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Nouvelles canadiennes

le procès de sa mère s’ouvre à Rennes

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C’est une affaire qui a eu un grand retentissement en mai dernier. Une mère est soupçonnée d’avoir caché l’existence de son fils pendant des années et de l’avoir privé de soins.

La mère de cet adolescent de 15 ans, non scolarisé ni vacciné et jugé anormalement maigre lors d’un passage aux urgences l’année dernière, comparaît ce jeudi devant le tribunal judiciaire de Rennes pour « privation de soins ».

Originaire d’un milieu aisé, ce Rennais nie toute maltraitance. Dans ses déclarations à de nombreux médias, elle a déclaré qu’elle avait éduqué son fils à la maison par ses propres moyens, notamment par le biais de musées, de bibliothèques et d’expositions, et qu’il avait toujours suffisamment à manger.

Elle est poursuivie pour « évasion par un parent de ses obligations légales » ainsi que pour « privation de soins ou d’entretien par un ascendant ». Elle encourt une peine maximale de sept ans de prison et une amende de 100 000 euros.

L’avocat de la mère plaide « un excès d’affection »

L’avocat de la mère, Me Emmanuel Ludot, a déploré un tel traitement judiciaire pour un dossier « atypique ».

L’enfant, placé en foyer depuis l’été dernier par la justice, est selon lui « sur-aimé, la mère l’étouffe et fait ce qu’il veut, il mange ce qu’il veut, il étudie ce qu’il veut ». « Il veut ». « Il y a un débordement d’affection, contrairement à de nombreux cas d’enfants maltraités où c’est l’inverse », estime M. Ludot.

La mère, qui élevait seule son enfant, né de père inconnu, n’était pas connue des services sociaux.

L’affaire a pris une dimension judiciaire lorsque le CHU de Rennes a fait un constat après avoir examiné l’adolescent, amené par sa mère aux urgences pédiatriques en juillet 2022.

Les médecins ont constaté qu’il pesait nettement en dessous de la normale et les évaluations auraient révélé des déficits éducatifs ou intellectuels.

La mère a refusé de collaborer avec les services sociaux

Une enquête préliminaire a été ouverte et la mère placée sous contrôle judiciaire.

Pour Me Ludot, elle a commis l’erreur de refuser de « collaborer avec les services sociaux, c’est ça qui a déclenché » les poursuites. « C’est certain qu’elle n’est pas dans la norme mais on a l’impression que la justice se jette sur une famille et ne la lâche pas », ajoute l’avocat, qui assure que l’adolescente n’a été « ni maltraitée ni mal nourrie » mais a eu un  » de corpulence « frêle », « 33 kg pour 1,47 m » au moment de son placement.

Il réfute également tout retard mental chez l’enfant. « La protection de l’enfance a constaté qu’il excellait dans certaines matières, comme la littérature, mais qu’il avait des lacunes dans d’autres, comme les mathématiques », dit-il.

L’adolescent, interrogé par certains médias, semblait s’exprimer avec aisance. Selon Me Ludot, il n’est toujours pas allé à l’école depuis son placement en foyer.

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