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Nouvelles canadiennes

« Le regard des soignants qui travaillent doit changer »

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La Croix : La majorité des soignants ont une activité professionnelle. Mais la plupart du temps, ils sont invisibles dans les entreprises. Comment l’expliquer ?

Hélène Rossinot : D’abord parce que certains soignants ne connaissent pas le mot et ne savent donc pas qu’ils sont soignants. D’autres en ont conscience mais ne souhaitent pas partager cet aspect de leur vie, par pudeur mais aussi souvent par peur d’être mis au placard. Malheureusement, ils n’ont pas tort : en parler reste un risque, certains employeurs y voyant avant tout un problème à gérer.

A qui recommandez-vous d’en parler ?

HEURE: La difficulté est de trouver la bonne personne. Certains en parlent à leur manager ou au service des ressources humaines, mais s’ouvrir à un seul collègue peut parfois suffire pour prendre du recul. L’idéal serait que toutes les entreprises disposent d’un interlocuteur aidant, d’un tiers de confiance avec qui échanger sur leur situation, même si cela est plus difficile à mettre en place dans les petites et moyennes entreprises.

Les besoins diffèrent d’un aidant à l’autre, qu’il s’agisse d’accompagner un proche après un accident ou lors d’une maladie qui durera des années. En parler nous aidera à anticiper d’éventuels moments de crise et à mieux les traverser.

Quelles solutions peuvent être mises en place ?

HEURE: Le maître mot est la flexibilité. Un soignant peut être amené à télétravailler davantage que ses collègues, en arrivant plus tard ou en partant plus tôt certains jours, pour accompagner son proche à un rendez-vous médical par exemple. J’ai tendance à me méfier des entreprises qui font de grands projets de communication. C’est une bonne chose d’offrir des services spécifiques aux soignants, mais s’ils ont peur de les demander, cela ne sert à rien. Mais pour qu’ils puissent s’en emparer, il faut d’abord que leur regard sur les soignants change.

Comment lutter contre l’idée selon laquelle les soignants sont des « fardeaux » pour l’entreprise ?

HEURE: Les assistants ne sont pas des fardeaux mais des atouts pour l’entreprise. Ce n’est pas un mantra pour qu’ils se sentent mieux, c’est un fait. En aidant, en soutenant, en anticipant, ils développent des compétences que leurs collègues n’ont pas forcément : coordination, réactivité, persévérance, gestion du stress, etc. Alors oui, parfois ils sont moins attentifs ou en retard, mais qui se consacre à 100% à son travail à chaque fois. jour?

Les premiers à ignorer la richesse qu’ils représentent pour l’entreprise sont les soignants eux-mêmes, souvent rongés par le manque de confiance et la culpabilité. Les conférences d’entreprise sont selon moi un bon outil de sensibilisation, mais elles ne doivent pas avoir pour seul objectif d’aider les salariés. Pour que les perspectives changent, il faut que tout le monde soit sensibilisé : salariés, managers, responsables RH… Demain, ce seront peut-être eux les soignants.

Comment donner envie aux entreprises de faire plus pour les soignants ?

HEURE: En leur expliquant qu’ils ont tout à gagner. Aujourd’hui, l’obstacle pour la plupart des responsables RH est financier : ils savent combien leur coûterait l’accompagnement des soignants, mais ils ne savent pas combien leur coûtera le manque d’accompagnement et ses conséquences : absentéisme, burn-out, etc. intérêt à quantifier ces coûts cachés comme nous commençons à le faire en France. Qui sait, les entreprises peu soucieuses d’humanisme seront peut-être plus sensibles à l’argument financier…

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