’espoir face à l’Afrique du Sud ce samedi. Même si les statistiques ne plaident pas en sa faveur : en cinq confrontations avec les Springboks en Coupe du monde, les Anglais ne se sont imposés qu’une seule fois, en match de poule (25-6) l’année de leur sacre en 2003.

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