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Le gouvernement n’a pas imposé de contenu québécois au secteur des batteries | L’industrie des batteries

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Le gouvernement Legault a réfléchi, puis a renoncé, à exiger un minimum de contenu québécois des entreprises du secteur des batteries, a appris Radio-Canada de plusieurs sources. De peur de voir des projets échapper à son contrôle ou d’être poursuivi, Québec compte plutôt sur la bonne volonté des entreprises. Mais il y a peut-être une dernière chance d’influencer Northvolt.

Lors de l’annonce du projet de méga-usine de batteries de l’entreprise suédoise en Montérégie, le ministre québécois de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, Pierre Fitzgibbon, a salué leEnfin complétez le chaîne de valeurc’est-à-dire réussir à transformer la production des mines québécoises en usines dans la province.

Message publié par le Ministre Fitzgibbon sur la plateforme X (Twitter), le 28 septembre 2023.

Photo : Radio-Canada / Compte X (Twitter) du ministre Fitzgibbon

En réalité, malgré leur bonne volonté, rien n’empêche les futures usines de s’approvisionner à l’extérieur du Québec, expliquent plusieurs sources impliquées dans le développement du secteur des batteries.

Northvolt pourrait par exemple embaucher un maître d’œuvre suédois pour construire son usine québécoise et acheter son lithium au Chili et son graphite en Chine.

Selon nos informations, le gouvernement a envisagé d’imposer un minimum de contenu local, mais il y a renoncé, par crainte de perdre un avantage sur d’autres provinces ou États qui voulaient attirer des projets, mais aussi par crainte de poursuites en vertu des accords commerciaux internationaux.

Le premier ministre François Legault lors de l'annonce.

François Legault, le 28 septembre, lors de l’annonce du projet d’usine de batteries Northvolt.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Imposer une telle clause dans les ententes avec les entreprises s’avère d’autant plus complexe que la plupart des mines québécoises de minéraux critiques, comme le graphite et le lithium, nécessaires à la fabrication de batteries, sont encore au stade de projet et pourraient entrer en production après la ouverture des usines GM et Ford à Bécancour et Northvolt en Montérégie.

Northvolt veut construire les batteries les plus vertes au monde en réduisant les émissions de carbone liées au transport des matières premières, mais les fournisseurs québécois doivent quand même offrir des prix compétitifs. Nos clients ne peuvent payer aucun prix pour nos cellulesa expliqué l’entreprise, dans le journal LE Devoirle mois dernier.

L’exemple de Bombardier n’est pas applicable, dit Québec

Le gouvernement Legault a déjà imposé un minimum de contenu québécois pour la fabrication des trains Bombardier, mais le cabinet du ministre Pierre Fitzgibbon explique queil existe des directives spécifiques dans les accords commerciaux d’acquisition de matériel roulant conclus par le public, qui ne sont pas applicables dans le cadre du financement de projets industriels.

Accords confidentiels

En cherchant plus de détails sur les ententes signées avec les entreprises, Investissement Québec nous a référé au ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, qui nous a indiqué que les clauses des ententes conclues entre le gouvernement du Québec et les entreprises sont de nature confidentielle.

Le ministère nous a invités à nous tourner vers le bureau du ministre Fitzgibbon. Il prétend sensibiliser les entreprises à l’importance de s’approvisionner au Québec.

Le ministre a eu de nombreuses discussions avec des chefs d’entreprise du secteur sur l’importance de l’approvisionnement local. Les entreprises sont bien conscientes que les chaînes d’approvisionnement courtes constituent un grand avantage au Québec. Visiblement, le message semble bien reçu.

L’attaché de presse du ministre donne l’exemple de l’annonce d’un contrat d’achat (Nouvelle fenetre) contrat de production signé par Ford avec la société minière Nemaska ​​​​Lithium.

Vue aérienne du chantier de construction de l'usine Nemaska ​​Lithium.

Construction de l’usine Nemaska ​​Lithium à Bécancour.

