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Nouvelles canadiennes

Le drame de la sous-éducation des garçons

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Il s’agit d’un petit chapitre qui fait un long chemin dans la mise à jour économique du ministre des Finances. Mais c’est un chapitre crucial qui décrit un problème et un tabou au Québec : la sous-scolarisation des garçons s’aggrave.

• Lire aussi : Girard prudent: pas de cadeaux pour les Québécois

Et je prends la peine de souligner que la sous-éducation des garçons entraîne la sous-éducation des hommes dans la société.

C’est dans le volet portant sur la réalisation du plein potentiel de l’économie québécoise que la déclaration du ministre Éric Girard aborde le sujet. Vous comprenez qu’au ministère des Finances, nous nous concentrons sur l’aspect économique. Un niveau d’éducation élevé est la garantie d’un plus grand enrichissement collectif, c’est une évidence.

Avec le virage technologique et le virage numérique, les employeurs ont besoin de compétences avancées, compétences qui s’acquièrent en grande partie à l’école. Au fil des années, on a vu diminuer le nombre d’emplois pouvant être occupés par une personne sans diplôme.

Portrait sombre

Les chiffres sont terribles. Seulement 69 % des garçons obtiennent leur diplôme d’études secondaires à temps. Seulement 41 % des diplômés au Québec sont des hommes. Il s’agit de la proportion la plus faible de tout le Canada.

Évidemment, comme les garçons n’obtiennent pas leur diplôme d’études secondaires, la sous-scolarisation perdure et s’aggrave au niveau collégial et universitaire. Lors du dernier sondage, il y avait 185 000 femmes dans les universités québécoises contre seulement 128 000 hommes. Imaginez la réaction si c’était l’inverse !

Surtout, nous ne devons pas réduire le nombre de filles et de femmes qui réussissent. Nous avons rattrapé le temps où les femmes avaient beaucoup moins accès à l’éducation et c’est une chose merveilleuse. Il faut cependant être très préoccupé par les conséquences du retard dramatique du côté des garçons.

Oui, la sous-éducation entraîne de graves conséquences économiques. Le ministre des Finances a raison de s’inquiéter. Ces impacts sont également susceptibles de s’accentuer avec le temps. De plus en plus de métiers traiteront des technologies avancées et bientôt de l’intelligence artificielle.

Quel avenir ?

Mais les conséquences ne sont pas seulement économiques. Ils sont aussi sociaux. L’éducation a une valeur en soi. J’ai entendu mille fois des personnes âgées expliquer aux jeunes combien ils ont le privilège d’avoir accès à l’éducation. Eux qui ont vécu des époques très différentes disent en soupirant : « Si j’avais eu la chance d’aller à l’école plus longtemps… »

L’éducation améliore de nombreux aspects de la vie. L’exclusion du marché du travail entraîne un sentiment plus large d’exclusion de la société. L’incapacité d’accéder à une carrière ou à une profession mieux rémunérée crée de la frustration et potentiellement des problèmes sociaux. Il faut interroger les dizaines de milliers de jeunes qui abandonnent tout et se retrouvent à vingt ans sans aucun diplôme.

Admettons la vérité ! Si la sous-éducation touchait les femmes, on en parlerait tous les jours, il y aurait un plan d’action impliquant tous les ministères. Pour les hommes, on se contente d’un sous-chapitre dans un document des Finances sur la perte de productivité.



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