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Nouvelles canadiennes

le marché des cours pour grands chats

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Absorbés, chacun dans son atelier, les enfants sont calmes et indépendants. De 4 à 12 ans, il y en a pour tous les niveaux. Cette scène dans la paroisse Saint-Ferdinand des Ternes à Paris peut surprendre. Mais la catéchèse du Bon Pasteur, qui reprend certains éléments de la pédagogie Montessori, se développe de plus en plus en France pour explorer la Bible et la liturgie à travers les sens et l’esprit.

« Les catéchistes se plaignaient que les enfants étaient insupportables, se souvient Anne Sampré qui, il y a quinze ans, est partie à Rome pour se former à cette méthode. L’avantage de cette formation est qu’elle se déroule en silence, et offre un cadre qui s’adapte aux besoins et envies de l’enfant. » Il travaille d’abord seul sur l’atelier qu’il choisit, puis suit un temps de méditation en groupe avec enseignement, avant de poursuivre le travail solitaire. « absorber la Parole ». Dans cette paroisse parisienne, la catéchèse du Bon Pasteur est proposée en parallèle d’un cours traditionnel. C’est encore cette dernière qui est la plus répandue dans les écoles et les paroisses.

Un public aux attentes variées

En effet, pour les enfants qui découvrent la foi chrétienne, il n’y a pas de chemin unique. À l’heure où la transmission de la foi devient de plus en plus difficile dans le catholicisme, et où le nombre d’enfants catéchisés ne cesse de diminuer, les cours de catéchisme sont nombreux et multiples en France.

Un vaste marché concurrentiel qui s’explique d’abord par la diversité des publics, entre familles très impliquées dans l’Église et d’autres plus lointaines mais souhaitant apporter les bases d’une éducation religieuse à leurs enfants. « Il faut écouter, connaître son public et savoir ce que les familles demandent, indique Pauline Dawance, directrice du Service national de catéchèse et de catéchuménat (SNCC) de la Conférence des évêques de France. Et trouver un juste équilibre en proposant un catéchisme universel, complété par la culture chrétienne, pour répondre aux aspirations des familles qui souhaitent aller plus loin. » Découvrez l’art chrétien, visitez des sanctuaires, participez à la liturgie, partez en pèlerinage… « afin d’aider les enfants à entrer dans leur culture ».

Mais, pour certains parents, cette approche pragmatique reste insuffisante. Ils se tournent alors vers des manuels plus traditionnels qui proposent des cours jugés plus denses. « C’est dans de vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes », plaisante Julien Glorieux, des Éditions Pierre Téqui. Pour cette maison d’édition, le livre de Christine Ponsard Dieu nous aime !publié en 1984, continue d’être un « vendeur long ».

Chaque maison d’édition a sa propre approche. « Nous voulions que chacun profite de l’expérience que vivent les enfants lors de nos séances à Paray-le-Monial (Saône-et-Loire, NDLR) « , explique Anne de Thieulloy, parmi les laïcs qui, avec des membres de la communauté de l’Emmanuel, ont travaillé à la rédaction de leur manuel.

« Tous les éditeurs se concentrent sur la même tranche d’âge »

Les propositions sont nombreuses et la concurrence est féroce entre les maisons d’édition, car le marché se restreint à mesure que le nombre d’enfants catéchisés diminue. « Tous les éditeurs se concentrent sur les mêmes tranches d’âge car les cours collège-lycée ne sont pas vendus », explique Geneviève Pasquier, éditeur au Crer-Bayard (Bayard est également éditeur de La Croix), spécialisée en éveil religieux et catéchèse.

Le Crer-Bayard a choisi de produire des cours de catéchèse utilisables aussi bien par les paroisses que par les écoles. « Les œuvres catéchétiques obéissent aux développements catéchétiques. Les cours s’adaptent en fonction des besoins des catéchistes. » Au Crer-Bayard, ce sont les services diocésains de catéchèse qui sont les auteurs des manuels : « Ils ont des pratiques sur le terrain et des retours d’utilisateurs. Ces services voient s’il y a un déficit et ils débordent d’imagination pour y remédier. »

Des livres « clé en main » pour les animateurs

La diversité des âges au sein des groupes catégoriels, due à la réduction du nombre de jeunes et de catéchistes, complique l’enseignement. Un problème auquel les éditeurs tentent de répondre.  » Nous avons conçu trois stages annuels qui peuvent être suivis par tous les âges en même temps grâce à des activités adaptables selon le niveau, explique Anne de Thieulloy, pour L’Emmanuel. Cette formule est particulièrement utile pour les paroisses rurales dont les groupes sont souvent constitués d’enfants d’âges différents.. »

Le jeune public n’est pas le seul visé par les programmes : la formation des catéchistes elle-même est un autre point d’attention. Les éditions religieuses proposent des livres pour l’animateur « clé en main », avec un carnet de chants et de prières. « Le manuel adulte est riche d’enseignements pour former aussi le compagnon qui n’a pas toujours été catéchisé lui-même » poursuit Anne de Thieulloy.

Toutefois, les éditeurs n’ont pas carte blanche. Guidés par les orientations du Directoire et de la Conférence des évêques de France, les auteurs sont invités à les faire réviser avant publication au SNCC. « Les choses peuvent être mal formulées, il peut y avoir de la confusion ou un manque de pédagogie, dit Pauline Dawance. Nous révisons le contenu et la forme. »

L’éditeur peut proposer des modifications avant de l’envoyer à l’évêque pour son imprimatur. Chaque diocèse émet deux ou trois recommandations manuelles afin d’éviter la dispersion des catéchistes diocésains. « Parfois, les responsables pastoraux ont le sentiment qu’un chemin ne correspond pas à leur paroisse ou ne peut pas y accéder, indique Geneviève Pasquier. D’où l’importance d’avoir plusieurs propositions. » Cependant, malgré les documents officiels, certains prêtres ou catéchistes choisissent leur propre voie au risque de proposer « des choses qui ne sont pas toujours équilibrées », note Pauline Dawance.

Dans cette multitude de propositions, le parcours idéal n’existe pas et repose encore sur les épaules des catéchistes. « Chaque méthode est compliquée, il faut du temps pour la maîtriser, confie Blandine Morant, infirmière à la retraite et catéchiste depuis trente ans à la paroisse Saint-Paul-Sainte-Jeanne-d’Arc à Dijon. Il faut être inventif et trouver des moyens d’intéresser les enfants. »

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« Que la parole de Dieu soit au centre »

Mgr Olivier Leborgne, Évêque d’Arras et président du Conseil de la Catéchèse et du Catéchuménat

« Certains parents ont peur de la légèreté du catéchisme pour les enfants. Cependant, nous ne trouverons pas de solution dans des parcours catéchétiques trop intellectualisés mais dans la parole de Dieu et dans son enracinement dans la vie de l’Église. Il faut veiller à ce que la parole de Dieu soit au centre, car le premier acteur du catéchisme est l’Esprit Saint. C’est lui qui stimule le catéchiste. C’est un point central d’attention du rassemblement Kérygma, de relier notre action aux fondamentaux du kérygme, annonce du cœur de la foi chrétienne. »

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