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Entreprise

Le dépôt prolongé au Québec : pourquoi est-ce si compliqué ?

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« Il est important pour moi de rappeler à ceux qui imaginent que l’extension de la consigne est assez simple à réaliser, du point de vue du consommateur, alors que c’est loin d’être le cas du point de vue des détaillants, producteurs, distributeurs et recycleurs. » (Photo : 123RF)

EXPERT INVITÉ. Récemment, j’ai participé au congrès annuel des détaillants en alimentation du Québec. Un thème en particulier a été au centre des discussions, à savoir l’entrée en vigueur de la première phase des instructions élargies, qui a débuté le 1er novembre. Cette phase concerne la valorisation de tous les contenants en aluminium de boissons prêtes à boire à partir de 100 millilitres. à 2 litres. Certains de ces conteneurs étaient déjà consignés, mais beaucoup ne l’étaient pas. Nous parlons ici de millions de conteneurs supplémentaires.

Il est important pour moi de rappeler à ceux qui imaginent que l’extension de la consigne est assez simple à réaliser, du point de vue du consommateur, alors que c’est loin d’être le cas du point de vue des détaillants, producteurs, distributeurs et recycleurs.

Les défis du dépôt prolongé

Sachant que la deuxième phase, prévue en mars 2025, concernera tous les contenants de boissons prêtes à boire de 100 ml à 2 litres en plastique, verre, carton ou sous forme multicouche – communément appelé « Tetrapack » – y compris les bouteilles de vin, spiritueux, eau, jus et lait, la situation deviendra considérablement plus complexe.

Avec la nouvelle réglementation adoptée en juillet 2022 dont les obligations réglementaires n’ont pas de commune mesure avec les consignes connues jusqu’à présent, le système doit être entièrement repensé.

Le Québec ne dispose pas actuellement de l’infrastructure logistique nécessaire pour collecter et recycler près de 5 milliards de conteneurs (le double de ce qui est actuellement enregistré), fabriqués à partir de différents matériaux.

Les points de dépôt habituels, sous l’ancien système de consigne, étaient les épiceries et les dépanneurs. Avec l’augmentation substantielle de la quantité de contenants consignés, la plupart des détaillants alimentaires ne disposent pas de suffisamment d’équipement ni d’espace pour collecter et stocker tous ces futurs contenants.

Les épiceries ne sont pas conçues pour gérer la récupération des contenants de boissons. Ce ne sont pas des centres de tri !

Leur mission principale est de vendre des aliments et d’assurer la sécurité alimentaire, et non de s’occuper de contenants de boissons vides potentiellement insalubres.

De même, les industriels de l’agroalimentaire ne sont pas spécialisés dans les centres de tri et le recyclage des matières. Pourtant, c’est désormais à eux qu’incombe la responsabilité de développer, de mettre en œuvre et de financer ce système.

Toutes les lacunes du système de consigne et de tri actuel au Québec pèsent désormais sur les épaules des fabricants de boissons.

Des enjeux élevés

Les obligations, responsabilités et responsabilités des deux côtés sont considérables, car selon la taille du magasin, celui-ci ne sera plus légalement tenu de reprendre les contenants consignés alors que les nouveaux acteurs auront l’obligation de le faire.

Cela pourrait donc modifier les habitudes d’achat de certains consommateurs, ce qui constitue un enjeu important pour les épiciers. Le règlement prévoit également que les détaillants concernés pourront se réunir pour remplir leurs obligations. La construction d’environ 1 500 centres de dépôt est donc prévue dans toute la province.

Imaginez le désordre pendant deux minutes !

Parce que tout est assez simple jusqu’ici… Nous rapportons les contenants de boissons consignés à l’épicerie de notre choix – qui est habituellement équipée pour recevoir le numéro actuellement en circulation – et tout le reste des contenants recyclables est déposé dans le bac de recyclage. recyclage (bleu ou vert) pour ce qu’on appelle le collectif sélectif.

L’élargissement du dépôt signifie également une augmentation du montant du dépôt, ce qui crée une puissante incitation à la participation au système, ce qui est bénéfique pour le taux de recouvrement si le contexte reste le même.

Mais comme de nombreux détaillants n’ont pas la capacité ou l’obligation de stocker les retours, se rendre aux « centres de dépôt » pourrait être plus compliqué, en particulier pour ceux qui doivent utiliser les transports en commun pour se déplacer.

Un pas en avant, sans doute

La consigne élargie au Québec représente un pas en avant vers le tri des matières à la source et la promotion du recyclage et de la durabilité, mais elle apporte également son lot de défis et de complexités, notamment pour les acteurs de l’industrie alimentaire. .

La mise en œuvre efficace de cette politique nécessitera une collaboration étroite et patiente entre les différentes parties prenantes afin d’en garantir le succès tout en minimisant les impacts négatifs sur les consommateurs et les entreprises.



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