Photo : Radio-Canada / François Genest

Investissement Québec et le ministère sont constamment sollicités par les clients pour les mettre en contact avec des entreprises locales.» déclare le bureau du ministre Fitzgibbon. Il faut comprendre les exigences de tels projets pour réaliser que l’achat local est une condition de réussite.

« Aucun engagement », confirme Northvolt

Notre entente avec le gouvernement du Québec ne prévoit pas d’obligation à proprement parler de s’approvisionner auprès de fournisseurs québécois.confirme à Radio-Canada le porte-parole de l’entreprise suédoise, Laurent Therrien, mais il ajoute que Le choix de Northvolt de s’implanter ici n’est pas un hasard : il nous permet de réduire et de continuer à verdir nos chaînes d’approvisionnement.

Des discussions avec certains fournisseurs du secteur ont déjà commencé et d’autres sont prévues. Pour des raisons commerciales, nous devons garder ces conversations confidentielles pour le moment.

L’entreprise rappelle que les chaînes de valeur doivent encore être construites et cela prendra du tempsmais qu’elle entend jouer un rôle dans leur développement.

À court terme, en termes de construction et de services notamment, nous avons également un fort intérêt à travailler avec des fournisseurs québécois. Nous y travaillons déjàassure Northvolt.

Il est encore possible d’influencer Northvolt

Selon nos sources, Investissement Québec réfléchit à l’idée de conditionner son prêt-subvention de 436 millions de dollars à l’entreprise faisant la promotion de la chaîne de valeur québécoise. Ce prêt n’est pas encore finalisé et pourrait prendre encore au moins un an.

Selon nos informations, il serait trop tard pour utiliser la même stratégie avec GM et Ford. Nous ne commenterons pas cette déclaration.a répondu le bureau du ministre Fitzgibbon.

Deux experts divisés sur l’utilité des clauses de contenu québécois

je serais favorable imposer un minimum d’approvisionnement local, affirme le professeur de métallurgie extractive des éléments critiques et stratégiques à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Jean-François Boulanger. Nous ne voulons pas que les métaux (du Québec) soient transformés ailleurs, autant que possible.

Cependant, le professeurUQAT comprend pourquoi cela n’a pas été fait. Les contraintes qui auraient pu leur être imposées auraient pu être perçues comme moins propices à leur venue.

J’imagine que les entreprises veulent profiter de la loi du marché et pouvoir l’acheter (leur minerai) à moindre coût ailleurs, plutôt que de se restreindre là-bas (au Québec). Mais parfois, c’est à nous de nous lever.

Selon Karim Zaghib, ancien conseiller d’Investissement Québec pour le secteur des batteries, cela ne sert à rien d’obliger les entreprises à consommer localement, car elles ont tout intérêt à le faire.

Une telle entreprise qui s’implante au Québec le fait pour un écosystème rareexplique celui qui est aujourd’hui professeur de génie chimique et de génie des matériaux à l’Université Concordia et responsable du projet de recherche Electrifying Society.

L’électricité (du Québec), c’est vert, et les minéraux critiques, ils sont làil se souvient. Et comme nous le savons, la demande en minéraux essentiels va augmenter considérablement. Il vaut mieux se sécuriser au même endroit.

Pourquoi devrais-je obtenir un matériau en provenance de Chine alors que le matériau se trouve près de chez moi ?

Le Canada est déjà un important producteur de minéraux essentiels comme l’aluminium, le cobalt, le cuivre, le graphite et le nickel. En revanche, la production de lithium est moins avancée et davantage au stade de projet.

Les terres rares ne sont pas encore produites au Canada, mais les réserves connues sont importantes sur le territoire et certaines sociétés minières ont lancé des projets d’exploration.

Le cabinet du ministre Pierre Fitzgibbon explique que, depuis l’an dernier, le crédit d’impôt américain pour les acheteurs de véhicules propres tient compte de l’origine des composants des batteries, dont les minéraux critiques et stratégiques provenant de partout en Amérique du Nord. Nord.

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