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Nouvelles canadiennes

le PS refuse l’idée d’une liste commune de gauche

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Fin du suspense : le PS aura sa propre liste aux élections européennes. Jeudi 5 octobre 2023, les adhérents doivent entériner ce choix en votant un texte d’orientation stratégique et un texte programmatique. Le premier secrétaire, Olivier Faure, n’a cependant pas attendu ce vote pour écrire aux autres dirigeants du Nupes. « Partout en Europe, les partis de gauche et les verts qui gouvernent ou aspirent à gouverner ensemble démarrent sur des listes séparées.il argumente. Le 9 juin au soir, ils mesureront leur influence en additionnant leur score. »

Le PS comme EELV misent en effet sur le scrutin européen pour rééquilibrer le rapport de force à gauche issu de la présidentielle (22% pour LFI, 4,6% pour EELV, 2,3% pour le PCF et seulement 1,8% pour le PS). .

Désunificateur

En étant la dernière composante du Nupes à décider officiellement, le PS peut éviter d’apparaître comme l’un des diviseurs. « Nous constatons que la décision des écologistes et des communistes de se présenter sous leurs propres couleurs aux élections européennes n’a pas permis d’étudier les conditions nécessaires à une liste commune. », expose ainsi le texte d’orientation stratégique. Autrement dit, la faute à EELV, qui a déjà élu sa tête de liste, Marie Toussaint. Et au PCF, qui a également désigné un « chef », Léon Deffontaines.

Le PS souligne en outre que cette décision n’a pas permis « rediscuter des points de désaccord qui avaient été constatés sur les questions européennes et internationales lors de la constitution du Nupes en 2022 ». En fait, les composantes du Nupes ont historiquement eu des relations opposées avec l’Union européenne.

D’un côté, le PS a soutenu tous les traités européens d’inspiration libérale, de l’Acte unique, en 1986, au Pacte fiscal, en 2012. De l’autre, le PCF et LFI les ont tous attaqués. Ces deux partis ont aussi un vieux fond jacobin et souverainiste, aux antipodes du fédéralisme – régional comme européen – des écologistes.

Le cas Mélenchon

Au-delà des élections européennes, ce sont Jean-Luc Mélenchon et son entourage, à commencer par la députée LFI Sophia Chikirou, qui suscitent le débat. « La gauche ne gagnera pas avec Jean-Luc Mélenchon », ne cesse de répéter Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF. En cause : sa personnalité mais aussi la conviction que le rebelle s’est éloigné du « Gauche républicaine, laïque et universaliste ». Que ce soit en refusant d’appeler au calme lors des violences urbaines ou en soutenant le port de la abaya dans les écoles.

Ne pas renouveler l’alliance avec LFI permet aussi au PS de reconstruire son unité. Hormis chez les Jeunes socialistes, on compte en effet peu de partisans d’une liste unique Nupes pour les élections européennes, à l’exception des députés Jérôme Guedj, vétéran de l’ancienne gauche, ou Philippe Brun, ex-« gilet jaune » alors soutien d’Arnaud. Montebourg.

Lors du dernier congrès du PS, en janvier 2023, le parti était scindé en deux, entre pro et anti-Nupes. Le texte programmatique pour les européennes, intitulé « Faire passer l’Europe du néolibéralisme au socialisme écologique », s’inspire de l’antilibéralisme de Nupes, en rupture avec la gauche gouvernementale incarnée par François Mitterrand, Lionel Jospin puis François Hollande.

Les élections sénatoriales ont néanmoins rappelé au premier secrétaire Olivier Faure que le parti n’est pas tout à fait le sien : son candidat, Éric Kerrouche (25 voix), a été battu par le sortant anti-Nupes Patrick Kanner (38 voix) à la présidence. du groupe socialiste au Sénat.

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